2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 15:05

de Sergeï Loban

Avec Piotr Mamonov (le père) Sergeï Popov (le jeune producteur) Sergeï Kuzmenko (Roma Legend)

 

 

Comme dans le premier volet du diptyque les titres des deux chapitres "Respect" et "Association" renvoient plus à une attente, à une aspiration qu'à une réalité. Nikita rencontre son père (dramaturge reconnu) après 8 ans d'absence; balade et art de vivre en montagne; vite déçu, le fils accuse le père de le "vampiriser" car il accapare ses projets de cinéaste débutant, ce qu'illustre au montage le passage des commentaires aux scènes imaginées pour le futur film "les arnaqueurs"(Respect). Vous avez dit "association"? Ne serait-ce pas plutôt de l'arnaque? interroge Roma Legend. Non se défend le jeune producteur très volubile qui n'en est pas à son premier essai... (Association)

shapito-2.jpg

Y a-t-il un rapport entre la femme coupée en deux (pendant qu'on chante "le roi des aulnes" un enfant vivant apparaît entre le tronc et les jambes, contredisant la ballade de Goethe, c'est la scène d'ouverture), la parodie de "yellow submarine" et les chansons de Viktor Tsoï interprétées par un sosie? Boîte du magicien, boîte à musique, boîte à images? Théâtre des illusions? Le jeune producteur (Sergei Popov), a sa petite idée:  "l'ersatz des stars"; pour son spectacle il cherche à promouvoir Roma Legend (Sergei Kuzmenko) au rang du rocker russe mort prématurément. "Tout a été dit, tout a été fait, en art comme en politique" (les successeurs de Lénine ne se réclament-ils pas toujours de lui? Le dôme copie conforme ne suscite-il pas le même enthousiasme que l'original?) L'argumentaire est bien léger voire spécieux !

 

Et l'on retrouve "furtivement" ou non, dans des scènes qui semblent se répéter mais qui sont filmées selon des points de vue différents, les personnages du premier volet (Vera et son Cyberstranger faisant de l'auto stop avant de louer une chambre dans la station balnéaire, le sourd posant pour un portrait griffonné par le jeune producteur -lequel est ici vu de dos-, la compagnie qui se produit au "shapito show", le chapiteau en flammes mais là on connaît l'identité du pyromane....etc.) Et selon le schéma de la circularité tous se retrouvent pour l'ultime parade sur la scène, -le cercle du cirque...- vus non plus de face mais en légère plongée et contre-plongée

 

Au total une fresque parfois bancale mais toujours déjantée; un énorme souffle circassien; et surtout selon les propos du cinéaste une ode aux "magnifiques losers".

 

La tempête qui risque d'engloutir Nikita, le groupe des sourds-muets, et bien d'autres ne serait-elle pas mutatis mutandis celle qui ravage leur psyché?

 

Colette Lallement-Duchoze

 

 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 09:21

Film russe de Sergeï Loban

Avec  Piotr Mamonov, Stas Baretskiy ,Aleksey Podolskiy, Vera Strokova, Aleksey Znamenskiy

 

Prix spécial du jury, Festival de Moscou Sélection officielle – Festival de Rotterdam Prix du public + Meilleure actrice – Festival de Pau Grand Prix + Prix de la presse – Festival Kinoshock Meilleur scénario – Prix de la Guilde du cinéma de Moscou

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Cette première partie du diptyque se subdivise elle-même en deux chapitres. Deux histoires donc mais qui vont s'entrecroiser. Un lieu unique: une station balnéaire sur les  rives de la Mer Noire, et sur les hauteurs un chapiteau. Voici une nymphette Vera et son geek (Cyberstranger) rencontré via internet (Amour), voici un jeune homme sourd rejeté par les "siens" et qui va évoluer malgré lui dans un univers de gays, d'artistes, de  drogués et de révolutionnaires (Amitié).... Dès les premiers plans, le ton est donné c'est celui de la dérision; les titres vidés de leur contenu sérieux ou emphatique seraient-ils empreints de nostalgie?

 

C'est le genre de film que l'on peut détester si l'on prend tout au premier degré. Certes les scènes chantées (qui plus est sur des chorégraphies pour le moins délibérément ridicules) et la musique kitsch désuète relèvent d'un certain "mauvais goût" ainsi que le jeu forcé (jusqu'à la caricature) de plusieurs acteurs. Certes on devine que le réalisateur se plaît à "recycler" des références facilement identifiables (louchant du côté de Kusturica ou Kaurismaki voire Fellini) .Doit-on le déplorer ou tout simplement l'inscrire dans le choix d'une mise en scène de type circassien? (cf le titre). Le cirque est en effet le lieu fédérateur de ces séquences; sous son chapiteau se joue comme en "duplex" (sur un ton larmoyant, chacun y va de se complainte) l'épisode auquel nous venons d'assister; vu de l'extérieur sur les hauteurs qui dominent la plage, il attend tous ces "spectateurs" (acteurs?) friands d'émotions fortes impliqués de gré ou de force dans cet immense Barnum qu'est au fond la Vie. N'offre-t-il pas l'image d'une jeunesse russe à la fois insouciante et déboussolée? Ou du moins les personnages ne représentent-ils pas un miroir (certes déformant) de la société russe? Après tout, et en dehors de la Russie, la vie des humains n'est-elle pas une arène de cirque, exubérante étrange ou sordide? Et qui risque d'être la proie des flammes.... 

Quoi qu'il en soit, ce film apparemment loufoque est impeccablement structuré: les deux héros de la séquence Amour, restent présents dans la suivante Amitié mais en tant que personnages secondaires; bien plus, une même scène sera reprise mais filmée d'un point de vue différent, sous un autre angle et dans un cadrage différent (plan moyen ou rapproché dans le chapitre 1 mais plan d'ensemble en 2; vue en plongée dans 1 en contreplongée dans 2); des paroles en 1, mais à peine audibles en 2, etc.

 

 "Mieux vaut un film idiot mais énergique qu'un film intelligent mais mou" disait Truffaut 

 

Écoutons ce vacancier décrivant la plage bondée "j'ai l'impression d'être à l'intérieur d'un estomac et que la nourriture va arriver. C'est pas la mer, c'est des sucs gastriques" 

 

Colette Lallement-Duchoze

 

 

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 14:05

De Richard Linklater

avec Ellar Clotrane, Patricia Arquette, Ethan Hawke

Ours d'argent du meilleur réalisateur au festival international de Berlin 2014

 

Un projet audacieux et inédit: filmer pendant 12 ans et à raison de 3 jours par an, avec les mêmes acteurs le parcours d'une famille texane. Le tournage a commencé en 2002 (en été) à Houston (Texas) et s'est terminé en octobre 2013.

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Certes le temps est  l'outil de narration- "sa matière première"-, certes  le point de vue adopté est celui de Mason (interprété par Ellar Coltrane) – depuis l'âge de 6 ans jusqu'à son entrée dans la vie adulte à 18 ans, (relation avec la sœur aînée, avec les parents divorcés, changements d'école, premiers émois amoureux, premières "beuveries", etc.)  

Mais qu'en est-il de l'impact sur le spectateur?

Certains vont crier au "miracle", d'autres par identification apprécieront le rôle de la mère (Patricia Arquette est plus que tonique) ou du père apparemment irresponsable mais si proche de ses enfants, d'autres enfin (dont je suis) auront assisté à un théâtre des tautologies, auront vu une sorte de "fresque" plutôt "artificielle" parsemée çà et là de moments agréables (le ton est souvent enjoué; les personnages sont toujours attachants...et plutôt sympathiques).

Mais les références politiques (Irak 2003, campagne électorale 2008 entre autres) et socio-culturelles (les différentes sorties de Harry Potter, la pop culture, etc.) qui s'inscrivent dans une démarche de "contextualisation" m'ont semblé "plaquées" et l'absence délibérée de "passage" entre les différentes étapes de la vie de Mason (hormis le changement de morphologie, mais c'est un truisme) fait que l'ensemble s'apparente à un empilement, de ce qui au départ se voulait "chronique du temps qui passe".

 

Bref, j'ai eu l'impression de feuilleter pendant 2h45 un album de famille où les photos soudainement s'animeraient...

 

Cinéma expérimental? Peut-être!

 

CLD

 

 

 

 

"On dit souvent qu'l faut saisir le moment mais c'est plutôt lui qui nous saisit" dit la mère Olivia

Rappelons qu'elle est terrassée quand son fils part pour l'université...

Il m'a semblé que la relation mère/fils était comme la pierre de soutènement (ou la pierre angulaire) de ce long métrage; et dans sa simplicité même ce film acquiert une dimension universelle

   

MHL     (lundi 18/08/14)

 

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 15:42
Film américain d'Arie Posin
Avec Annette Bening (Nikki) Ed Harris (Garett et Tom) Robin Williams (Roger) 
 
"Elle a perdu le parfait amour, elle va séduire son double parfait". Cette phrase que l'on peut lire sur l'affiche était prometteuse!...Las!
the-face-of-love.jpg
 
 Pour évoquer "le parfait amour" (et il aura duré 30 ans) entre Nikki et Garett, pour rendre tangible le souvenir de l'être aimé (bien après sa mort) le réalisateur procède par fondus enchaînés et flash back. Quoi de plus convenu!. Mais d'entrée de jeu le spectateur sent qu'il y aura comme une faille dans le traitement : tout est dit, rien n'est suggéré. La rencontre fortuite avec Tom, le "double parfait" de Garett au Musée de Los Angeles, est une  allusion (bien trop appuyée) à la fameuse scène du musée dans Vertigo (d'ailleurs une affiche du film était visible dans la maison que Nikki est invitée à "redécorer" -c'est son métier). Mais là où Hitchcock maniait suspense et suspens, donnait des "sueurs froides" , Arie Posin (malgré les efforts d'Annette Bening et Ed Harris) ne convainc pas; il n'exploite pas la thématique du double et de l'obsession de l'amour dans une perspective fantastique ou ne l'inscrit pas dans la folie du déraisonnable; son drame se fait racoleur et devient un vulgaire mélo. Roger, le voisin, veuf lui aussi et ex ami de Garett soupire de jalousie pour la belle veuve. Summer la fille de Nikki en voyant Tom (le sosie de son père, amant de sa mère...) pique une crise de nerfs et ses hurlements loin de susciter l'effroi font sourire. Et dans la séquence finale (Ann l'ex femme de Tom a organisé une fête où sont présentés  les derniers travaux de Tom) Nikki découvre la toile "the face of love" qui dégouline d'empâtements dans un style qui se veut réaliste; tout comme le film dégoulinait de clichés faciles.
Dommage
 
CLD

 

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 17:25

Documentaire d'Ettore Scola

Avec Tommaso Lanzotti, Maurizio de Santis, Giacomo Lazzotiplus

 

 

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Un film sur Fellini, d'accord, ça ne peut que faire plaisir...mais c'est, à mon sens, surtout un film de Scola où on retrouve toutes les qualités de son œuvre : savoir-faire de réalisateur, aptitude à raconter une histoire bien sûr, mais c'est surtout un alliage, au sens plein, entre intelligence et humilité.

 

En dehors du plaisir de revoir certaines images on ne peut que goûter cet hommage rendu par Scola à son aîné.

 

On aura compris que je souhaite faire partager au plus grand nombre, le plaisir que j'ai eu à voir ce film:.

 

ME

 

 

 

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 05:29

De et avec Anne Le Ny, Karin Viard, Emmanuelle Devos, Roschdy Zem, Philippe Rebbat

 

Marithé travaille dans un centre de formation pour adultes. Sa mission : aider les autres à changer de métier et à trouver leur vocation. Se présente alors Carole, qui vit et travaille dans l’ombre de Sam, son mari, énergique et talentueux chef étoilé. Ce n’est cependant pas tant de métier, dont Carole semble avoir besoin de changer, mais de mari. Marithé se donnera à fond pour aider Carole à se projeter dans une nouvelle vie. Mais quelle est la nature profonde de ce dévouement, quand Marithé ne semble pas insensible au charme de Sam, ni à sa cuisine ?

 


on-a-failli-etre-amies.jpg

 

 Au début on s’intéresse d'autant plus que les deux actrices Karine Viard et Emmanuelle Devos sont très bonnes comme toujours.

 

On sombre vite dans le mélo aux péripéties pas très vraisemblables de surcroît.

 

Bref, une soirée perdue !

 

Isabelle Lepicard

 

 

 

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 04:51

De Ronit et Shlomi Elkabetz

Avec Ronit Elkabetz, Simon Abkarian, Menashe Noy

 

 

Viviane Amsalem demande le divorce depuis trois ans, et son mari Elisha, le lui refuse. Or en Israël seuls les Rabbins peuvent prononcer un mariage et sa dissolution, qui n'est elle-même possible qu'avec le plein consentement du mari. Sa froide obstination, la détermination de Viviane de lutter pour sa liberté, et le rôle ambigu des juges dessinent les contours d'une procédure où le tragique le dispute à l'absurde, où l'on juge de tout, sauf de la requête initiale.

le-proces-de-Viviane-Amsalem.jpg

 

Où l'on découvre le fait que la loi israélienne conditionne le divorce au seul accord du mari et à la "bénédiction" d'un tribunal rabbinique. Où l'on voit aussi que le statut de la femme israélienne n'a rien d'enviable.

Pendant deux heures et dans le seul décor d'une petite salle de tribunal, les protagonistes: époux, avocats, témoins s'affrontent sous le regard des rabbins-juges et d'un greffier. Si certains passages sont tragicomiques (la déposition des voisines) la tension monte et progressivement se révèlent les personnages, leur vie conjugale mais aussi sociale.

Le film est remarquablement joué. Certains peuvent le trouver un peu long mais cela n'a pas été mon cas.

 

Isabelle Lepicard

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 06:01

De Srdan Golubovic

Avec Aleksandar Bercek Nebojsa Glogovac

  circles.jpg

 

Le film obéit à un schéma circulaire (la fin nous ramène au point de départ) ce qui permet  de sonder tous les "cercles" du mal (comme le suggère la polysémie du titre)
Scène inaugurale: 1993, Bosnie.  Marko soldat serbe  fils de Ranko, fiancé à Nada, empêche trois autres soldats serbes de tabasser Haris un vendeur de cigarettes; plan fixe prolongé sur les regards des trois bourreaux et celui de Marko;  ELLIPSE;  le spectateur ne connaîtra la suite (et fin)  que dans les dernières minutes du film.  

Après ce premier "cercle" où l'échange de regards  a force de mitraille, un encart et nous voici  projetés plus de 12 ans après ces faits. Et c'est à nous de découvrir progressivement à travers le destin de trois personnages, ce qui les a liés à l'événement originel...et comment chacun, confronté à son propre passé,  le "gère". Car le trauma a laissé des marques cicatricielles, qui vont se répercutant en "ondes de choc" et ce, quels que soient le lieu, l'activité, l'environnement -Haris par exemple, vit en Allemagne, marié père de deux enfants, il aide Nada, l'ex compagne de Marko à fuir la violence de son mari et il sera tabassé; le père de Marko au terme d'un douloureux "chemin de croix"  acceptera après l'avoir longtemps refusée, l'aide du fils d'un des trois bourreaux ....). Certains détails apparemment infimes de la scène inaugurale seront repris en écho : le petit-déjeuner chez Ranko alcool et  cigarettes; l'anneau offert à Nada, porté en pendentif. 

La construction de ce film ne peut qu'entraîner l'adhésion du spectateur (en ce sens qu'elle sollicite sa vigilance et sa "participation") .La thématique est bouleversante (même si elle n'est pas originale) : la guerre et ses traumas. Et pourtant, alors que la mise en scène frappe par sa sobriété et se veut efficace (en empruntant le mode polyphonique et en refusant toute intrusion d'ordre moral), on ne peut que déplorer (et c'est précisément le paradoxe) la "lourdeur" de certains symboles: l'église que reconstruit Ranko;  le jeune blessé transporté sur une civière de fortune en forme de croix; le recueillement sur les tombes au cimetière; déplorer aussi l'insistance dans les discussions  entre Nebojsa, ex ami de Marko devenu chirurgien et son patient l'ex bourreau du même Marko, sur la notion de "culpabilité" de "pardon". 

 

Cela étant, le film a été primé au festival Cinéma méditerranéen de Bruxelles en 2013 pour " la virtuosité de la construction et la grande homogénéité de l'interprétation mises au service d'un message de réconciliation et d'humanisme"

 

CLD

 

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 12:39

Documentaire réalisé par Charlie Siskel et John Maloof (2012)

 

 

a-la-recherche-de-Vivian-Maier.jpg

 

"incroyable histoire d'une mystérieuse inconnue"

Certes  (pour le contenu)

 

Mais que de défauts dans la réalisation qui gâchent le plaisir de "voir" !

 

Ce documentaire aura au moins le mérite de donner l'envie au spectateur de se familiariser avec l'univers de cette photographe (inconnue il y a encore 5 ans....)

 

 voir le site:

www.vivianmaier.com

 

Elisabeth 

 

 

 

On peut reprocher à ce documentaire ses effets "racoleurs" (miser sur le "sensationnel"par exemple) une bande-son quasiment inutile (faussement illustrative) et l'omniprésence de John Maloof à l'écran pendant une bonne partie du film...Mais ce dernier ne réalise pas un biopic ; il mène une enquête (voir le titre "à la recherche de...") et saluons au moins le travail de titan : numériser les films, scanner les négatifs, rechercher les témoins, interviewer plus de 60 personnes (dont les enfants qui ont eu comme nounou Vivian Maier), solliciter l'avis de photographes "reconnus" dont Mary Ellen Mark, construire un puzzle de plus en plus complexe; bref John Maloof aura été un "révélateur"!

 

Colette  13/07 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 05:53

Film israélien (2013) d'Aharon Keshales et Navat Papushado.

Avec Lior Ashkenazi, Tzahi Grad, Rotern Keinan, Dav Glickman

 

"Alors même qu'une  fillette est de nouveau retrouvée décapitée la police piétine. Miki un inspecteur aux méthodes peu conventionnelles, pense tenir le meurtrier en la personne de Dror, un professeur de théologie malingre et apparemment inoffensif. Mais la révélation sur Internet de ses interrogatoires musclés lui vaut une mise à pied et la remise en liberté immédiate du suspect. Convaincu de la culpabilité de Dror, Miki décide de le kidnapper pour le faire avouer mais il est devancé par  Gidi le père de la dernière victime en date. Embarqué contre son gré dans la croisade du paternel inconsolable, l'ex-policier va devoir assumer son désir de vérité et prendre part au chemin de croix qui attend Dror (résumé circonstancié)

 

 



big-bad-wolves.jpg

 

Et si le grand méchant loup dans ce "torture porn" était tout simplement Israël?

 

Un pédophile présumé? Qu'à cela ne tienne il va payer! Les tortionnaires sadiques exultent !!

 

Tortures à l'écran, pouah! Elles "tronçonnent" en le "massacrant" le plaisir-voyeur du spectateur

 

Musique souvent pompeuse de Haim Frank Ilfman

 

Décalages dans les surenchères et changements de tons (attention humour grinçant!);

 

 Pas étonnant que Tarantino ait élu ce film "meilleur de l'année" (2013) 

 

J-M Denis

 

 

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Ce blog est destiné à collecter nos ressentis de spectateurs, à partager nos impressions sur les films (surtout ceux classés Art et Essai).

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