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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 11:41

Film de Pedro Almodovar

Avec Javier Camara, Carlos Areces, Raul Arevalo, Cecilia Roth

 

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Vu le dernier film d’Almadovar où je me suis ennuyé ferme et pas rigolé une seule fois.
Almodovar est à bout de souffle et ses folles commencent à lasser. Pipes à répétition, jeu caricatural, pas beaucoup d’imagination !..
Son allusion à la situation politico-économique espagnole est bien faible, tout comme le scénario sorti d’un plateau-repas d’avion qui tourne en rond.
Bref, il y a mieux à voir ailleurs.
Serge Diaz
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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 14:37

Film de Yorgos Lanthimos (Grèce) avec Aggeloki Papoulia, Ariane Labed...

 

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Scène d'ouverture: une gymnaste/danseuse répète sur la musique des "Carmina Burana"; mécontente de sa prestation, elle réclame une musique "pop"; le coach la lui refuse. Plan final: dans le même décor, elle (ou une autre devenue?) évolue, lumineuse, sur une musique pop et en vient à "remercier"le coach en l'enlaçant. Que s'est-il passé entre ces deux plans? Évolution "positive"? Le film va le prouver, en suivant un parcours opposé, celui de Monta Rosa, une infirmière de trente ans,  -qui n'aura pas respecté la "règle du jeu"... 

Ces deux femmes appartiennent au groupe "Alps" - le but ce cette association/secte est mis en exergue sur l'affiche du film "Nous vous accompagnons dans l'épreuve; nous remplaçons vos chers disparus; nous sommes Alps" secte à but lucratif, cela va de soi... et aux codes rigides: gare aux transgressions!...gare au free lance! Ce peut être fatal!

Apprendre un rôle, (paroles et gestes) le jouer face aux personnes éplorées par la perte d'un être cher ou une mésentente conjugale (lesquelles personnes sont rarement filmées en frontal et semblent plutôt "passives"), telle est la mission des quatre membres du groupe. Très vite le spectateur en vient à oublier le "deuil", car tout -de l'importance des cadrages qui jouent sur le premier et l'arrière-plan, des raccords cut, jusqu'au va-et-vient entre lieu de travail et lieu des "performances théâtrales" etc.- contribue à le déboussoler dans de vaines attentes...Monta Rosa va "incarner" tour à tour une femme mal mariée, une jeune joueuse de tennis, l'amie d'une septuagénaire aveugle; déboussolée (elle aussi) elle en vient à perdre son identité en confondant sa vie et celles qu'elle est censée (ré)"incarner"...

De la psychologie? Que nenni. Les causes ou la genèse de la formation du groupe? Rien. Telle est la volonté du réalisateur qui donne à voir uniquement le "comment"...

 

On sort de la salle un peu "sonné"; mais on était prévenu! Le film à en croire l'affiche n'est-il pas "une version postmoderne du cinéma de Cronenberg"?

Cela étant, j'ai préféré le précédent film  de Lanthimos, "Canine", parabole (allégorie ?) de la famille comme espace totalitaire, mélange tragique de tendresse et d'horreur... 

 

Colette Lallement-Duchoze

 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 15:20

de Solveig Anspach. 

Avec Didda Jonsdottir, Florence Loiret-Caille20461188.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

 

 

Un film qui fait du bien.

Une comédie loufoque, poétique et romantique  .

Une bal(l)ade, un vagabondage  sur une musique  cool comme  l'herbe de Jamaïque fumée en haut des grues, d'où l' on découvre tout Paris .

 

 

A voir absolument

 

Nicole Rousselet

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 11:30

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"Elles font leur cinéma" Relaient l’initiative du manifeste des 313 femmes, « Je déclare avoir été violée »

Samedi 6 avril 2013 à l'Omnia 

14h

Viol, elles se manifestent, d’Andrea Rawlins, Coréalisateur : Stéphane Carrel, Scénario : Andréa Rawlins sur une idée originale de Pascal Manoukian. Produit par CAPA avec la participation  de France 2 et Planète Justice. Durée 1h10.  Le documentaire est un manifeste contre le viol. En partenariat avec le Nouvel Observateur qui a publié en novembre 2012 « le Manifeste des 313 », 313 femmes ont décidé de briser le silence sur le viol qu’elles ont vécu, parmi ces femmes, six témoignent. « Je déclare avoir été violée. Le dire ensemble, publiquement est  un acte politique ». Extrait du manifeste

15 h

Table Ronde - Isabelle Demongeot, signataire du manifeste, auteure : Service volé, une championne de tennis rompt le silence (2007), Olivier Jan, psychothérapeute, psychologue  expert expert auprès de la Cour d’appel de Rouen, Dominique Vallès, avocate au barreau de Rouen.

17h

Invisible, de Michal Aviad- Israël/Allemagne –fiction 2010 – 1h30, sortie nationale 2013.

Ce film, premier long métrage de fiction de la documentariste Michal Aviad a été primé au festival de Berlin et au Festival International de films de femmes de Créteil, sélectionné au festival de films de femmes de Marseille.

«Les conséquences du viol sur les victimes sont habituellement passées sous silence. Dans ce film, je voulais montrer les blessures invisibles. » Michal Aviad

De 13h à 19h

Dans le hall de l’Omnia République, ROUEN,

Une exposition de portraits de femmes palestiniennes réalisés par la photographe Isabelle Lebon

Une table de lecture

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 08:21

film de  Bruno DUMONT avec Juliette Binoche, Jean-Luc Vincent, Emmanuelle Kauffman

 

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Le titre lui-même a valeur programmatique. À l'inverse de Nuytten, ce qui intéresse B Dumont ce sont uniquement ces 3 jours d'attente en l'an 1915 (le frère de Camille a annoncé sa visite) dans une atmosphère délétère, c'est la solitude fondamentale, existentielle; c'est le silence térébrant de l'asile de Montdevergues -que vient déchirer parfois le cri de la Douleur. Attente et enfermement asilaire, telle est la dynamique interne du film (du moins dans sa première partie), illustrée par tout un jeu d'alternances. Alternance de plans où Camille la recluse (bouleversante Juliette Binoche qui en l'absence de maquillage métaphorise le dénuement même) est vue seule en gros plans -visage de glaise- travelling -une silhouette qui va se confondre avec le néant- en frontal, de dos ou encore cadrée nue dans le bain à la manière de Degas, et ceux où elle "accompagne" les aliénées (plans rapprochés sur deux femmes dont Camille ou plus larges sur la micro communauté, gros plans sur des bouches édentées). À cette alternance qui en fait crée un effet spéculaire -les autres comme miroir de soi- s'ajoute le va-et-vient intérieur/extérieur; mais les "échappées" hors les murs loin d'être la respiration vivifiante, semblent enfermer encore plus Camille. Perdue elle l'est assurément dans cette nature qui fleure si bon le Sud-Est; son regard parfois hébété semble capter un par-delà inaccessible. Comme dans "Hors Satan" Dumont excelle dans les cadrages et la bande son...

Attente du frère, attente d'une libération?. Quand Paul, l'homme de théâtre grandiloquent (Jean-Luc Vincent) "rencontre" sa sœur -après avoir confié à son "journal" (?) réflexions et impressions empreintes de mysticisme -, le spectateur sait qu'il assistera à "une mise au tombeau" (dès les premiers instants, la fougue de Camille qui se blottit contre la poitrine de son frère, ne contraste-t-elle pas avec la froideur distante de Paul?...)

 

 

"Dans mon cinéma, le moins fait le plus. Souvent, les petits sujets font les grands tableaux" Bruno Dumont

 

 

Colette Lallement-Duchoze

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 19:01

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Film de Pablo Larrain

Avec Gael Garcia Bernal, Antonia Zegers, Alfredo Castro

 

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"No" : Si ! Si !
Marcel Elkaim
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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 11:50

Un film d'Atiq Rahimi avec Golshifteh FarahaniHamidreza Javdan,Massi MrowatHassina Burgan ..

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Adapter son propre roman, Atiq Rahimi l'avait fait avec "Terre et cendres"; il s'attaque une nouvelle fois à ce qu'il considère "un vrai casse-tête" en portant à l'écran son  roman "Syngué sabour pierre de patience" (prix Goncourt 2008)

Les lecteurs avaient été sensibles à son écriture "durassienne": prose ciselée jusqu'à l'épure, rythme lancinant incantatoire, abondance de phrases nominales, morcellement en fragments, et avec une "grammaire" qui rappelle celle du théâtre et du cinéma. Ainsi la page liminaire consacrée au descriptif de la pièce/huis clos, procèdait par touches successives comme autant de travellings lents: latéral et ascendant, avec gros plans sur le portrait et le poignard, les oiseaux du rideau, sur le corps allongé du mari, sur les cheveux de la femme; une répartition "savante" des couleurs dans l'espace; et c'est précisément ce que donne à "voir" la scène inaugurale du film

Le roman est un long monologue. Les souvenirs enfouis se libèrent par la parole jusque-là muselée, celle-ci est entrecoupée de gestes, d'attentes, de silences (telles des didascalies). Reproches, aveux, remémorations traumatisantes, culpabilités, mensonges, désir charnel enfin assouvi avec le jeune soldat, tout cela la femme le confie à son mari -comateux et comme décérébré- qui devient sa "pierre de patience".

Pour éviter la théâtralisation, - piège de ce huis clos qui par métaphore devient le réceptacle d'une conscience-, et la redondance d'un simple copier/coller, le réalisateur (aidé par J-C Carrière) donne à "voir" et "entendre" la guerre (bombardements qui terrorisent, massacres, lutte fratricide). S'ajoute un va-et-vient récurrent entre la maison et l'extérieur (les rues où la femme est vue en plongée ou de dos, réduite à la masse de sa burka; vue panoramique sur la ville (Kaboul ?), plans rapprochés dans la maison "close" de la tante); présence prégnante du mollah (même si le voile de la fenêtre semble établir une distance entre lui et la femme). Sans oublier les lumières, les clairs-obscurs, la couleur ocre et cendrée des habitations qui portent, tels des stigmates, les meurtrissures de la guerre..

 

Certes le film perd de l'érotisme, si puissant dans le roman (et "montrer" les gestes du désir, affaiblit le pouvoir "suggestif" du texte);  mais il transcende l'écrit par le jeu de l'actrice iranienne Golshifteh Farahani (que l'on avait vue dans "à propos d'Elly"). Car elle irradie de sa présence solaire une atmosphère torpide et un monde crépusculaire...

 

 

Colette Lallement-Duchoze



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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 18:49

Film de Marjane Satrapi

 

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Une  comédie - thriller d' 1h 15 heureusement !!

Car il ne devait pas y avoir de scénario, ni d'acteurs d'ailleurs tant ils semblent perdus:  l'un est le monteur du film, l'autre le producteur délégué ?

Quant à la réalisatrice, actrice, costumière et probablement décoratrice, maquilleuse voire plus, elle cabotine et semble sûre de sa présence qui nous agace rapidement à force de répéter inlassablement les mêmes situations et la même errance.

Tout cela pour nous mener où? Elle-même ne semble guère le savoir et nous nous serions bien passés de partager cette heure en sa compagnie si insignifiante.

N y allez pas!..

 

Nicole Rousselet

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 17:34

  Film français de Brigitte Roüan avec Nicole GarciaPatrick Mille, Michaël Abitboul, Gaspard Ulliel 

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Dès le début, le film de Brigitte Roüan, réalisatrice qui se fait rare au cinéma et qui m’avait laissé un bon souvenir impérissable après « post-coïtum, animal triste », me plonge dans une ambiance un peu « foutraque ». C’est un mélange de burlesque, d’agitations délirantes familiales à la parisienne et de folies exubérantes mais lègères dans une Grèce en crise. La culture n’a plus de place ici car le maire du village annonce à Jo, la mère protectrice, (comme l'avance le titre) que le festival de théâtre qui doit réunir sa famille, traditionnellement, n’aura pas lieu : le financement, ironiquement, est parti dans les travaux du tout-à l’égout.

Après l’implosion de rancœurs familiales sur fond de paysages de rêves des îles grecques, (entre les enfants, petits-enfants, ex, femmes, grand-mère) le film prend des allures réjouissantes de comédies bien françaises sur fond de tragédies grecques :

Emmanuelle Riva, ici est réjouissante et en pleine forme, dans le rôle de la Pythie chantant l’Internationale peignant des phallus géants (symbole de Dionysos selon Jo), le fils préféré de la mère déclenchant la jalousie des trois frères, un soupçon d’infanticide, un jeu de"pousse-maman" avancé devant la police se trouvant face à un cas de matricide, une relation fils-mère très ambiguë (Martin/Rachel) .

Brigitte Roüan dépeint avec agilité le portrait moderne d’une famille totalement décomposée et différente avec en surimpression des images d’enfances et mentales liées à la magie des lieux et grâce à une Nicole Garcia explosive..

Le tout est dépaysant, plutôt fantasque et du coup osé dans un cinéma français parfois conventionnel.

Béatrice Le Toulouse

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 09:26

de Pablo Berger (Espagne) avec (entre autres) Maribel Verdu, Daniel Gimmez-Cacho, Angela Molina

 

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En transposant une légende germanique dans l'Espagne des années 20, en clignant du côté  d'Eisenstein, Eric von Stroheim ou encore Bunuel et Lherbier, Pablo Berger réalise un film muet – mais sur une musique d'Alfonso Vilallonga- à la fois surprenant et très esthétique (ah la  magie du noir et blanc, l'art des cadrages et des gros, voire très gros, plans) , qui mêle humour poésie et tragédie.

  Le réalisateur revisite le conte des  frères Grimm (car sa Blanche-Neige est aussi Alice, Cendrillon, la Belle au bois dormant, ...); à la tradition espagnole Pablo Berger emprunte à la fois  la tauromachie et le goût baroque pour l'étrange (ici la présence de nains). Mais il se plaît à tordre le cou aux codes de la corrida (les nains sont des toreros et Carmen/Blanche-Neige, la fille de l'illustre matador désormais impotent, sera torera...); de même qu'il démystifie le baiser susceptible de ressusciter la "belle au bois dormant" – en inscrivant la dernière séquence à la fois dans l'onirisme et la manipulation...

Le cinéaste ne se contente pas "d'imiter" les anciens -comme certains le prétendent. Certes il a recours à certains procédés (visages grimés, yeux charbonneux, mimiques et poses outrées, séquences en montage rapide, surimpressions, entre autres) mais il utilise aussi le grand angle et certains mouvements d'appareil sont  "acrobatiques"; son "image" est plus "lisse"; elle peut être" hantée d'ombres et d'effets kaléidoscopiques". Bien plus, jamais n'affleure une démarche purement mimétique fondée sur la nostalgie du cinéma muet (du genre "ah la forme primitive et la pureté d'expression" enfin retrouvées sinon réactualisées...)  Et que dire de la marâtre qui chevauche à coups de fouet un amant bienveillant; du nain amoureux aux yeux alanguis de passion; du père qui apparaît telle une icône au moment où sa fille va affronter le taureau! (etc...)

    De grâce! évitons la comparaison   avec "the artist"!!!

 

Un film à voir absolument!

 

Colette Lallement-Duchoze

 

 

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