31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 07:24

 

 

Documentaire de Tristan Goasguen et Philippe Fréchou

 

 

au cinéma Le Melville le 18 juin 2013 à 2013-06-1-vote-2-voies-flyer_Page_1.jpg20h (entrée 5€) en présence du réalisateur

 

2012 : une année d’élections présidentielles décisives en France comme au Venezuela.

Deux quartiers populaires, le 23 de Enero à Caracas, et la cité Pierre et Marie Curie en région parisienne, partagent cette actualité dans des contextes poli­tiques toutefois très différents.

Pour la France, le contexte est celui d’une démocratie représentative marquée par les politiques néolibérales qui caractérisent l’ensemble de l’Europe. Pour le Venezuela, celui d’une démocratie qui se veut participative, symbole d’une alternative de gauche qui cherche à se définir sur le continent latino-américain.

De part et d’autre, les élections présidentielles constituent un moment clé de questionnement du système politique. Depuis la perspective de deux quartiers populaires, « 1 vote, 2 voies » interroge la relation des citoyens à la politique aujourd’hui.

Durant la campagne prési­dentielle, deux réalisateurs ont interrogé les habitants de la cité sur la démocratie, la politique... avant de poser les mêmes questions à des Vénézuéliens appelés eux aussi à élire leur président.

«Notre intention est de questionner le rapport des citoyens au politique dans ces deux pays qui sont de vieilles démocraties, explique Tris­tan. Nous avons choisi de filmer dans les quartiers populaires et militants comme la cité Pierre et Marie Curie à Ivry, et dans un quar­tier similaire à Caracas, el 23 de Enero.»

« Au Vénézuéla, depuis l’arrivée de Chavez, des formes de démocratie participatives ont été inventées. En France, en revanche, les citoyens semblent éloignés de la politique... Pourtant, il suffirait d’une étincelle pour qu’ils s’y intéressent à nou­veau !» Une flamme que beaucoup espèrent.

 

 

Extrait du bulletin municipal d’Ivry

 

Caméra vidéo et micro en bandou­lière, Tristan Goasguen et Philippe Fréchou, la trentaine sympathique, ont arpenté la cité Pierre et Marie Curie à Ivry durant les 6 semaines qui ont précédé l’élection présidentielle. Le premier est réalisateur, le second co­réalisateur, preneur de son... et char­pentier ! De nationalité française, ils ont tous les deux choisi de vivre au Vénézuéla, curieux de la révolution bolivarienne menée par le président Chavez. Dans ce pays d’Amérique Latine comme dans l’Hexagone, 2012 est une année électorale importante. Le hasard du calendrier est à l’origine de ce documentaire.

 

 

 

 

 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 08:03

 

Film de Margarethe Von Trotta; avec Barbara Sukowa (Hannah) , Axel Milberg  (Heinrich), Janet McTeer (Mary), Julia Jentsch (Lotte), Ulrich Klaus ...

 

 

Comme20479928_jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpgnt filmer une pensée qui se pense? une pensée dans sa gestation, dans son expression, dans sa mise en situation? C'est Barbara Sukowa qui, dans le nouveau film de Margarethe Von Trotta, va donner corps aux concepts philosophiques élaborés par Hannah Arendt. Comment? Par ses déplacements dans l'espace (appartement, amphithéâtre...), par ses pauses (filmée tel un gisant sur un canapé, clope et cendrier à portée de main), par ses sourires et regards ironiques, par un visage en méditation (quelques gros plans), par son énergie à taper sur le clavier de sa machine à écrire (bruit souvent amplifié) et dans un environnement où s'amoncellent les dossiers (un entassement qui métaphorise l'ampleur de la tâche). Filmer la "controverse" semble plus aisé: la réalisatrice oppose des personnages (assis autour d'une table, debout en promenade, etc.) qui expriment des arguments contradictoires. Encore que!! On est loin ici des joutes oratoires (même si de leur propre aveu Kurt et Hannah sont coutumiers du fait quand cette dernière se rend en Israël); la plupart des adversaires/détracteurs" sacrifient au conformisme ambiant, alors que Hannah Arendt s'interroge sur "les mécanismes profonds du mal"! Et que lui reproche-t-on? De ne pas voir en Eichmann (elle a couvert le procès en Israël pour "The New Yorker") un "monstre" (entendons l'exceptionnelle et spectaculaire incarnation du Mal) mais un "être normal" (comme vous et moi) , un "lâche dépourvu de pensée" ; en outre, on lui fait grief de faire de  certains Judenrats (conseils juifs) les complices de la déportation...

 

Mais le film de Margarethe Von Trotta -un séduisant portrait de femme dans les années 1961/63-  n'est-il pas aussi (et surtout) un plaidoyer en faveur de l'exigence de la pensée, de la "rigueur intellectuelle"? Celles qu'une philosophe juive allemande a incarnées; cette jeune femme formée par Martin Heidegger (là il faut reconnaître que les flash back sur la relation amant/maîtresse, maître/étudiante frisent un peu le ridicule) aura toujours, fût-elle ostracisée par les siens, privilégié la raison à l'émotion !

 

Deux phares dans la nuit; un véhicule (un car) approche et pile net. Un homme (silhouetté) descend; il traverse la chaussée et chemine lentement, seul, appuyé sur sa canne; puis il se fait "kidnapper" par deux (trois?) hommes -une fourgonnette est arrivée en sens inverse. Ecran noir! Rétrospectivement, ne peut-on lire cette scène inaugurale comme séquence oraculaire?

 

Colette Lallement-Duchoze

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 05:36

LE FESTIVAL 2013

Du 15 mai au 5 juin l'association rouennaise Courtivore vous invite à découvrir sa sélection annuelle de courts métrages: films d'animation, comédies, drames, thrillers...(dont la durée n'excède pas 20 minutes)

 

Pendant la préparation du festival, un jury de présélection composé de membres de l'association Courtivore  a retenu 27 films sur les 348 reçus

 

Ces films sont ensuite répartis en trois actes qui auront lieu les 15, 22 et 29 mai 2013 au cinéma Ariel 

 

  Lors de chacun de ces actes, les spectateurs désignent le film qu'ils souhaitent voir arriver en finale. Les 3 premiers de chaque session sont donc sélectionnés pour la finale du 5 juin au cinéma Omnia  

 

 

 

 

 

QUELQUES CHIFFRES CLEFS

3 : c'est le prix unique en € d'une séance du Courtivore, un prix abordable pour tous !

3 : C’est aussi le nombre de « carte blanche » que le Courtivore donnera en clôture des actes à des associations ou artistes œuvrant dans l’audiovisuel normand. Déjà confirmés : le Collectif Rilletthes, les festivals This Is England et A l’Est du Nouveau.

27 : c'est le nombre de films en compétition dans le festival cette année

348 : c'est le nombre de films reçus et candidats à une participation au festival cette année.

1000 : c’est le montant en € de la somme que remporte le gagnant du prix du public

350 : c’est le nombre de spectateurs ayant assisté à la finale du Courtivore en 2012 à l’Omnia

870 : c’est le nombre de spectateurs accueillis lors des 5 projections du festival 2012.

 

 

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 06:58

De Dustin Hoffman.

Avec : Maggie Smith (Jean Horton), Tom Courtenay (Reginald Paget), Billy Connolly (Wilfred Bond), Pauline Collins (Cissy Robson), Michael Gambon (Cedric Livingston). Scénario : Ronald Harwood, d’après sa pièce éponyme

 

 

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 Vous n'êtes ni anglophile ni septuagénaire (voire octogénaire) ni mélomane? Qu'importe !

 Vous allez pénétrer dans "Beecham House" (du nom du chef d’orchestre britannique Thomas Beecham) –somptueuse demeure où "vivent" des artistes retraités (musiciens et chanteurs d'opéra), vous allez entendre les murs vibrer des répétitions de Rigoletto ou de la Traviata, l'immense parc (filmé de façon très conventionnelle) résonner des secrets sur le temps passé, les salons de thé caqueter de railleries et d'anecdotes. Car ces "vieux" (voir le plan d'ouverture qui s'attarde sur le visage, le cou et les mains de la pianiste) sont encore bien "gaillards" malgré d'évidents problèmes de santé (maladie d'Alzheimer, prostate, séquelles d'AVC); la directrice dans son discours inaugural lors du gala le clamera haut et fort "leur amour de la vie nous donne foi en l'avenir"

 

 Un film au rythme soutenu -peu de temps mort-, à la nostalgie salvatrice -Jean dans sa chambre écoute sur un 33 tours Decca des airs de Verdi; dans le générique de fin on peut voir en médaillon la photo et le titre de tous ces pensionnaires quand ils étaient en activité

 Un film où Dustin Hoffman, 75 ans, en empathie avec ses personnages conjugue avec humour et tendresse, son amour de l'art -celui de la musique mais aussi du cinéma - et son amour de la vie -à travers l'histoire de ce couple désuni qui renaît 40 ans après des "infidélités" réelles ou supposées. Et voici le quatuor interprétant (dans un contexte qui fleure la mort) le fameux air "Bella figlia dell’amore" de Rigoletto!

 

Bien sûr on aura reconnu la voix de Pavarotti dans la scène finale. Mais on était déjà hors champ!

 

Colette Lallement-Duchoze

 

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 15:22

Documentaire de Régine Abadia (2012)

 

Séance rencontre et dédicace au cinéma le Melville

Mardi 30 avril 2013 à 20h20

 

En présence de Yasmina KHADRA - et Régine Abadia la réalisatrice

En partenariat avec la librairie l'Armitière.

 

La séance sera suivie d'une rencontre avec l'auteur et d'une dédicace de ses principaux livres


 "Un écrivain dans la tourmente de l'histoire algérienne"

 

Le portrait d’un officier de l’armée algérienne devenu auteur prolifique de best-sellers en français, dont certains controversés (L’attentat), primés ou adaptés au cinéma (Ce que le jour doit à la nuit), et directeur du Centre culturel algérien.

Né en 1955 dans une « tribu de poètes » du Sahara algérien, cet enfant de neuf ans est placé par son père dans un collège militaire. dont il devient un des matricules et où il noue de solides amitiés avec d'autres cadets. Officier de l’ALN (Armée de libération nationale, liée au Front de libération nationale), son père, a été blessé en 1958.

Cet ex-officier de l'armée algérienne « combat la déferlante islamiste qui plonge alors l'Algérie dans un bain de sang ».

"Général en littérature"
Insomniaque, Yasmina Khadra écrit la nuit des romans dont le premier Morituri parait, sous pseudonyme, en 1997. Yasmina Khadra crée un personnage de commissaire de police, Brahim Llob, intègre, fidèle à sa femme, à son pays, à ses principes, et macho. L'Armée algérienne crée un Comité de censure militaire afin de pouvoir lire ses manuscrits. La révélation de sa véritable identité est perçue comme un "affront, un sacrilège". Lucide sur les problèmes de son pays - corruption, trafic d'influences, etc. -,Yasmina Khadra quitte l’armée en 2000. Marqué par le déclenchement de la vague de terrorisme en Algérie, critiqué par des intellectuels français sur son passage dans cette armée algérienne soupçonnée d'avoir commis des massacres de civils, Yasmina Khadra affirme avoir sa conscience en paix : "Rien n'est au-dessus de la vie d'un homme". Cet écrivain prolifique publie ses nombreux romans sous ce nom d’emprunt formé des deux prénoms de sa femme. Adaptés en 17 langues dans 41 pays, ses livres sont ancrés dans des conflits particulièrement tragiques : prises d’otages au large de la Somalie, etc. "Mon imaginaire s'inspire de la réalité", estime Yasmina Khadra. Traduit aux Etats-Unis par John Cullen et « soutenu par les plus importants libraires américains et canadiens », Les Hirondelles de Kaboul a été élu Meilleur livre de l’année aux États-Unis par le San Francisco Chronicle et le Christian Sciences Monitor. En 2011, Yasmina Khadra a été distingué par le Prix Henri Gal récompensant l’ensemble de son œuvre et remis par l’Académie française et l’Institut de France. Le 12 septembre 2012, sortie du  film Ce que le jour doit à la nuit adapté au cinéma par Alexandre Arcady.

 

Entre Algérie et France, ce documentaire évoque l’œuvre de Yasmina Khadra, « sa personnalité complexe et sa vie qui a croisé la grande histoire de l’Algérie depuis l’indépendance ». Un documentaire sans esprit critique. On en retient ces images de pauvreté d'un pays riche en pétrole, et cet Algérien qui se plaint de l'absence de conservatoires de musique ou de piscines et espère que des Algériens de l'extérieur, comme Yasmina Khadra, puissent influer sur le destin de l'Algérie.
(extraits d'un article de Véronique Chemla publié sur son blog)

 

 

 

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 07:01

Film colombien de William Vega. Avec Joghis Seudin Arias, David Fernando Guacas, Julio Cesar Roble, Heraldo Romeo, Floralba Achicanoy

 

 

Film présenté au festival de Cannes 2012 dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs

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Un homme empalé sur un mât, une jeune fille qui patauge péniblement dans l'eau, une motte de terre herbue qui flotte énigmatique tel un monstre aquatique, des joncs hostiles, un temps humide et venteux, tout dans cette scène d'ouverture dit à la fois le commencement et la fin; ou du moins joue le rôle de métaphore (une lagune primitive comme image en creux d'un pays?). Nous sommes dans la lagune de la Cocha (au Nord-Ouest de la Colombie) et la jeune Alicia fuyant les désastres de la guerre (son village a été brûlé, les siens ont été massacrés) cherche refuge chez son oncle Oscar. "Mais ici tout va mal" Réapprendre à vivre malgré tout? Alicia s'y emploie en aidant à la "reconstruction" de l'auberge dans l'attente d'improbables touristes...

 

Peu de personnages, peu de paroles échangées (mais la question récurrente "ceux qui ont tué viendront-ils ici?) pas de musique parasite -seule une bande-son qui amplifie le bruissement du vent, le claquement de la tôle qui se désosse, le clapotis de l'eau qui craquelle, le grincement de portes qui s’ouvrent et se ferment-; la brume et son ambiance parfois fantomatique, la lumière des bougies et leurs effets de clair-obscur, tout concourt à créer une atmosphère étrange où la violence, pourtant hors champ, est palpable à fleur de peau, se love dans un regard interrogateur ou concupiscent, dans une menace diffuse, altérant la beauté primitive de ces lieux... Le réalisateur n'explique pas, il suggère; c'est le triomphe de l'implicite, du non-dit et l'art de l'ellipse (des questions semblent être posées mais elles resteront sans réponse..) .

 

Mais quelle maîtrise dans l'art des cadrages, des travellings latéraux, des angles de vue; et la beauté des plans ne rappelle-t-elle pas "Hors Satan" de B Dumont, "the house" de   Bartas  ou "le miroir" de Tarkovski ?

Quelle science du"minimalisme"!

Bref une écriture belle dans son exigence et sa plasticité!

 

Colette Lallement-Duchoze

 

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 11:27

Documentaire réalisé par Shola Lynch 2011

 

 

A ceux qui  déplorent l'absence d'ancrage biographique (ce que fut Angela  jeune par exemple). je leur répondrai que ce documentaire n'est pas un biopic. Il s'ouvre sur la "condamnation" d'Angela Davis en août 1970 (on avait  soi-disant toutes les raisons de la désigner complice de meurtres...); puis en un long flash back la réalisatrice met en évidence tout ce qui a précédé cette accusation, soit les "raisons inavouées" -l'ostracisme dont fut victime la jeune professeur militante, son renvoi de San Diego par le gouverneur Reagan "une Noire communiste" quelle horreur! entre autres-, avant de s'intéresser à la captivité puis au procès. En outre le titre "free Angela"20487456_jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg renvoie aux slogans scandés par les manifestants défilant aux USA mais aussi en Europe réclamant la libération de celle qui était devenue une icône. Enfin le choix de la date n'est pas anodin: le documentaire salue, en le fêtant, l'anniversaire de l'acquittement (soit 40 ans).  

Ces réponses valent aussi pour ceux qui reprochent à la réalisatrice d'avoir privilégié l'aspect iconique d'Angela, au détriment du politique (prétendu "parent pauvre" de son film)

 

Sur un rythme soutenu parfois "échevelé", le documentaire  mêle  interviews récentes d'Angela et des acteurs témoins (sa soeur, des ami(e)s, avocats) et  images d'archives (la jeune Angela haranguant des foules enthousiastes, Hoover du contre-espionnage au FBI -qui avait participé aussi au meurtre de Martin Luther King-, Nixon, un  Kennedy, Marcuse, Genet, etc.); de gros plans sur le visage d'Angela  (avec ou sans son "casque" africain), sur celui de George Jackson, sur des phrases extraites de documents d'époque...

Les paroles récentes d'Angela jouent ainsi le rôle de commentaires ou de "contrepoint" (et l'Histoire tordra le cou aux propos comminatoires de  Nixon); à (presque) 70 ans Angela poursuit le combat!!

 

Un film à ne pas rater!

 

Colette Lallement-Duchoze

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 13:35

Film de Merzak Allouache

Avec Nabi Asli, Adila Bendimerad, Khaled Benaissa

 

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Malgré quelques défauts de scénario, par exemple la part trop grande faite au couple par rapport à l'attention apportée au "repenti", 
 c'est un film à voir :
pour sa description des années 1990, "années de plomb" en Algrérie,
pour le tableau sans concessions des modes de vie,
le tout servi par une mise en scène très rigoureuse (sèche ont dit certains critiques)
et des acteurs remarquables.
C'est une production franco-algérienne mais c'est un cinéma d'outre Méditerranée qu'il faudrait soutenir. ( J'étais l'unique spectateur il y a trois jours...)
Marcel Elkaim

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 11:41

Film de Pedro Almodovar

Avec Javier Camara, Carlos Areces, Raul Arevalo, Cecilia Roth

 

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Vu le dernier film d’Almadovar où je me suis ennuyé ferme et pas rigolé une seule fois.
Almodovar est à bout de souffle et ses folles commencent à lasser. Pipes à répétition, jeu caricatural, pas beaucoup d’imagination !..
Son allusion à la situation politico-économique espagnole est bien faible, tout comme le scénario sorti d’un plateau-repas d’avion qui tourne en rond.
Bref, il y a mieux à voir ailleurs.
Serge Diaz

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 14:37

Film de Yorgos Lanthimos (Grèce) avec Aggeloki Papoulia, Ariane Labed...

 

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Scène d'ouverture: une gymnaste/danseuse répète sur la musique des "Carmina Burana"; mécontente de sa prestation, elle réclame une musique "pop"; le coach la lui refuse. Plan final: dans le même décor, elle (ou une autre devenue?) évolue, lumineuse, sur une musique pop et en vient à "remercier"le coach en l'enlaçant. Que s'est-il passé entre ces deux plans? Évolution "positive"? Le film va le prouver, en suivant un parcours opposé, celui de Monta Rosa, une infirmière de trente ans,  -qui n'aura pas respecté la "règle du jeu"... 

Ces deux femmes appartiennent au groupe "Alps" - le but ce cette association/secte est mis en exergue sur l'affiche du film "Nous vous accompagnons dans l'épreuve; nous remplaçons vos chers disparus; nous sommes Alps" secte à but lucratif, cela va de soi... et aux codes rigides: gare aux transgressions!...gare au free lance! Ce peut être fatal!

Apprendre un rôle, (paroles et gestes) le jouer face aux personnes éplorées par la perte d'un être cher ou une mésentente conjugale (lesquelles personnes sont rarement filmées en frontal et semblent plutôt "passives"), telle est la mission des quatre membres du groupe. Très vite le spectateur en vient à oublier le "deuil", car tout -de l'importance des cadrages qui jouent sur le premier et l'arrière-plan, des raccords cut, jusqu'au va-et-vient entre lieu de travail et lieu des "performances théâtrales" etc.- contribue à le déboussoler dans de vaines attentes...Monta Rosa va "incarner" tour à tour une femme mal mariée, une jeune joueuse de tennis, l'amie d'une septuagénaire aveugle; déboussolée (elle aussi) elle en vient à perdre son identité en confondant sa vie et celles qu'elle est censée (ré)"incarner"...

De la psychologie? Que nenni. Les causes ou la genèse de la formation du groupe? Rien. Telle est la volonté du réalisateur qui donne à voir uniquement le "comment"...

 

On sort de la salle un peu "sonné"; mais on était prévenu! Le film à en croire l'affiche n'est-il pas "une version postmoderne du cinéma de Cronenberg"?

Cela étant, j'ai préféré le précédent film  de Lanthimos, "Canine", parabole (allégorie ?) de la famille comme espace totalitaire, mélange tragique de tendresse et d'horreur... 

 

Colette Lallement-Duchoze

 

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Mode d'emploi

Ce blog est destiné à collecter nos ressentis de spectateurs, à partager nos impressions sur les films (surtout ceux classés Art et Essai).

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