29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 08:25

de Darko Stante  2018 Slovénie

avec Matej Zemljic, Timon Sturbej, Gasper Markun

A 17 ans, Andrej est placé dans un centre de détention pour jeunes. Il y intègre un groupe de garçons délinquants avec lesquels il se perd dans la drogue et la violence. Mais bientôt les désirs d'Andrej le rattrapent. Démasqué, il va devoir faire un choix pour rester fidèle à lui-même..

Conséquences

En enfermant le spectateur avec Andrej dans un centre de détention, le réalisateur (qui s’inspire de sa propre d’expérience d’éducateur) attaque frontalement un système incompétent et simultanément plaide la tolérance dans un pays où l’homosexualité est encore tabou où les droits de la communauté LGBT évoluent (trop) lentement

 

Après quelques scènes rapides qui illustrent la faillite du milieu parental, nous allons suivre la trajectoire d'Andrej dans le  centre... Là aussi le personnel de surveillance et les éducateurs semblent impuissants face à l’existence d’un microcosme régi par la loi du plus fort, où l'on doit " faire ses preuves" sous la houlette d’un leader à la fois charismatique et violent., Zelko.

Rackets, drogue, alcool, vol de voiture, pugilats, filles ...sont illustrés en des scènes-tableaux au rythme souvent trépidant. Les étapes d’un engrenage, la progression dans la Violence sont saisies  dans une approche réaliste, sans fard.  Et les propos comminatoires des adultes  "sur les conséquences inéluctables"  d'actes répréhensibles  sont frappés d’inanité !

 

Andrej est de tous les plans imposant sa présence de jeune homme à la gueule d'ange et aux muscles d'acier!!!  

Refoulant dans un premier temps son homosexualité,  il l'assume en la concrétisant dans une relation   avec Zelko (plusieurs scènes exaltent le désir ardent du corps ) ...Mais  il sera  trahi…Rejeté par tous les siens (la communication téléphonique avec sa mère, les salves dévastatrices des jeunes du centre  témoignent de l'incompréhension généralisée),  il est  relégué à une  Solitude fondamentale 

 

Andrej incarne une jeunesse sauvage et tendre à la fois  (cf sa relation avec SON rat  blanc et surtout son  choix final...) Et  le plan fixe prolongé qui clôt le film  semble  le magnifier en icône! 

 

Un film saisissant ; un film coup de poing.

A voir! 

 

Colette Lallement-Duchoze 

 

Partager cet article

Repost0

commentaires

Mode d'emploi

Ce blog est destiné à collecter nos ressentis de spectateurs, à partager nos impressions sur les films (surtout ceux classés Art et Essai).

Envoyez vos articles ou vos réactions à: artessai-rouen@orange.fr.

Retrouvez aussi Cinexpressions sur Facebook

 

 

Recherche