6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 13:42

 

Vendredi 13 avril à 20h30 : Le  Npa fait son Cinéma avec le film anglais  : 
  "
We want sex equality" suivi d'un débat avec Annick Coupé, de "Solidaires"

Mardi 17 avril à 20h 
 
  : "Los Indignados " film de Tony Gatlif"  Soirée débat "avec l'association "les Indignés" de Rouen

 

Mardi 24 avril à 20h30 :  Rencontre autour du film 
                   
"Le Grand Bond en Arrière, la France en quête de ses Lumières"
                               en présence du réalisateur 
Tristan Goasguen   

 

Le Samedi 5 mai à 20h00 entre les 2 tours de la présidentielle: 
                            "Les nouveaux chiens de garde"
                           Rencontre et débat avec Serge Halimi   Scénariste du film et auteur des Nouveaux Chiens de garde (Liber-Raisons d’agir, 1997), traduit en huit langues et toujours ouvrage de référence en matière de critique des médias quinze ans après sa parution, Serge Halimi a également publié L’Opinion, ça se travaille : Les médias et les « guerres justes » : Kosovo, Afghanistan, Irak (avec Dominique Vidal et Henri Maler, Agone, 2000), Le Grand bond en arrière : comment l’ordre libéral s’est imposé au monde (Fayard, 2004). Il est le directeur du Monde Diplomatique.


 

 

Partager cet article
Repost0
31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 10:54

 Jeudi 5 Avril 2012 à 20h00

la terre outragéeSOIREE DEBAT au Melville

 


EPR green peace

«La Terre Outragée»

(Il y a 25 ans, la vie était douce à Tchernobyl)

 

Film Franco-ukrainien de Michale Boganim durée : 1h47

Prix du Scénario au Festival d’Angers,

Lauréat de la Fondation Gan pour le cinéma,

Prix du public au 29ème Festival International du Film d’Environnement de Paris.

Sélections officielles : Festivals de Venise, Toronto, Angers, Tokyo, Thessalonique, Varsaw, Sao Paulo,Chicago, Palm Spring, Montréal, Molodist, Bergen, Göteborg, San Francisco, Istanbul, Munich

 

 

 

 

De la catastrophe ukrainienne, on connaît quelques documentaires, relatant le sacrifice des liquidateurs, ces pompiers héroïques qui payèrent de leur vie le colmatage du réacteur, ou encore les conséquences terribles pour les survivants (en particulier les malformations congénitales des nouveaux nés). Mais souvent la fiction, nourrie par une solide une approche documentaire, est plus juste et forte pour raconter le réel, et La Terre outragée de Michale BOGANIM, première fiction réalisée sur le drame de Tchernobyl, le prouve magnifiquement.

 

la terre 2Synopsis : 26 avril 1986, Pripiat, à quelques kilomètres de Tchernobyl. En cette belle journée de printemps, Anya et Piotr célèbrent leur mariage, le petit Valery et son père Alexeï, ingénieur à la centrale, plantent un pommier, Nikolaï, garde forestier, fait sa tournée habituelle dans la forêt… Mais soudain on sent poindre l’inexplicable : les animaux des fermes alentour semblent vouloir fuir coûte que coûte, les feuilles des arbres à peine dessèchent, les poissons du lac flottent à la surface par centaines… Et peu à peu la rumeur court : il y a eu un accident à la centrale et la vie bascule en quelques heures sans qu’aucune information précise ne soit donnée….

 

Dix ans plus tard. Pripiat, ville fantôme désertée par ses habitants, est devenue un no man’s land, gigantesque Pompéi moderne érigé en un étrange lieu de tourisme… Anya est aujourd’hui guide dans cette zone transformée en morbide Disneyland nucléaire, tandis que

Valery y cherche les traces de son père et que Nikolaï, lui, persiste à cultiver son jardin empoisonné...

Un an après Fukushima, La Terre outragée, qui rafle tous les prix du public dans les festivals où il est programmé, est un bouleversant hommage à ceux qui vivront à jamais avec l’horreur nucléaire.

 

 


Partager cet article
Repost0
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 08:54

Film franco-américain d'Alexis Lloyd avec Ingeborga Dapkunalte Jason Day Vahina Giocante

 

 

20020012_jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20120206_123132.jpgPour son premier film Alexis Lloyd s'est inspiré de la pièce de Schnitzler (Reigen; la Ronde)

Il en respecte la trame, le canevas: 10 personnages (5 hommes et 5 femmes); 10 sketchs; chaque personnage a deux partenaires successifs, et de ce fait apparaît dans deux scènes consécutives. Le dernier personnage  a une relation avec le premier  et la "boucle est bouclée".

Mais si dans la pièce de l'auteur viennois la circulation du désir s'exprimait dans un cercle à la fois infernal et fascinant –au début du XX° siècle déliquescence d'une société sur fond de maladie, la syphilis- dans le film 30 Beats (et on n'aura pas l'outrecuidance de le comparer avec celui de Ophüls…) tout semble cliché. La vague de chaleur en cet été new-yorkais n'est qu'un prétexte –la faire coïncider avec l'ardeur sexuelle?; la cicatrice sur le corps/coeur de Laura (elle a subi une intervention chirurgicale) comme métaphore de la "maladie d'amour" est si appuyée qu'elle en devient lourdingue; la scène de bondage (Julian chez la call girl Alice amatrice d'art contemporain) vire au grotesque; le père (personnage secondaire, que l'on aura vu sortir de l'appartement d'Alice) veille à la santé sexuelle de son fils Sean; il est l'instigateur –via un texto- de son "dépucelage". Mêmes clichés dans la façon de filmer la ville –qui aurait pu devenir "personnage"- ses escaliers, ses façades d'immeubles, ou encore ses phares dans la nuit. Le pitch évoque "une ronde où chacun se retrouve pris dans une chaîne de séductions de sentiments et de désirs à fleur de peau"; une déclaration qui reste intention !! même si certains personnages semblent "incarner" des "déviances sexuelles"

Quelques remarques annexes (comme légers bémols): la première scène –Julie se rend chez Adam l'anthropologue- frappe par l'art de l'ellipse et la rapidité du mouvement; le personnage de Diego –que l'on voit avec Erika puis Laura est aussi celui qui livre un colis à Julian arrêté dans les embouteillages- il est le seul à tenir un discours amoureux; à rêver d'un rapport sexuel authentique avec la femme aimée, la plupart des protagonistes sont intéressés eux par un PC (=plan cul).mais ont des allures de "figurants/récitants"  (hormis Erika)

Le film débute dans la rue, il se clôt sur les toits –les deux jeunes Julie et Sean nouvellement dépucelés rompent avec les lois de l'amitié et s'adonnent aux ébats amoureux…La boucle comme  ronde/tournoiement dans l'espace?

Colette Lallement-Duchoze

 

Partager cet article
Repost0
19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 12:52

Film norvégien de Joachim Trier.

Avec Andres Danielsen Lie (Anders) Hans Olav Brenner (Thomas) Ingrid Olava (Rebekka), Oysten Roger (David) Tone B. Mostraum (Tove)

 

 

oslo__31_aout-0.jpg

Anders, en fin de cure de désintoxication, est autorisé à sortir une nuit et son lendemain pour reprendre contact avec la société et pour aller à un entretien d'embauche.

Le film raconte le décalage entre lui et ses anciens amis ou sa famille. Il a un comportement apparemment normal mais on perçoit le malaise des autres et son désespoir  croissant. On pense un moment qu'il parviendra à s'accrocher à quelque chose.

Ce film traite du retour dans la société des anciens drogués, sujet rarement abordé au cinéma. 

 Le film est inspiré d'un roman de Drieu la Rochelle paru en 1931 : "Le feu follet."

Décalage temporel intrigant. Les acteurs sont très bons particulièrement le principal.

 

Ce n'est pas gai mais vaut le coup d'être vu.

 

Isabelle Lepicard

 

Partager cet article
Repost0
19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 10:19

Tous les matins de la semaine à 10h sur France Culture

 

Dans l'émission de Philosophie: " les nouveaux chemins de la connaissance" Adèle Van Reeth reçoit différents intervenants pour une semaine consacrée aux enjeux philosophiques de l'oeuvre cinématographique de Rohmer.

 


contes.jpgl-amour.jpgpauline.jpgma-nuit-copie-1.jpgcollec.jpg

Podcast:

http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance

Partager cet article
Repost0
12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 10:00
Partager cet article
Repost0
11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 10:44

Film russe d'Andreï Zviaguintsev avec Nadezhda Markina, Andreï Smirnov, Elena Lyadova

 

Elena.jpg

Le film s'ouvre sur un plan fixe (très long): branches d'un arbre gelé, fenêtre, balcon. Il se clôt sur le même plan (mais beaucoup moins long) en arrière-plan derrière la baie vitrée présence de la "nouvelle" famille: Le point focal a donc changé, tout comme le film s'est inversé autour du personnage éponyme, après son acte "meurtrier" et sa "nouvelle vie". Ainsi entre les deux plans, c'est tout le cheminement d'une conscience, c'est tout un pan de l'existence avec ses contrastes et ses métamorphoses, sa tension entre vie et mort, et surtout un jeu sur la lumière (jusqu'à cette rupture de courant dans l'appartement étriqué où habite le fils d'Elena –avec sa femme et ses enfants- comme la métaphore d'une cécité ambiante)…

"L'histoire de ce film forme un cycle. Elle débute au lever du soleil et s'achève au coucher. Entre les deux, Elena sera confrontée à un choix moral" dit le réalisateur

D'abord le spectateur assiste à la répétition quasi mécanique de certains gestes: Elena s'éveille, réveille son mari Vladimir (les époux font chambre à part), elle ouvre les rideaux, sert le petit déjeuner, échange des banalités souvent. Un grand écran divisé parfois en deux espaces dont un "flouté" (meubles ou visages, profondeurs de champ ou arrière plan) comme prélude à ou illustration d'une partition - enjeu(x) du film?. Enjeu social: Elena a épousé un ploutocrate, elle vit dans un appartement somptueux qui contraste avec celui, presque sordide de son fils, sis près d'une centrale -Métaphore du peuple russe? D'un côté les ploutocrates de l'autre les laissés pour compte? Enjeu moral: Elena en tant que mère et grand-mère veut aider financièrement sa famille; elle commettra l'irréparable. Un crime sans remords; c'est que les valeurs humanistes sont absentes de la Russie actuelle "Il n'y a plus de remords, ni de repentir car il n'y a plus de condamnation morale" Elena agit très vite" pour préserver le futur de sa famille" (propos du cinéaste)–et le corps de son petit-enfant en gros plan sur le lit où reposait il y a peu Vladimir, le prouverait aisément. Enjeu politique: un nouveau pouvoir sera-t-il capable d'enrayer le mouvement d'une spirale où tous les gestes semblent dictés par l'argent depuis les années 90?

Et pour rendre compte de tout cela, le réalisateur a privilégié des tons froids; il a banni l'émotion dans les relations "humaines"; -les époux Vladimir et Elena dialoguent comme des étrangers, l'unique scène de rapport sexuel sera suggérée; le fils traite sa femme comme une chose, Sacha son fils fait partie d'une bande qui prend plaisir à "tabasser"…

Et la religion serait-elle un recours? Il semblerait que la télévision si omniprésente (au point d'envahir parfois l'écran) ait remplacé Dieu...

Constat désespéré? À voir… 

Colette Lallement-Duchoze

PS quelle que soit l'interprétation - tout en sachant d'ailleurs que chez les "grands"  (romanciers, cinéastes) l'ancrage historique débouche sur une vérité universelle -, le spectateur aura été sensible aux cadres, aux contrastes, à la direction d'acteurs, aux jeux de lumière, il aura laissé la musique répétitive de P. Glass envahir son corps...

Partager cet article
Repost0
27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 18:02

Un film d'Emmanuel Gras

 

 

largeposter_589215.jpgFilmées en frontal, de profil ou de dos, "grégarisées" ou isolées, en duos ou trios, offrant en gros plans (voire très gros) leurs pelages, leurs museaux, leurs oreilles leurs sabots ou leurs mamelles; qu'elles apparaissent en plans rapprochés ou éloignés, qu'elles soient au premier ou en arrière-plan, les bovines d'Emmanuel Gras semblent tordre le cou au cliché concernant leur placidité. Il faut entendre le concert de leur meuglement,  le bruissement de leurs langues, capter leurs regards que voilent à demi de longs cils blancs. S'inscrivant dans un paysage à leur mesure elles imposent leur masse ou le dessin de leurs contours; sculptures vivantes ou esquisses graphiques!

Une pluie vient briser la surface plane de l'eau et c'est une toile cinétique qui se donne à voir; alors que les pattes animales comme accolées s'érigent en menhirs. Une brume caresse le paysage et c'est une toile impressionniste qui confond les deux règnes (animal et végétal). Un très gros plan sur les poils qui frémissent rappelle la respiration de l'herbe balayée par le vent.

Les jeux de lumière créent une palette variée de verts (tendre, bleuté, bronze) de blancs (les pelages évoquent parfois le blanc typique de Zurbaran) et de bleus (céruléen acier ou pastel)

Le cinéaste joue aussi sur la répartition dans l'espace (souvent c'est la règle d'or mais avec un jeu d'inversion: entre le ciel et la prairie)

Le film est scandé en plusieurs mouvements (passage écran noir); et de ce fait inscrit la "vraie vie des vaches" dans la durée. Ce peut être une journée, une année, une vie: de la naissance –une vache qui vêle- à la mort -suggérée par un départ pour ...l'abattoir.

 

Loin des documentaires animaliers -dans lesquels une voix off souvent très prolixe anthropomorphise les animaux - le film d'Emmanuel Gras invite le spectateur à vivre, une heure durant, au plus près de ces herbivores qui lui semblaient jusque-là comme figé(e)s dans un paysage de convention.

Une école du regard!

 

Colette Lallement-Duchoze

 

Partager cet article
Repost0
27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 05:26

Film de Philippe Faucon. Avec Rashid Debbouze, Yassine Azzouz, Ymanol Perset, Mohamed Nachit, Zahra Addioui Kamel Laadaili

 

 

19959467_jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20120103_052348.jpgUn film très honnête sur les dérives de jeunes enfants d'immigrés vers l'islamisme le plus violent. Le réalisateur, Philippe Faucon montre très bien le basculement d'un jeune diplômé d'origine maghrébine (Rashid Debbouze) qui ne trouve pas d'embauche à cause de ses origines. Il met en cause le racisme ambiant et se fait circonvenir par un recruteur de "martyr" qui lui parle, dans une langue de tous les jours, du rôle rédempteur de l'islam auquel il adhère (un peu trop) vite. Il a une mère musulmane croyante (admirable) à l'esprit très ouvert (elle admet le projet de mariage de son fils aîné avec une catholique) mais elle n'arrive pas à le retenir dans un islam tolérant.

Tout cela est bien fait, pas de manichéisme, pas de prêche sur les valeurs humanistes mais on ne peut pas se départir d'une gêne, d'une impression de trop "fabriqué" qui fait que ce film dont il faut reconnaître le mérite ne touche pas autant qu'il faudrait sur un sujet pareil. Aucun reproche sur l'interprétation.

Remarque subsidiaire :j'étais seul dans la salle jeudi à 20 heure 45 !

 

Marcel Elkaim

 

Partager cet article
Repost0
26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 15:30

Nous n'avions toujours pas vu "le Havre" d' Aki Kaurismaki, alors nous sommes allés le voir au Havre et dans le cinéma Art et Essai où celui ci a travaillé ses rushes: le Studio.

Voir "Rivages" expo des photos de bord de mer de Jacques Henri Lartigue à l'espace Graillot, voir rentrer les bateaux depuis la cafétéria du musée Malraux, se perdre dans le brouillard : mise en condition, en ambiance...

On retrouve avec plaisir les acteurs habituels des films de Kaurismaki (André Wilms et Kati Outinen). Il tourne en extérieur comme s'il tournait en studio, des plans fixes, des sortes de tableaux avec des récurrences (plan du port de pêche tourné vers la mer, la barrière de la maison, la rue voisine, le bar "la moderne" vu de l'extérieur avant d'y rentrer...

Le Havre est une ville "années cinquante", époque de sa reconstruction, elle joue maintenant cet atout (valorisation de l'architecture Perret, ambiance dans certains bars...) Kaurismaki mélange allègrement cette époque et la nôtre : il traite des sans-papiers avec l'actualité mais l'ambiance est datée : véhicules, téléphones...). Le personnage principal est cireur de chaussures à une époque où la majorité des gens portent des baskets! L'humour n'est pas absent.

film-3En ce qui concerne l'histoire ce film est traité comme un conte: il était une fois un enfant africain qui cherchait à rejoindre sa mère à Londres. Il va rencontrer des personnages "aidant" et d'autres "opposants", les premiers sont des gens du peuple (on pense à Guédiguian, d'ailleurs le quartier où vivent nos personnages principaux fait aussi penser à l'Estaque et Daroussin joue le rôle du flic au grand coeur). On pense aussi à Welcome mais cette fois ci l'histoire finit bien... 

Un mot du cinéma le Studio, rue du général Sarrail, il fait un vrai travail de programmation "rattrapage" art et essai. Et réalise des fiches cartonnées sur tous les films programmés, photo emblématique au recto, critiques d'époque au verso, en vente 30 centimes la fiche, de quoi se constituer une collection!

Le Havre est encore programmé au Studio jusqu'au 5 mars 2012.

Je leur ai laissé des cartes de ce blog, Cinexpressions, aussi pour les havrais!

J. Marro

Partager cet article
Repost0

Mode d'emploi

Ce blog est destiné à collecter nos ressentis de spectateurs, à partager nos impressions sur les films (surtout ceux classés Art et Essai).

Envoyez vos articles ou vos réactions à: artessai-rouen@orange.fr.

Retrouvez aussi Cinexpressions sur Facebook

 

 

Recherche