5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 06:17

Premier festival de cinéma 

les 15, 16 et 17 novembre 2013 au Melville  Prix 5 €

 (Association France Palestine Solidarité Rouen)

 

 

 

 

 Festival1

 Vendredi 15

19h   Aïda Palestine, (Till Roeskens) 

          Fix me (Raed Andoni)

          débat à l'issue de la projection avec Wissan Al Haj journaliste et critique de        cinéma "Que peut le cinéma pour la Palestine"?  

 

samedi 16

16h    Cinq caméras brisées (Burnat Davidi)

18h   Téléphone arabe (Sameh Zoabi)

20h    Inch Allah (Anaïs Barbeau Lavalette)

          Débat à l'issue de la projection avec Denis Sieffert de Politis

 

dimanche 17

14h    My land (Nabil Ayouch)

16h    Intervention divine  (Elia  Suleiman)

18h    Sharqiya (Ami Livne)

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 08:27

 

Edgar Reitz. Avec Jan Dieter Schneider, Antonia Bill, Maximilian Scheidt

 

 

 

 

heimat-1.jpgComme on a pu le lire, le nouvel opus d'Edgar Reitz sous forme de diptyque est le préquel de la trilogie  Heimat  (25 ans de travail plus de 50 heures de film) dans laquelle le réalisateur évoquait le quotidien de la famille Simon au XX° siècle .

 

Dans "chronique d'un rêve" (suivi de "exode") nous sommes en 1842. Schabbach, Rhénanie (le village de Gehlweiler qui a servi de modèle, a été "reconstitué": maisons existantes recouvertes par des façades et fenêtres anciennes; la plupart des vrais habitants du village ont participé au film comme figurants, jouant devant le pas de leur porte...). Sur fond de misère économique (voire de famine) et d'exploitation outrancière (d'abord occupation française puis potentat de hobereaux tyranniques, ce qui est mentionné au détour de phrases pendant la fête de novembre) beaucoup de paysans sont tentés par un "ailleurs" (il est bon de rappeler que l'Allemagne a été au XIX° un pays d'émigration....). C'est le cas du jeune Jakob (le personnage principal); un "rêveur" plongé dans ses livres de récits amazoniens, au grand dam de son père forgeron qui le tabasse sauvagement. Lui "l'Indien" promène un regard hébété ou illuminé sur tout ce qui l'entoure; lui le 'lettré" semble  vivre en osmose avec la nature; il n'en est pas moins amoureux de Jettchen. Son "rêve? Partir au Brésil; partir avec sa dulcinée  qu'il initie déjà aux arcanes de la langue caycachua! IMais …

 

Le choix du noir et blanc (hormis quelques incrustations de couleurs à la fonction symbolique surtout, voir le gros plan sur la pièce d'or dans la paume de la main de Margarethe la mère) permet de jouer sur les contrastes de lumière, de clair-obscur; celui du format cinémascope, d'insérer les gros plans dans leur "contexte"et non de les détacher. Réalisme dans le traitement des métiers revisités (forge du père, machine à tisser de l'oncle) ou des scènes reconstituées (grande fête populaire villageoise, préparatifs funèbres, vendanges, etc..) tout cela contribue à illustrer de façon convaincante que le cinéma est une "école du regard" avant tout ! 

 

Le titre de ce premier volet? le réalisateur l'explicite lui-même "Notre film parle de la capacité de l’homme à diriger sa vie en fonction de ses utopies, de l’image intérieure d’un paradis, à se libérer du cadre prédéterminé de son existence et des contraintes sociales apparemment imposées par le destin, voilà qui est à nos yeux un de ses élans les plus productifs. Nous dédions ce film à tous ceux qui suivent leurs rêves"

 

Colette Lallement-Duchoze

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 12:44

 

de Hany Abu-Assad avec Adam Bakri, Waleed Zuaiter

Prix du jury "un certain regard" festival de Cannes 2013 

 

 

 

 

Omar.jpgVoilà un film "bien ficelé", bien filmé, efficace quant à son déroulement sur fond de conflit israélo-palestinien. D'où la "moue" de certains critiques dans le style "déjà vu...".

 

Je pense qu'il mérite plus qu'un simple satisfecit.

 

1) Le conflit y est montré au ras du sol, dans sa quotidienneté, sans manichéisme affirmé : il y a, bien sûr, la violence de l'occupant d'un côté, mais de l'autre toutes les ambiguïtés de la résistance palestinienne.

  2) Il y a surtout l'évolution du personnage principal, résistant "retourné" par la police israélienne qui oblige à se poser la question : que ferait-on à sa place ?

 

Le mérite du cinéaste est d' avoir su dépasser le caractère classique de ce film (histoire d'amour, courses poursuites  dans les rues...) pour poser "en creux" de vrais problèmes 

 

 

Marcel Elkaim

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 12:22

Documentaire de Martin Esposito

 

super-trash.jpgCitoyens vous étiez persuadés que vos déchets si minutieusement, si consciencieusement triés, seraient savamment recyclés; détrompez-vous; il n'en est rien. Car c'est en aval -et non en amont- que se situe le problème: une véritable arnaque, une catastrophe écologique! Voilà ce que dénonce avec fougue ce documentaire.

 

Martin Esposito a passé 14 mois dans une décharge au sud-est de la France, celle de Villeneuve-Loubet, lieu géré par une filiale de Véolia. Il a  écrit sans relâche dans sa cabane d'enfance reconstituée, il a  interrogé les employés, il a filmé au plus près ce monde "trash". Et  le documentaire qu'il a réalisé  nous convie à une "visite" d'un "site archéologique du présent" (trash est à prendre dans ses deux sens "corbeille" et "répugnant")

Voici des camions qui déversent des tonnes de nourriture non périmée (elle sort à peine des chambres froides et le réalisateur à plusieurs reprises s'ingénie à "manger" et "boire" quelques-uns de ces produits/ordures...); voici des flots puants d'hydrocarbures, voici des fusées de détresse, du verre, du plastique, et même des cercueils....Des monticules effrayants, aux odeurs méphitiques, où parfois s'engluent des oiseaux. Et tout cela sera "définitivement" enfoui, sous une chape de terre. Mais (et c'est l'image finale) des sacs de plastique volettent - exhumés expulsés des  profondeurs, ou rebelles à l'enfouissement?- et ils font  un pied de nez à la caméra en la "percutant"!

 

La récurrence de certaines images (dégoulinement visqueux des détritus de toutes sortes, moquettes/tapis du festival de Cannes, poupées démantibulées, commande TV, flots d'hydrocarbure avec en voix off "mais c'est de la merde") si elle correspond au ballet incessant des camions (qui se rendent plusieurs fois par jour sur la décharge) n'en reste pas moins trop répétitive. Une caméra qui virevolte jusqu'à donner le tournis, des effets d'accéléré, des commentaires incrustés, des réflexions, des interrogations avec ou sans réponses, des images d'archives (les condamnations réitérées du maire de Villeneuve–Loubet). Tout cela mieux "structuré" aurait pu être convaincant; et que dire de cette omniprésence à l'écran du réalisateur (parfois en gros plan) sinon qu'elle nuit à la "monstration/démonstration"? À moins qu'elle ne métaphorise la volonté d'ingérer son paradis perdu!

 

Colette Lallement-Duchoze

 

Je rappelle que Michael Moore dans son ouvrage "Mike contre-attaque; bienvenue aux Etats stupides d'Amérique" (2002) avait (déjà) consacré un chapitre "Sauve qui peut la planète" à cette catastrophe planifiée!

 

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 06:27

de Valeria Golino avec Jasmine Trinca, Carlo Cecchi

 

 

miele.jpgVendre la mort à des personnes malades, souvent en phase terminale, tel est le boulot qu'accomplit Irène (son nom de code est Miele ).  Pourquoi avoir choisi ce "métier", pourquoi faire croire à son proche entourage qu'elle prépare une thèse? Nous ne le saurons pas; mais peu importe. Le personnage se définit précisément par ce mélange de beauté lumineuse et de sombre mystère. Irène (Miele) c'est la vélocité d'un corps qui pédale, c'est la grâce d'une sirène moderne, c'est la sensualité d'un corps habité par le plaisir, c'est la sollicitude auprès d'un père solitaire, bref c'est la Vie. Filmée en gros plans (profil) plans moyens (le buste vu de dos au sortir de l'eau) elle envahit souvent l'écran de son sourire, ou se confond avec les perles de la mer. Miele (Irène) c'est la jeune femme de blanc vêtue, gantée, qui assiste -toujours en retrait- aux derniers instants de ceux qui ont accepté ses services (la scène avec un jeune homme paralysé et quasiment muet est bouleversante d'audace assumée); Miele toujours insiste auprès de ses « patients » pour s’assurer de leur décision. L'euthanasie est un sujet tabou en Italie "bien plus qu'en France" affirme la réalisatrice qui met en évidence -mais par petites touches - tout un trafic afférent au processus d'une mort tarifée (le spectateur dès le début pouvait s'interroger sur les motivations de voyages aux USA puis au Mexique; or c'est dans ce pays que Miele se procure le produit létal...)

 

Mais quand elle découvre une supercherie: un homme a fait appel à ses services alors qu'il est en très bonne santé,  Miele (qui a des "principes", ce qu'elle revendique auprès de Rocco lequel ne s'embarrasse pas de considérations éthiques) se révolte. Et le film bascule; change de direction - l'euthanasie semble servir de prétexte à cette improbable rencontre!!- ; il se focalise sur les relations de plus en plus complexes et intimes à la fois entre Miele et M. Grimaldi;  les deux protagonistes (admirable prestation de Jasmine Trinca et de Carlo Cecchi) se réconcilient avec eux-mêmes avec la vie...

 

La réalisatrice opère souvent par ellipses, elle ne commente pas, elle suggère préférant l'évocation à l'analyse (au spectateur de remplir les interstices voire certaines béances et de se poser les questions d'ordre moral, politique ou religieux) "Personne ne veut mourir. Tous veulent vivre, sauf que leur vie n'est plus une vie" confiera Irène, en larmes sur l'épaule protectrice de Grimaldi 

 

Dans la mosquée Süleymaniye à Istanbul la mince feuille de papier s'est envolée, Irène enturbannée et contemplative a ainsi pu vérifier les allégations de M. Grimaldi sur la construction du dôme. Elle sourit à la Vie tandis que résonne la chanson de Brassens "les sabots d'Hélène"...

 

 

Colette Lallement-Duchoze

 

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 05:32

de Justine Triet avec Laetitia Dosch, Vincent Macaigne, Virgil Vernier, Arthur Harari

 

 

 

 

 

la bataille de

 

Le saviez-vous? en juin 1859 les troupes de Napoléon III écrasent celles de François-Joseph... (Solférino)

 

Le saviez-vous? un couple peut-être frustré quitte la salle au début de la projection...

Il n'aura pas vu le parallèle entre un couple divorcé (et ses enfants braillards) et une nation divisée (avec ses hollandais et sarkozystes hystériques) en ce 6 mai 2012 

 

 

 

Qui va gagner, puisque bataille il y a ? C'est un labrador (oh gentil chienchien olympien) c'est la musique de Dead Man's Bones (oh le son lo-fi)

 

 

 

   

 

 

J-M Denis

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 12:14

De Rebecca Zlotowski. Avec Tahar Rahim (Gary Manda), Léa Seydoux (Karole), Olivier Gourmet (Gilles), Denis Ménochet (Toni)

 

grand-central.jpg

 Imbriquer une thématique de documentaire -le dur labeur des parias du nucléaire, ceux de la maintenance formés rapidement, exposés en permanence aux radiations, malgré toutes leurs précautions-, et la passion amoureuse -avec ses moments de douce volupté et ses interdits- s'inscrit dans un champ lexical bien connu de tous: cœur, dose, danger, menace, contamination, fusion, fission, etc. La réalisatrice va jouer (ad libitum) sur les alternances contrastées: à la froideur minérale voire sépulcrale de la centrale (la paroi extérieure de Tricastin envahit plusieurs fois l'écran tel un monstre; l'intérieur labyrinthique, tel un géant prédateur, "menace" de "dévorer" les humains) s'oppose la luminosité d'une nature presque bucolique; aux corps harnachés de combinaisons, masques et gants d'un blanc livide répond la sensualité de corps à demi dénudés, allongés dans l'herbe tendre; au silence empreint de frayeur des ouvriers, au cœur du réacteur, répond leur joie de "vivre" quand ils se retrouvent "entre amis" avec leurs beuveries, leurs chansons, leurs galéjades, leur "rodéo". Et quand la Menace d'abord latente se concrétise, en écho c'est le couple adultère qui se délite...Les visages embués de pleurs ou fermés en disent long sur ce que sera inéluctablement le "futur"

 

Une dynamique certes séduisante!! D'autant que la distribution est cardinale: Olivier Gourmet (sublime) Léa Seydoux (Vénus sybarite) Tahar Rahim (naïf et tendre) Denis Ménochet (ah sa geule et son regard!). Et la musique de Rob (le martèlement du train sur les rails au tout début ...) qui imprime un rythme si particulier.!

Est-ce pour autant un "grand" film? Que n'ai-je lu ou entendu des propos dithyrambiques allant jusqu'à le comparer  à ceux d'illustres devanciers (Renoir, Becker); ce n'est pas parce qu'un des personnages se prénomme Toni qu'on fait du Renoir....

 

 

Colette Lallement-Duchoze

 

 

 

 

 

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 09:19

 Film chilien de Alejandro Jodorowski avec Brontis Jodorowski, Pamela Flores

 

 

la-danza.jpg

Années 30. Tocopilla  petite ville portuaire au nord du Chili (où naquit Jodorowski en 1929) . Le jeune Alejandro, fils d'émigrés russes (le nom de leur boutique "Casa ukrainia" le rappelle) va découvrir la "vie", tiraillé entre un père (Jaime) ultra violent, communiste adorateur de Staline (dont le portrait trône telle une icône), et une mère (Sara) d'une douce corpulence (elle ne s'exprime qu'en chantant telle une diva). Dans cette autobiographie fantasmée (et qui serait le premier volet d'une trilogie si l'on en croit Jorodowski) aux allures de "fresque initiatique", le réalisateur a recours à tous les genres styles et tonalités (cirque, mélo, opéra, réalisme, surréalisme, fantasmagorie, ironie dérision et grandiloquence) que ne renierait pas un Fellini... Jorodowski lui-même commente en off ou assis aux côtés du jeune Alejandro (interprété d'ailleurs par son petit-fils). Danse de la réalité: c'est la valse des pièces de monnaie sur laquelle s'ouvre le film (et la voix off du cinéaste), valse des billets quand le dictateur Ibanez veut récompenser la "bonté" du père; c'est la danse sordide de la horde des estropiés (manchots, culs-de-jatte, éborgnés, tous victimes de leurs conditions de travail qui les déchiquettent); danse des opposants au régime du dictateur Ibanez martyrisés torturés; danse aux couleurs vives acidulées ou ocreuses selon le moment et le lieu; c'est la danse des réminiscences, lumineuses ou traumatiques, réelles ou inventées. Une danse dont le rythme varie selon le souffle qui anime cette "autofiction" euphorique!

 

Et pourtant! Autant le début frappe par l'époustouflante force inventive et l'humour de la dérision, autant quand le film se veut fable politique -le personnage principal, le père,  devenu héros malgré lui, dans  ses subterfuges pour tuer le dictateur,- tout semble s'affaisser: rythme personnages et situations (hormis peut-être la séquence pathétique avec la femme bossue ou le cynisme d'un prêtre qui offre une tarentule...).

 

Malgré tout, l'ensemble se voit et s'entend comme la geste frénétique ludique et baroque de l'Enfance d'une Vie; et ne serait-ce pas pour le réalisateur, cet octogénaire si alerte et facétieux, une forme de "renaissance"?

 

 "J'éprouvais le besoin vital de faire un film autobiographique. Pour mes enfants mon arbre généalogique était un mystère total. Je ne leur parlais jamais de mon enfance. Ils ont donc vu Tocopilla... J'ai voulu donner à mes parents ce qu'ils n'ont jamais pu concrétiser dans leur vie. Ma mère chantonnait tout le temps j'en ai fait une chanteuse d'opéra. Mon père rêvait d'assassiner le président du Chili, j'ai exaucé son vœu"

 

à voir absolument!

 

 

Colette Lallement-Duchoze

 

 

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 09:25

film de  Philippe Appietto et Nathalie Sauvegrain avec Lou Lesage, Olivier Clastre, Diana Laszlo, Kevin Diana, Théo Costa-Marini... 

 

 

Premier long métrage, cette comédie à la fois drôle et poétique a été tournée avec un petit budget, en 24 jours dans le Haut-Médoc -ce qui implique une préparation minutieuse du découpage. Voici un film décalé et qui de l'aveu même de la co-réalisatrice serait un anti "Les petits mouchoirs" :par son univers spoceane.jpgécifique, où rock et surf omniprésents côtoient en la magnifiant parfois, l'authenticité des personnages; ceux-ci sont plus ou moins déjantés, hippies d'un autre âge que les réalisateurs rendent si attachants. La scène inaugurale qui sert de prologue donne le ton et va jusqu'à "encoder" le film: dans l'habitacle d'une Volvo customisée où pendouillent des colifichets, Oliboy, ado quadra, aux ongles peints en noir, chante la bouche dégoulinant de bière et de pétard; il recueillera une ado à la moue boudeuse (sexy aussi??) qui vient de se faire larguer sur l'autoroute...Peut commencer dès lors un "voyage"; tandem improbable, qui va s'installer au camping pour deux semaines; lui, surfeur le jour, déguisé en diva le soir, c'est cet olibrius d'Oliboy (Olivier Clastre qui interprète ses propres chansons dont "je t'encule"); elle, la jeune ado fugueuse, personnage éponyme du film (mais peut-être la seule adulte dans cet univers qui se veut "libertaire"...); d'abord en retrait et "spectatrice" elle accède à la "maturité" :elle ne sera plus "victime" d'un passé douloureux qu'elle maîtrisera  en le transcendant (les réalisateurs évitent le pathos et la psychologie à la Rufo) ; son prénom lui-même, Océane, contient dans son écrin de mer et de sel, tous les possibles...

Si les réalisateurs ont été émerveillés par les paysages de cette région du Médoc, certains plans et cadrages rappellent -hélas!- le chromatisme des cartes postales! Les citations: nombreuses références à la littérature, au cinéma, semblent "plaquées" voire saugrenues (mais n'est-ce pas l'apanage de ce saltimbanque rockeur, admirablement interprété d'ailleurs?). Certains spectateurs reprocheront à ce film (certes vivifiant) les excès de trivialité, grossièreté (langage et comportements); on pourrait répondre, mutatis mutandis, à la Desproges "dire pipi, caca à la radio, c’est vulgaire ; alors on se bouche les oreilles. Ce qui revient à inverser l’ordre des choses et à proclamer que ce n’est plus la bêtise qui est vulgaire mais le verbe ».

 

Un film lumineux tout simplement! 

 

Colette Lallement-Duchoze

 

 

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 04:28

de Anne Gromaire et Jean-Claude Honnorat

 

 

   Hocine  Louanchi
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Mode d'emploi

Ce blog est destiné à collecter nos ressentis de spectateurs, à partager nos impressions sur les films (surtout ceux classés Art et Essai).

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