18 novembre 2020 3 18 /11 /novembre /2020 07:32

de Vladimir Kozlov (2019) 

 

2020 : KFF - Krakowski Festiwal Filmowy - Cracovie (Pologne) - Compétition internationale long métrage

2020 : Festival International Jean Rouch - Voir autrement le monde - Paris (France) - Compétition internationale

 

https://online.comitedufilmethnographique.com/

Kounachir, à 14 km au nord des côtes du Japon, est l’une des deux îles principales de l’archipel des Kouriles, annexé par l’URSS en 1945. Un an plus tard, après une brève cohabitation, les 17 000 Japonais vivant sur ce territoire ont été massivement déportés. A ce jour, aucun accord de paix n’a été signé entre les deux pays…

Kounachir

En filmant l’île dans sa diversité -tant géographique qu’humaine- en donnant la parole à plusieurs habitants -chacun incarnant une « manière » de vivre ou de  survivre sur l’île– le réalisateur offre l’image d’une micro société mais qui « parle de la société russe tout entière » avec ses contradictions ses folies sa politique des frontières

 

Il fait alterner les rencontres/interviews (nous allons suivre 6 habitants) les images sur l’île (rivage village plaine forêt volcan  lac) en variant les points de vue, les angles,  les « moments » -jour naissant ou crépusculaire, et les atmosphères -sérénité d'une chaude lumière, enveloppe brumeuse, nocturne étoilé. À cela s’ajoutent quelques photos d’archives (certaines au montage illustrent les propos de cet homme qui né en 1938 a été témoin de la déportation des Japonais ou qui évoque la bonne entente avant 1946 47, vante les prouesses technologiques  d'une époque désormais révolue... )

 

En scrutant les paysages, l’environnement, la vie au quotidien la caméra peut s’arrêter sur des détails -mais sans ostentation ni souci de didactisme - les images parlent d’elles-mêmes. Voici sur une grève un bateau rouillé échoué et sur le sable se dessinent les sillons de ces mobs pétaradantes alors qu’une vache en plan rapproché dit la placidité ou l’éloquence du silence. Voici des chars recouverts de verdure, des blindés témoins de la seconde guerre mondiale. Deux compères la tête hors d’eau dans ce lac où l’on prend un bain de boue (roboratif à condition d’être régulièrement pratiqué affirme Micha). Une cabane en bois que l’on construit dans un arbre, dans cette forêt qui abrite une vie inaltérée « l’être humain se contente de peu »affirme cet homme amoureux de ses chiens aux prénoms chargés de sens (Fram, voyage Trump, roux, Knut en hommage à Knut Hamsun). Une femme dans un minuscule cimetière d’un geste simple et précautionneux à la fois, arrose les fleurs sur la tombe de son mari, célébrant la Vie par-delà la mort. Par écran interposé le responsable politique local se plaît à brosser l’historique de l’île, fier de la victoire de son pays l’ex URSS (plus tard nous l’entendrons revendiquer le bien fondé de la politique étrangère russe) ; afin d’éduquer les jeunes (critère dit pédagogique) on se plaît à « reconstituer » la grande scène historique de la capitulation des Japonais ….en 1945; le même est convaincu  qu'un musée à ciel ouvert apprendra aux jeunes l'histoire de l'armement...

 

Or ces êtres humains ressemblent étrangement aux personnages du théâtre beckettien (un gros plan sur une pancarte « maison des fous ») attendant leur Godot (hormis le responsable politique droit dans ses bottes qui revendique l’application à la lettre du traité de 1945 -promesse orale faite par le président américain à Staline s’il entrait en guerre contre le Japon.) 

 

Explorer creuser le sol c’était une des scènes d’ouverture. Et l’on découvre avec cet homme au torse nu, des tessons, témoins lambeaux de l’art japonais, à jamais disparu ? Et partant,  d’un art de vivre, d’une civilisation ?. Explorer creuser : n'est-ce pas la démarche de Vladimir Kozlov? (réalisateur français d'origine russe)

 

Pépiements, piaillements, croassements, aboiements, ressacs : telle sera la bande-son de ce plan final, où la mer toujours recommencée a revêtu son habit de nuit…

 

Un documentaire que je vous recommande vivement!!

 

.Colette Lallement-Duchoze

 

 

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17 novembre 2020 2 17 /11 /novembre /2020 16:11


E-DIFFUSIONS DE FILMS DOCUMENTAIRES
 

Pour cette deuxième semaine, vous pourrez découvrir Green Boys d'Ariane Doublet qui devait faire l'ouverture du mois du film documentaire du Département de l'Eure.
Quant à Miss Mermaid de Pauline Brunner et Marion Verlé, il avait était choisi par les jeunes organisateurs du Festival Du grain à démoudre pour leur 21e édition.

Ces deux films seront visibles pendant 7 jours, dès leur date de diffusion, sur notre site internet.

bonne e-diffusion à tous


MARDI 17 NOVEMBRE
 

réalisé par Ariane Doublet
produit par Squaw en coproduction France Télévisions

Synopsis : Alhassane est un jeune guinéen de dix-sept ans. Accueilli dans un petit village au bord de la mer en Normandie, il rencontre Louka, treize ans. Une amitié est née. Elle se construira jour après jour, comme leur cabane, lieu secret de l’enfance et refuge aux blessures.


JEUDI 19 NOVEMBRE
 

réalisé par Pauline Brunner et Marion Verlé
produit par Wendigo Films en coproduction avec France Télévisions

Synopsis : Chaque jour, Alexia se transforme. Les jambes rassemblées dans une queue recouverte d’écailles, elle plonge dans la mer et s’évade. Les rumeurs sur la sirène de Fécamp vont bon train… surtout depuis l’inscription d’Alexia au concours Miss Mermaid France.


ET TOUJOURS EN LIGNE
 

Jusqu'au mercredi 18 novembre

Une Vie nous sépare
de Baptiste Antignani
Co-réalisé par Baptiste Antignani et Raphaëlle Gosse-Gardet,
Coproduction Federation Entertainment et France Télévisions - France 3 Normandie avec la participation de CANAL+ family

 


Retrouvez toute l'actualité sur normandieimages.fr
 

SUIVEZ-NOUS SUR :

115 boulevard de l'Europe 76100 Rouen FR


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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 05:32

Le Festival international Jean Rouch est l’une des plus importantes manifestations européennes de cinéma documentaire lié à l’anthropologie et plus largement aux sciences humaines. Fondé en 1982 par le cinéaste et ethnologue Jean Rouch (1917-2004), il présente chaque année à Paris, en novembre, plus de 70 films documentaires programmés en compétition internationale ou en séances thématiques.  

 

 

Festival International Jean Rouch 2020 [13 nov - 6 déc 2020]

Nous sommes ravis de vous accueillir pour cette 39e édition du Festival International Jean Rouch, du 13 Novembre au 6 décembre 2020. Un accueil exclusivement en ligne cette année, du fait des circonstances exceptionnelles. Ces circonstances, nous l’espérons, ne vous empêcheront pas d’apprécier la qualité des films sélectionnés, mis à votre disposition gratuitement progressivement tout au long du Festival sur notre plateforme de streaming, chaque film étant ainsi disponible 5 jours au total. Les sessions traditionnelles de questions/réponses avec films cinéastes sont maintenues, sous forme de webinaires (cf. Calendrier des débats) pour lesquels nous attendons vos questions et réactions en direct par voie de messagerie (tchat intégré à Zoom ou bien Facebook). Les enregistrements de ces webinaires resteront également disponibles pour un visionnage ultérieur. Comme chaque année, vous pouvez nous laisser votre adresse électronique pour recevoir gratuitement notre lettre d’information, ou encore faire un don pour soutenir le Comité du Film Ethnographique et son festival. Enfin, le Comité et l’équipe d’organisation dédient l’édition 2020 de la manifestation à Marc-Henri Piault, disparu très récemment

Nous vous souhaitons un excellent Festival 2020!

Cliquez ICI pour rejoindre la plateforme de streaming [13 nov – 6 déc 2020]  et créer un compte 

Festival International Jean Rouch 2020 [13 nov - 6 déc 2020]

Nous la mangerons c'est la moindre des choses

Festival International Jean Rouch 2020 [13 nov - 6 déc 2020]

Bariz (Paris) le temps des campements

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12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 14:58

De Vincent Gérard, Cédric Laty, Bernard Marcadé et Camille Zéhenne  (France 2017 ) documentaire/fiction (sortie le 15/01/2020)

 

2017 : Visions du Réel - Nyon (Suisse) - Compétition Internationale Moyens Métrages

 

Barthes *Sous ce nom, du gascon barta – zone humide auprès d’une rivière ou d’un fleuve–, on désigne les terres basses inondées chaque hiver par l’Adour

libre interprétation des Mythologies de Roland Barthes, dont le récit se joue principalement sur le fleuve Adour et dans la lumière du sud ouest.

Barthes

En jouant sur la « polysémie » du mot Barthes (nom de l’écrivain sémiologue et toponyme ensemble des terres basses inondées chaque hiver par l’Adour) en faisant coexister des extraits de Mythologies (voix off) et  la géographie d’une région bien définie (des panneaux de signalisation, des cartes agrandies serviront de repères tels des « signes » ethnographiques) les auteurs de ce documentaire vont « raccorder le creux de la langue et les crêtes d’un paysage traversé par ses lumières ».

 

Nous voici sur les traces de Barthes qui on le sait avait pris l’habitude, à partir de 1968, de passer ses étés à Urt -une commune des Pyrénées Atlantiques- où il appréciait «le délice des matinées : le soleil, la maison, les roses, le silence, la musique, le café, le travail, la quiétude insexuelle, la vacance des agressions » (sa mère et lui-même sont enterrés dans cette commune).

Nous sommes invités à descendre l’Adour, de la sortie d'Urt  jusqu’à l'Atlantique,- au gré de « rencontres » parfois insolites, que ponctue  la musique de Satie -, jusqu’à ce dernier plan où vibre l’immensité d’un flux héraclitéen. Une balade qui se mue en  ballade !

 

Mais inutile  de chercher à tout prix  une synonymie entre les paysages, le fleuve, ses rives, les hameaux, les chemins vicinaux,  les personnages et les textes lus. L’apparente illustration peut être ironique  ou procéder d'effets spéculaires contrastés voire inversés : ainsi en est-il de ces cyclistes âgés filmés en groupe (tel un peloton) ou individuellement alors que Bernard Marcadé lit des extraits du « tour de France » (son onomastique son épopée lisible dans la personnification des lieux et ses 4 mouvements : mener suivre s’échapper s’affaisser). Voici une surfeuse et simultanément  on entend  un extrait du  texte « le plastique » (moins objet que trace d’un mouvement) ; voici une femme qui exécute une danse « orientale » puis elle procède au dévêtement, les déhanchements et les gestes semblent donner raison à Barthes (strip-tease) MAIS le contexte désacralise « la conjuration minutieuse du sexe »

Se pose  une autre problématique :  la mythologie dénoncée par le sémiologue au milieu du XX° siècle imprègne-t-elle encore notre quotidien? 

Ce n’est pas pur hasard si le documentaire s’ouvre sur des extraits du «guide bleu » suivis par ceux de « l’écrivain en vacances » Si le guide bleu flatte la montuosité et ne s’intéresse qu’aux monuments , les quatre auteurs du documentaire « montrent » l’exact contraire en jouant sur les arrondis verts, les miroitements des couleurs, les éclats de lumière sans verser dans les clichés lisses des chromos..

La musique de Satie scande, en la ponctuant, cette ballade, mais  elle subit elle aussi des "travestissements" (dans les divers "arrangements") quand elle ne s’accouple pas avec la musique d’une fanfare !

 

Roland Barthes non sans ironie (on le connaît pince-sans-rire) fustige un certain langage et partant une certaine idéologie et son recueil Mythologies qui ausculte la France des années 50 sous forme de tableaux, démystifie l’objet mythifié par le langage, objet qui véhicule les valeurs bourgeoises sans jamais le dire comme si les valeurs étaient des évidences unanimement partagées. Les auteurs de ce documentaire par une forme de mimétisme inversé rendent hommage à cet écrivain en l’inscrivant dans SON lieu d’élection, en choisissant des textes dont le pouvoir corrosif est toujours d’actualité et leur « essai remet en scène le documentaire et la fiction, les universalise dans la lumière du Sud-Ouest, ici et maintenant » (Emmanuel Chicon. Visions du réel) 

 

Colette Lallement-Duchoze

 

 

Barthes

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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 12:32
De Cyril Bérard et Samuel Picas (documentaire 2020)

 

Film soutenu par Tënk et Mediapart

https://www.mediapart.fr/studio/documentaires/international/grano-amaro-peut-ignorer-l-heritage-de-mussolini

En suivant jour après jour la campagne électorale des élections municipales (2019) de Predappio, ville natale de Mussolini, Grano Amaro raconte le parcours de deux candidats amateurs dans une élection dont l’enjeu les dépasse.
Très vite, la campagne est phagocytée par la grande question de l’héritage mussolinien : que faire de la tombe du dictateur ? Le film retrace le combat pour la mairie qui, administrée par la gauche depuis 1945, risque de tomber aux mains de l’extrême droite.

Grano amaro

La séquence d’ouverture nous introduit dans une "minoterie". Voici un homme dont les gestes rapides et précis -dosage, emplissage et fermeture des sacs de farine- sont filmés en gros plan. C’est Roberto Canali. Il est candidat aux élections municipales, sur la liste « unis pour Predappio » soutenue par la ligue d’extrême droite. Face à lui Gianni – successeur de Giorgio (cf la photo ci-dessus) qui, après deux mandats, ne peut plus se présenter.

 

Le documentaire par un montage alterné (et/ou parallèle) donne à voir successivement les deux candidats  : sur leur lieu de travail, dans leur QG de campagne, leurs réunions, leurs meetings, etc.. mais aussi comme ce sont des " enfants" de Predappio, on les verra à la même table jouer aux cartes par exemple. Une personne interrogée n'avoue-t-elle pas? Je les connais  et je les aime bien tous les deux

Les réalisateurs ponctuent la chronologie -soit les différentes étapes de la campagne jusqu’au dépouillement, et la gueule de bois le lendemain pour les perdants...-, par des vues en plongée sur la place de l’église, la piazza Sant’Antonio, des plans en frontal sur le palazzo Varano, par des panoramiques sur la campagne environnante (nous sommes en Emilie Romagne sur les premières collines de l’Apennin nord) – comme une métonymie (ou un gage?) de la pérennité- ou encore par des jeux "apparents" de contrastes - entre  la fixité du buste en bronze de Mussolini (Predappio est sa ville natale, il y a une crypte Mussolini qui attire de nombreux  touristes )  et le frémissement des herbes,  par exemple. Or ces herbes frémissantes sont annonciatrices de moisson ….. Le blé sera-t-il amer?

 

La tombe du dictateur doit-elle être gérée comme une attraction touristique ou comme une opportunité pour affronter historiquement et culturellement la période fasciste ? Si la question du tourisme est posée par les deux candidats (quand bien même elle les dépasse,- ils ne sont pas versés dans les arcanes ni les roublardises de la  "politique"  au grand dam du maire sortant) c’est que la  "présence" de Mussolini souligne en creux la prégnance du fascisme en Italie au XXI° siècle ; et les résultats vont donner raison au parti fort à l’aise avec les morts. Ombres tutélaires pour les uns, ombres encombrantes pour les autres…

L’inauguration de l’expo consacrée à Donna Rachele Mussolini -sous la tutelle du nouveau maire- en témoigne aisément ainsi que le discours de la curatrice qui cite Mussolini avec l’aisance de la connivence..

Or le 28 octobre 1944 , Predappio, commune antifasciste, était libérée ! Commémorer ! Célébrer ! Perpétuer dans la fête le rite de la libération ? C’est précisément le thème de la dernière séquence de ce documentaire ….

 

Grano amaro ( blé amer) : clin d’oeil pour le titre au film de Giuseppe de Santis ? « Vague » de consensus en faveur de la ligue de Salvini ? Défaite historique de la gauche ?

Grano amaro Un documentaire qui  ausculte  de l'intérieur un basculement tant historique que symbolique

 

Colette Lallement-Duchoze

 

 

 

 

 

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10 novembre 2020 2 10 /11 /novembre /2020 05:42

Depuis quatre ans, le FCP organise son concours de courts métrages dédié aux jeunes réalisateurs palestiniens. Cette année, le programme se maintient en ligne ! Cinq films seront postés du 10 au 15 novembre sur Mediapart. Le vote du public sera ouvert le 10 novembre uniquement pour permettre le décompte des votes et la remise des prix le même jour.

En plus du concours de courts métrages, une partie de la programmation de la 6ème édition du FCP sera proposée en ligne les 13, 14 et 15 novembre. [...] : quatre séances de longs métrages seront accessibles depuis un lien publié sur notre site et la page FB. Les projections seront suivies par une table ronde avec les réalisateurs. 

Afin de vous donner un avant-goût du programme initialement prévu cette année, voici le teaser de cette 6ème édition en attendant de vous retrouver en salles :

 

TRAILER_MASTER_CORRIGE_FCP2020 © festival Ciné-Palestine
Festival Ciné- Palestine
Festival Ciné- Palestine
Festival Ciné- Palestine

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9 novembre 2020 1 09 /11 /novembre /2020 05:24


DIFFUSION
 

e-diffusions de films documentaires
Normandie Images et Normandie Livre & Lecture ont souhaité mettre en avant la richesse et la diversité des films documentaires soutenus par la Région Normandie en partenariat avec le CNC et soutenir les auteurs, réalisateurs et producteurs.

Ainsi, pour égayer un peu cet automne, nous vous proposons, les mardis et jeudis, à partir du mardi 10 novembre 2020, deux films documentaires par semaine. Ces films seront visibles pendant 1 semaine.
 
Tout le mois de novembre
sur notre site normandieimages.fr

Sous le ciel de l'Occupation
film documentaire de Antoine Lassaigne
produit par BCI Communication

Lundi 9 novembre 2020 à 23h05 sur France 3 Normandie

Les délivrés
film documentaire de Thomas Grandrémy
produit par Mil Sabords

Les 16 et 30 novembre 2020 sur France 3 Pays de Loire et Ile-de-France

Les Inoxydables
film documentaire de Laurent Mathieu
produit par Mil Sabords

Lundi 23 novembre 2020 vers 23h dans le cadre de la collection « Senior Power » sur France 3 Normandie


PROJECTION
 

Soirée courts métrages - Online
Courts métrages soutenus et tournés en Normandie
Un court métrage soutenu en compétition nationale

Samedi 7 novembre 2020 à 16h30 et 19h
Festival Eurydice Du 6 au 8 novembre 2020

 


EN COMPÉTITION
 

Palme
court métrage de Mathilde Aplincourt
produit par Mil Sabords

Festival européen du film court Brest (29) - Online
En compétition France


PRIX FESTIVAL
 

Mille fois recommencer
film documentaire de Daniela de Felice
Produit par

Prix Meilleure réalisatrice et Meilleur Artiste
festival international Arte Non Stop Festival de Buenos Aires, Argentine


ATELIER
 

Foyer
atelier de pratique artistique

d'octobre 2020 à février 2021
Foyer Abbé Bazire, Rouen (76)

Oser écrire
atelier de pratique artistique

d'octobre 2020 à février 2021
Foyer Abbé Bazire, Rouen (76)


Retrouvez toute l'actualité sur normandieimages.fr
 

SUIVEZ-NOUS SUR :

 
 

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8 novembre 2020 7 08 /11 /novembre /2020 08:02

DOCUMENTAIRE

PAR TËNK & MEDIAPART

2009, vingt ans après la chute du Mur. Hans Narva a 40 ans. C’est un musicien, ancien bassiste d’un groupe légendaire d’Allemagne de l’Est, Herbst in Peking (« L’Automne à Pékin »), un nostalgique, un anticapitaliste et surtout un pur Berlinois. Sous l’œil de Claudia Lehmann, voyage dans un monde qui s’efface. En accès libre jusqu’à dimanche et en partenariat avec Tënk, plateforme du documentaire d’auteur.

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1 novembre 2020 7 01 /11 /novembre /2020 07:30
Un film pour enrayer la machine technopolicière
C’est quoi, un espace public ? Pour le pouvoir c’est un lieu à gentrifier, privatiser, fliquer. Pour nous, habitant.e.s des quartiers, précaires, sans-abris, squatteurs, artistes de rue, manifestant.e.s, c’est un lieu de vie. Nous avons donné la parole à ces invisibles, afin de voir ce que nous avons perdu –et ce qu'il nous faut reprendre. Parce qu’on peut vivre ensemble. Sans répression.
Pourtant la ville t'appartient

La Technopolice s’empare de nos villes. À Toulouse, Valenciennes, Nice ou Paris, la reconnaissance faciale est mise en essai.  À Saint-Étienne, une startup a été chargée par la mairie de poser des micros dans l’espace public afin d’épier les bruits « suspects » -et d'envoyer des drones sur place en cas de pet de travers. À Marseille et Nice, les entreprises Thalès et Engie placent leurs pions pour faire naître une « Safe City », espace urbain de contrôle et de surveillance massive des populations.

La Quadrature du Net, « Manifeste contre la technopolice » : « Contre cette dystopie que préparent ceux qui prétendent nous gouverner, nous appelons à une résistance systématique ». Des collectifs tels l'Assemblée de la Plaine gagnent des victoires, d'autres, tels les architectes du collectif ETC,. se mettent à la disposition des habitants, certains, comme la Ligue des Droits de l'Homme, La quadrature du net donc, ou le Droit Au Logement, livrent des batailles épiques contre des géants. Et comme l'a écrit mon ami David, coréalisateur du documentaire : « Tous font les mêmes constats, qu'ils soient habitants de la rue ou vigies pour les libertés individuelles et collectives : l'espace public est progressivement privatisé selon des logiques implacables, et seule la conscientisation des citoyens peut permettre d'enrayer la machine technopolicière ».

Puisse donc ce reportage, plus qu’un document accablant, représenter un message d’espoir, et un support pour nos luttes, présentes et à venir. 

Il est visible ici (ou ici pour le voir directement sur Youtube) :

Salutations libertaires,

M.D.

 


 

Pourtant la ville t'appartient - Télé Chez Mouais et Pilule Rouge © Tele Chez Moi

Télé Chez Moi / Mouais, le mensuel dubitatif / Pilule Rouge
« Pourtant la ville t'appartient », film documentaire (durée : 1h21)

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31 octobre 2020 6 31 /10 /octobre /2020 15:50

 

"Céline Sciamma, Xavier Dolan, Valérie Donzelli, Mathieu Kassovitz...

Tous sont un jour passés derrière la caméra pour capturer une histoire, une vision.

Découvrez leur tout premier film dans cette collection de quatorze longs-métrages francophones"

 

Voir ou Revoir (premiers films)
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Mode d'emploi

Ce blog est destiné à collecter nos ressentis de spectateurs, à partager nos impressions sur les films (surtout ceux classés Art et Essai).

Envoyez vos articles ou vos réactions à: artessai-rouen@orange.fr.

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