31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 20:08

J-Edgar.jpgCe film de Clint Eastwood retrace la carrière (ou du moins ce que l'on en sait) de John Edgar Hoover, patron de la CIA sous 5 présidents des USA . C Eastwood s'est appuyé sur de nombreux documents et nous livre un panorama détaillé de ce qu'a dû être le pouvoir de cet homme, convaincu de lutter pour sa patrie en pourchassant tout autant les communistes que les maffieux ou que les partisans du black power; tous les moyens étaient bons dont la constitution de dossiers compromettants y compris contre les hommes politiques pour les tenir à sa main. c'est crédible et  très intéressant. le film évoque aussi l'homosexualité supposée de Hoover plutôt gênante pour lui à cette époque. c'est un peu trop longuement traité, dommage. mais le film mérite d'être vu. Leonardo di Caprio est remarquable. 

 

Isabelle Lepicard

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 16:54
"L'oiseau"
 
l-oiseau.jpgCe film est un enchantement, une vraie bouffée d'air poétique contrairement à ce qu'on pourrait penser à la vue de l'histoire. Anne vit en retrait de sa vie, elle en est juste la spectatrice. Dans son appartement, qui n'a aucune personnalité, avec un incroyable papier peint des années 70, le temps s'est arrêté. La caméra se balade avec un mouvement délicat et on l'accompagne en bus et à son travail où elle opère mécaniquement ses tâches et ne réagit pas à ce qui l'entoure (aux ébats sexuels de sa collègue extravertie, aux brusqueries aimables et au jeu de séduction de son collègue, joué par Clément Sibony).
On devine sans pathos le drame qui l'a touchée : la perte d'un enfant il y a quelques années maintenant. Son passé est entraperçu par une déambulation onirique de la jeune fille.
Son ex compagnon nous donne un repère chronologique, il dit survivre mais a re-fait sa vie puisqu'il va bientôt devenir père.
Anne sort quelquefois de sa retraite. Elle court sur les bords de la Garonne où le soleil inonde son visage et ses cheveux. Le personnage, magnifiquement incarné par Sandrine Kiberlain, est lumineux et ouvert. On est loin du personnage, tout aussi intense, mais sombre d'Anna dans "Bleu" de Kieslowski, femme également en plein deuil mais en pleine souffrance intérieure.
Anne va au cinéma voir un film japonais (de Mizoguchi) qui la fait pleurer. Ses larmes, les seules du film, témoignent d'une sensibilité et d'une émotion bien cachée jusqu'alors qui se révélera avec l'arrivée de"l'oiseau", une tourterelle prisonnière de son mur.
Cette cohabitation sera touchante et les éléments de la nature sont omniprésents pour l'accompagner vers une renaissance. On sent le bruissement délicat du vent dans les arbres et l'eau de la rivière où elle s'immerge pour mieux refaire surface. A noter que le peu de dialogues du film est décalé et drôle ( comme le "Merci" qu'Anne adresse à l'inconnu joué par, l'excellent, Serge Riaboukine) et s'intégre à la douce ambiance. Tout cela est réalisé par Yves Caumont, un homme qui a le regard sensible pour faire le portrait d'une femme.
Béatrice Le Toulouse
 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 18:10

millenium.jpgJ’ai vu hier Millénium et ai retrouvé sans déplaisir une histoire à rebondissements dont je connaissais déjà les ficelles ( puisque, comme tout le monde ou presque, j’ai lu la trilogie et ai aussi vu le film précédent de Niel Arden Oplev, c’est-à-dire d’un réalisateur danois, l’auteur des romans, Stig Larsson étant suédois).

Mais, contrairement à ce que j’ai entendu ou lu, j’ai préféré le 1er dont l’ambiance "nordique", surtout le rythme, m’a semblé davantage correspondre à celle que j’avais imaginée en le lisant.

Le second est plus "américain", plus accrocheur, les scènes se succèdent rapidement, alternant les histoires des deux principaux personnages (Mikael Blomkvist Lisbeth Salander) jusqu’à leur rencontre, traitant toujours sur un rythme endiablé leur travail de recherche, puis bâclant la fin au point que je ne sais pas ce qu’en comprend quelqu’un qui ne connaîtrait pas du tout l’histoire ...

Un film à voir pour se mettre au chaud 2 heures et demie ( on ne les voit quand même pas passer).

 

Jacqueline

 

 

 

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 06:43

 

 

LE CHEVAL DE TURIN de Béla Tarr (Hongrie/Suisse/France/Allemagne) musique de Mihaly Vig; avec Janos Derzsi (le père) Erika Bök (la fille)  Ricsi (le cheval)

 

 le-cheval-de-Turin.jpg

 

Disons-le sans fard: j'ai longtemps hésité avant d'écrire quelques mots sur ce film de Béla Tarr, tant je craignais de dénaturer, altérer ces moments de grâce suspendue, cette apesanteur, rompre cette liturgie de lumière et de lenteur!

 

Après un prologue (écran noir, une voix off rappelle l'incident dont Nietzsche fut victime en janvier 1889 "mutter ich bin drumm" mais du "cheval nous ne saurons rien"), le film est scandé en 6 mouvements, 6 jours (annoncés par des encarts); sorte de genèse inversée - de la vie à la mort-, dans laquelle Béla Tarr et son scénariste Läzlo Krasznahorkai vont prendre le parti du cheval, soit inverser la tendance qui prônerait la supériorité de l'homme sur la bête.  Les trois personnages du film, le cocher, sa fille et le cheval sont interdépendants; le refus de la bête de "travailler" –tirer la charrette- puis de s'alimenter prélude à celui des deux autres, condamnés de ce fait à l'inaction mortifère…

 

Ce film est quasiment muet – car hormis l'intrusion du voisin en quête d'eau-de-vie et sa logorrhée verbale, les phrases hachées des Tziganes à la recherche de l'eau, les paroles échangées entre le père et sa fille sont réduites au strict minimum "c'est prêt" "le cheval n'a pas mangé" "le puits est vide"-. Mais la musique envoûtante de Mihaly Vig  crée un tempo en harmonie avec la liturgie des gestes quotidiens, tout comme elle accompagnait les mouvements du cheval (séquence d'ouverture, le premier jour) filmé de profil, de face en travellings d'une surprenante longueur – mais pour l'immense plaisir du spectateur! Et cette tempête qui n'en finit pas de souffler! (un mugissement qui entrave  les gestes et les choses)

 

Pour filmer le quotidien et ses gestes répétitifs: (habiller le père –il est handicapé d'un bras-; préparer le manger, dîner, aller puiser de l'eau avec deux seaux) voici des plans longs, des angles de vue à chaque fois différents; des cadres qui renvoient aux peintures de Mantegna et Rembrandt et captent une lumière à peine diffractée (le spectateur est "envoûté") Intérieur dépouillé, monacal. Extérieur? Un arbre, une colline et un chemin qui serpente comme s'il n'y avait rien par-delà le regard des trois êtres qui peuplent cet espace déserté

 

Chaque plan se prêterait volontiers à une "analyse filmique".

Pour exemple. Après avoir filmé de face le cheval –et le cocher vient de lui ôter la bride –, la caméra va montrer en gros plan le dos des deux humains; comme si la frontière entre animal et humain, poreuse  devenue, s'était abolie; la forme géométrique ainsi dessinée renvoie à l'ovale chevaline… simultanément ces "dos" occupent tout l'espace visuel alors que précédemment c'était  la face du cheval, comme si.....

Le père allongé sur le lit: une répartition dans et de l'espace qui obéit à la règle d'or,  une lumière sur le corps inerte et l'on songe à une mise au tombeau!

 

2h30 de pur bonheur!

 

 

                                                             Colette Lallement-Duchoze

 

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 17:41

19846340_jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20111110_125430.jpg La colline aux coquelicots" de Goro Miyazaki

 
Avec ce film de Goro Miyazaki fils du maître incontesté du film d'animation japonais, nous plongeons dans le Japon des années 60, verdoyant et poétique. Le paysage magnifique sur la mer rappelle celui de "Ponyo" mais ici pas une vague à l'horizon, le cadre est serein. La nature ne se déchaîne pas contre les hommes avec des monstres et des personnages issus de contes comme dans les films de Hayao. On est dans la réalité d'un Japon qui renaît après la guerre de Corée en 1963. La jeune Umi vit dans le passé en hissant des fanions au haut de la colline pour rappeler le souvenir de son père mort en mer. Elle fait la connaissance de Shun, traumatisé aussi par la guerre, qui se bat avec courage pour conserver le foyer des lycéens, un passé menacé de destruction. Ces deux jeunes vivant leurs premiers émois d'adolescents seront unis par un lourd passé de famille.
Le film est agréablement rythmé de détails du quotidien : la préparation des mets typiques qui réveillent les papilles car on en sentirait presque l'odeur avec ces légères volutes au-dessus des plats, la préparation du thé avec la grand-mère, les étals des marchands,  les réveils des pensionnaires heureux, les panneaux nous informant que les J.O de Tokyo de 1964 se préparent. Le charme et la nostalgie sont présents en continu avec une musique très soignée et douce qui reste en tête avec plaisir. S'ajoutent à ce cadre d'un Japon rêvé, des touches propres au Manga avec la folie joyeuse des étudiants décalés mais solidaires. Le seul bémol serait une touche patriotique que je ne reconnais pas dans les films du studio Ghibli.
A voir en VF ou en VO, les petits et les grands y trouveront du plaisir.
 
                                                          Béatrice Le Toulouse
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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 15:06

Semaine du Cinéma Italien au cinéma Ariel du 7 au 14 février.

Voici un apercu des titres de films:  Pain, Tulipes et Comédies De Silvio Soldini
                                                           Mes Voisins Italiens de Frédéric Conti
                                                            Mamma Roma de Pasolini
                                                           Riparo de M.S.Puccioni
                                                            Terra Ferma de E.Crialese
                                                            Les Camarades de Monicelli

 Vous pourrez consulter les horaires sur le site de l'Ariel (programme février)


Dominique Blondel

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 11:21

grand-puits.jpgLe documentaire "Grandpuits & petites victoires" sera projeté le vendredi 27 janvier au cinéma Omnia République (Rouen) à 20h00. La séance sera suivie d'un débat en présence du réalisateur Olivier Azam et Rodolphe Avice, syndicaliste de Grandpuits. Cette séance est à linitiative du Front de Gauche en Seine-Maritime et avec la participation de lintersyndicale de Petroplus à Petit-Couronne.

 

information de Delphine Legrix

 

synopsis: http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=195442.html

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 10:30
louise-wimmer.jpg "Une femme dort dans sa voiture, chronique énergique de la précarité" résume Télérama. L'actrice est bien choisie Corinne Masieiro qu'on a souvent vue dans des seconds rôles, en authentique femme du peuple à l'accent chti, est filmée sans chichi presque comme un documentaire.

Mais c'est là que le bât blesse...on reste témoin un peu extérieur à cette déchéance -hélas de plus en plus fréquente- d'une femme qui a quitté son mari et se retrouve à faire des ménages, vit dans sa voiture faute de pouvoir accéder à un appartement, faute d'argent. Misère d'où personne en ces temps de système libéral débridé ne se sent à l'abri. Il manque cependant l'émotion...pourquoi ? c'est curieux, c'est pourtant bien filmé, réaliste, le personnage est crédible. Sauf que...on ne connaît pas son histoire d'avant, le personnage est à prendre à la volée.

Finalement Cyril Mennegun qui a fait jusqu'à présent de bons documentaires, en fait un de plus sans entrer des deux pieds dans la fiction. Si fait qu'on n'a rien à redire à ce film au sujet grave, intéressant, questionnant, réussi sur le plan de la mise en scène, mais on aimerait comprendre les raisons qui l'ont amenée à devenir une Sans Domicile Mobile, et ça cela s'appelle la psychologie du personnage qui manque ici, malheureusement. Sans doute le prochain film de ce talentueux réalisateur au regard  humaniste et juste nous apportera ce qui fait défaut dans ce premier long métrage.

A voir quand même.
 
Serge Diaz

J'ai moi aussi aimé ce film mais contrairement au commentateur précédent, j'ai apprécié le fait qu'on ne sache pas exactement comment cette femme en est arrivée à dormir dans sa voiture; justement parce ce que ce n'est pas le problème; ce qui est intéressant c'est ce qu'elle vit et comment elle cherche à tout prix à sauvegarder sa dignité.
c'est  bien joué, subtil et  émouvant. le cinéaste ne cherche pas à nous asséner des jugements sur la société ou le capitalisme. le film se suffit à lui même.
Isabelle Lepicard

 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 10:31

culture_fabrique_histoire.jpgToute cette semaine, sur France Culture " la Fabrique de l'histoire" avait pour sujet: Histoire de la cinéphilie.

pour écouter en ligne:  http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire

J'ai écouté l'émission d'aujourd'hui: Le rapport aux images dans l'entre deux guerres, on y constate que nos débats ne datent pas d'hier!

Je vous en conseille l'écoute!

Jacqueline Marro

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 16:32

>Samedi 21 janvier à 15h00

Bibliothèque Simone-de-Beauvoir 

Conditions d’accès : Public : Adultes et adolescents dès 13 ans
Renseignements au 0276 088 088

 

A partir de coups de coeur cinématographiques, Ingrid Gogny présente une liste de films articulée par thématique et dont la sélection proposée s’appuie sur la collection filmographique de la bibliothèque Simone-de-Beauvoir.
Les films sont diffusés sous formes d’extraits en présence de Ingrid Gogny voire également de professionnels du monde du cinéma, réalisateurs, producteurs, acteurs, scénaristes, critiques…
Les extraits présentés seront décortiqués artistiquement mais également techniquement à la suite de la projection.

Séance 1 : Les livres 
A partir de films adaptés du monde littéraire ou dont les personnages abordent d’une manière ou d’une autre la question des livres ou de la littérature.

dans le cadre de la Carte blanche à Ingrid Gogny 
Les deux autres événements « Films en série », les samedis 18 février et 24

mars.

 

 Ingrid Gogny est réalisatrice, scénariste, productrice, essentiellement de films documentaires et de courts-métrages. Accompagnée par le réseau Rn'Bi, l'artiste va décliner, en trois trimestres, une programmation autour du cinéma par le biais de nombreux rendez-vous (projections, lectures, ateliers, séances sur la fabrication d'un film ?) qui seront prétexte à présenter son travail mais surtout à créer des moments de partage autour du 7e art.

 

 une suggestion de Jacqueline Marro

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Mode d'emploi

Ce blog est destiné à collecter nos ressentis de spectateurs, à partager nos impressions sur les films (surtout ceux classés Art et Essai).

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