26 mai 2026 2 26 /05 /mai /2026 05:18

De Mayra Hemosillo (Mexique 2025) 

 

avec Paloma Petra Georgina Natalia Plascencia Limbania Daniela Porras Maestra Pilly María Castellá Alicia Diego Medellin Arturo Aurora Dávila Roberta Lola Ochoa Tachita Fernanda Baca Manuela Rosy Rojas Concha

 

Prix de la fiction du film d'Adélaïde octobre 2025

Fin des années 1980 au Mexique, vivent dans une petite maison surpeuplée sept femmes luttant ensemble contre la saisie hypothécaire de leur lieu de vie. La plus jeune  Roberta, 8 ans, évolue dans cette dynamique familiale atypique, foyer sans père, 

Vanilla

Nous découvrons la maisonnée à travers le regard de Roberta une gamine de 8 ans perturbée par l’absence du père ;une gamine à la fois naïve émerveillée et mature (cf l’épisode de la querelle avec la garnd-mère Georgina qui feint l’évanouissement accuse Roberta afin de camoufler son méfait -elle a dérobé l’argent de poche de la petite ; cf aussi l’attente prolongée du "père" avec une valise sur le capot de la voiture tant elle est convaincue qu'il a toujours besoin d'elle!)

La mise en scène tout en privilégiant l’intérieur (aussi coloré et chatoyant que les vêtements et les préparations culinaires) tout en le sanctuarisant, va imprimer une sorte de tempo par la récurrence de ces vagues quasi mortifères aux couleurs grisâtres qui envahissent l’écran, un tel déferlement tout droit sorti des cauchemars de Roberta scande ainsi le récit.

Le choix de "l’intériorité"  qui épouse celui de la "sororité" fait de la maison le symbole de la "féminité" que régulièrement s’en vient assiéger un huissier, relayé par des policiers (coups sur le heurtoir, puis placardage d’une affichette) quand ce n’est pas l’intrusion d’un "mâle prédateur".(se lit en filigrane la pression patriarcale omniprésente malgré l’absence de "mâle"  hormis la figure bienveillante du vendeur de glaces; il faut signaler que ces femmes ont eu maille à partir ou plus avec les hommes...)

La maison comme foyer recomposé (même si au début on a du mal à identifier qui est qui  …) la présence d’un perroquet (double comique) attaché à Roberta (comme le chewing-gum dans ses cheveux ??) l’extravagance et l’effervescence (ambiances), quelques scènes "inventives" et "enlevées"  (sacrifice de la mèche de cheveux, chaises musicales) n’excluent pas quelques réserves …-sur le mariage parfois ambigu entre regard rétrospectif -la réalisatrice dit s’être inspirée de son vécu- et l’option de filmer à hauteur d’enfant, sur les références appuyées  -Little miss sunshine par exemple- sur le dosage entre légèreté et gravité etc.. 

Impression mitigée!

 

Colette Lallement-Duchoze

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