27 mai 2026 3 27 /05 /mai /2026 05:42

De Pierre Salvadori (2025)

avec  Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche, Vimala Pons,

 

 Film d’ouverture du 79e Festival de Cannes 2026

 

Paris 1928 Antoine jeune peintre en vogue a perdu l’inspiration depuis la mort de sa femme Irène. Alors qu’il croit entrer en contact avec elle chez une voyante il va se retrouver être manipulé par une foraine

La Vénus électrique

Ce film qui a ouvert la 79ème édition du festival de Cannes est sorti le même jour en salles auréolé d’ une critique très positive….

Certes l’ambiance foire foraine avec ses acrobates, ses clowns, ses roulottes, ses attractions dont «la Vénus électrique » qui dispense ses baisers Edison, avec sa machinerie (gros plans sur les boulons ou sur les rouages mécaniques des coulisses qui mettent à nu le subterfuge du « coup de foudre » ) la reconstitution historique de la foire de Saint-Ouen et les ambiances des cafés parisiens tout cela  en fait une comédie "historique" à costumes, Certes les autres thématiques : le  peintre en lutte  (très exploité(e) au cinéma) les jeux de l’être et du paraître doublé par celui de l'imposture - et ces "vertiges" offerts aux personnes crédules ou tout simplement à celles  éprises de "merveilleux", l’amour très romantique aux accents de spiritisme gourou, en font une comédie  de  mœurs et de  "caractères"

Mais avouons-le sans ambages, les répétitions censées créer un comique  dit de situation–  les marivaudages d’outre-tombe", l’ajout (en cachette) de lentilles bleues et la superposition de plans floutés -, certaines interprétations qui frisent la caricature et qu’accentuent encore les gros plans… peinent à convaincre ou du moins à entraîner l’adhésion. Oui l’ennui guette -tout poli ou policé qu’il fût !  Quant au jeu des flash-back -ce qui permet à Irène la morte de s’inscrire en Muse des années 1920, et d’influer sur marchand et peintre – il est comme capillotracté et il en va de même de ce "journal" -qui sera moins un fil narratif reliant deux approches de l’amour, dont un(e) par procuration, qu’un artifice qui révèle bien vite ses limites

Comédie des illusions, des artifices sur la manipulation et l’imposture, mais aussi "évocation" singulière de l'amour romantique,  la Vénus électrique aurait pu séduire…Hélas ! le film est aussi bancal que la claudication (forcée) de Lellouche (en marchand de tableaux)

 

Colette Lallement-Duchoze

 

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commentaires

G
et les marchands de tableaux ça te dit quelque chose. Bon anniversaire en retard et merci pour tes commentaires. Pierre
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