19 février 2026 4 19 /02 /février /2026 05:05

De Diego Cespedes (Chili 2025)

 

avec Tamara Cortes, Matias Catalàn, Paula Dinamarca 

 

Festival Cannes 2025 Prix Un Certain Regard 

Début des années 1980, dans le désert chilien. Lidia, 11 ans, grandit au sein d'une famille queer flamboyante et aimante, qui a trouvé refuge dans un cabaret, aux abords d'une ville minière rude et poussiéreuse. Quand une mystérieuse maladie mortelle commence à se propager, une rumeur affirme qu'elle se transmet par un simple regard, lorsqu'un homme tombe amoureux d'un autre. La communauté devient rapidement la cible des peurs et fantasmes collectifs.

Le mystérieux regard du flamant rose

Voici un récit d’initiation d'une étonnante et tonique inventivité!

Le format choisi (4,3) va envelopper tout autant les paysages arides couleur ocre du "désert chilien" que le cabaret queer (ersatz du saloon de western) flamboyant de couleurs, paillettes et maquillages outranciers. Le sida (pudiquement nommé "la peste") fait des ravages dans cette contrée (les hommes  "usés " par le travail à la mine trouvent " refuge" le soir dans ce cabaret de travestis…accusés de..;) Et c’est à travers le regard de la jeune Lidia (Tamara Cortes). que le spectateur sera "guidé" tout au long de ce premier long métrage du jeune Chilien Diego Céspedes. 

Un film encadré d’ailleurs par deux courses effrénées de la gamine ; apparemment en sens inverse,  elles suivent la même attraction vers la "maison"  là où elle fut élevée par Flamant rose ("mère" de substitution) mama Boa (la tenancière) et ses "tantes"

Récit d’apprentissage précisément sur les "peurs" et fantasmes que génère la "maladie" mortelle -dont on verra certains symptômes sans que la caméra  s’appesantisse, et dont le recours au fantastique dans un premier temps laisse augurer le rôle du regard avant que des propos assez crus ne disent l’évidence de la transmission et la folie de la propagation (même dans les pays riches…)

Certes on peut déplorer des longueurs, évidentes dans cette propension aux "arborescences"  comme autant de digressions Mais globalement on sera sensible à cette "peinture"  (l’expression haute en couleurs n’est nullement galvaudée) d’un milieu celui du « vivre ensemble » où s’affirme le droit à une sexualité différente, où triomphe tout simplement l’amour de l’autre !

Un premier long métrage que je vous recommande

Colette Lallement-Duchoze

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