de François Ozon 2021
avec André Dussolier, Sophie Marceau Géraldine Pailhas, Charlotte Rampling (Claude) Eric Caravaca, Gregory Gadebois, Hanna Schygulla (la dame suisse) Judith Magre (Simone) Nathalie Richard, Jacques Nolot, Daniel Mesguich (Maître Kiejman)
Adapté du roman d'Emmanuèle Bernheim paru en 2013
Présenté au festival de Cannes en compétition officielle
Emmanuèle romancière épanouie dans sa vie privée et professionnelle, se précipite à l'hôpital : son père André, âgé de 85 ans, vient de faire un AVC . Quand il se réveille, diminué et dépendant, cet homme curieux de tout et aimant passionnément la vie, demande à sa fille de l'aider à mourir
Un beau sujet mais une erreur fatale de casting. Je vise en disant cela le choix porté sur Sophie Marceau, qui est de chaque plan : actrice sans profondeur, ni charme, ni intériorité. François Ozon la filme comme une publicité pour le body building de Jane Fonda ou comment rester jeune à la cinquantaine. Dommage car la gravité du sujet qu'est l'euthanasie aurait mérité mieux.
Pas de développement philosophique non plus, la volonté du personnage incarné par Dussolier (acteur, comme d'habitude, excellent) n'entraîne aucune réflexion dans son entourage qui eut donné du grain à moudre aux spectateurs dubitatifs.
Le scénario amortit le tragique de la situation par de brèves répliques humoristiques (tu es mon fils préféré dit il à sa fille) qui fait qu'on regarde ce petit monde de privilégiés, de l'extérieur, sans être emporté par l'émotion.
Tout s'est bien passé s'inscrit dans l'air du temps, ce qui est dans le cas présent une bonne chose, mais rate sa cible pour être réellement convaincant.
Vivement une vraie loi pour légaliser l'euthanasie !
Serge Diaz