De Pauline Brunner et Marion Verlé (2025, France Belgique)
Avec Aloïse Sauvage, Thomas VDB, Alison Wheeler, Annie Mercier
Fraîchement divorcée, Fanny, une trentenaire fécampoise, ne garde de son mariage qu'un canapé en sky et des dettes qu'elle refuse de payer. Malgré un besoin ardent de liberté, cette employée de ménage s'enlise. Jusqu'au jour où elle croise la route d'Anémone, une sirène professionnelle de passage dans la région...
On était en droit d’attendre beaucoup du passage du documentaire à la fiction. Les deux réalisatrices Pauline Brunner et Marion Verlé avaient réalisé un documentaire sur la cousine de Pauline Brunner surnommée « la sirène de Fécamp » Dans la fiction Miss Marmaid Aloïse Sauvage (dont on ne remettra pas en cause les qualités d’interprète) sera Alexia Colibert
Une colorimétrie qui décline toutes les nuances de "bleu " (le turquoise des écailles et de la piscine, le cobalt et le bleu- vert de la mer et jusqu’aux bleus délavés quand ils giclent en geysers ) des contrastes très marqués, un rythme qui épouse l’acharnement des entraînements, le bien fondé (ou non) d’une démarche, à l’heure où le sirénage est devenu un métier (pratique consistant à revêtir un costume de sirène et à nager avec une monopalme), métier dont s’empare le cinéma tant il se prête(rait) aux ambiances atmosphériques, aux paillettes… Certes !!!
Est-ce que le mélange de loufoque (cf l’humoriste Thomas VDB dans le rôle de Tintin, la gouaille d’Annie Mercier, dans le rôle de Paupiette, la dure à cuire collègue de Fanny) de réalisme (conditions de travail dans l’industrie de la pêche, -pêcheurs fauchés fécampois, pugnacité de Fanny) et d’onirisme (dans la dernière partie le triomphe du trio sur les mers, les éclaboussures dorées et argentées dans les abysses ) est mal traité ? mal dosé ? Des envolées par-delà une comédie sociale à peine esquissées ?
Hormis cette séquence où l’on voit Fanny s’entraîner dans la cuve de l’entreprise (squattée en cachette) et dont le corps silhouetté nous apparaît à travers le hublot, séquence dans laquelle le silence d’un corps en queue de poisson irisée, crée une échappée vers le « merveilleux ») le reste va trop souvent à vau-l’eau (sens propre et figuré) pour entraîner l’adhésion…
Dommage
Colette Lallement-Duchoze
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