1 août 2025 5 01 /08 /août /2025 05:30

De Baltasar Kormakur (Islande 2024) 

 

avec Egill Olafsson, (Christofer âgé) Palmi Kormakur Baltasarsson (Chrostofer jeune) Mitsuki  Kimura (Miko jeune) Yöko Narahashi (Miko âgée) Masashiro Motoki (Takahsashi-san)  Masatoshi Nakamura (Kutaragi-san)

 

Prix du public Festival de Cabourg 2025

Kristofer, un islandais de 73 ans, se met en tête de retrouver la trace de Miko, son amour de jeunesse. Il s'envole alors pour Londres, à la recherche de ce petit restaurant japonais où ils se sont rencontrés cinquante ans plus tôt. Kristofer l'ignore, mais sa quête, à mesure que les souvenirs refont surface, va le mener jusqu'au bout du monde.

Touch -Nos étreintes passées

Connu du public rouennais grâce au festival du cinéma nordique (prix du grand jury pour 101 Reykyavik  2001 , La cité des jarres 2006 ) Baltasar Kormakur s’est par la suite illustré à Hollywood pour ses films d’aventure dont Everest

Dans Touch- Nos étreintes passées -et dirigeant son fils dans le rôle de Christofer jeune- il propose une fable romantique aussi conventionnelle dans sa mise en scène que dans l’illustration du fameux  "dialogue des cultures". Et si la tragédie d’Hiroshima est évoquée   elle est traitée surtout comme une référence historique .(du moins avant la révélation du "statut" de hibakusha  )

 Or la remontée dans le temps aurait pu se parer de la délicate douceur d’une mémoire qui s’effrite avec Alzheimer et le voyage  aurait pu être poignant si…

Une chorale dans un décor enneigé (on songe à certains films de Knut Eric Jansen) un chant islandais c’est le plan d’ouverture. Puis le personnage principal (à la voix de baryton) va  "fermer"  définitivement son restaurant décidé à entreprendre un  "voyage" à la recherche de celle qu’il a tant aimée, voyage qui le conduit de l’Islande à l’Angleterre puis au Japon, sur fond de pandémie et port du masque obligatoire ….Dialectique du "fermé et de l'ouvert" ? 

Quête d’un contact (stricto sensu:  "snerting" titre original) , Touch est le « récit » d’un périple, dans le temps et l’espace. A 50 ans d’intervalle le septuagénaire est censé "revivre" ses premiers émois amoureux…

Or les constants allers et retours entre le moment présent (scandé tant par les appels récurrents de sa fille inquiète pour la santé de son père que par les étapes successives du voyage ) et le passé (rencontre avec Miko à Londres dans le restaurant tenu par le père, idylle au Japon, et disparition soudaine de l’être aimé…) ont ce quelque chose de préfabriqué et de mécanique nullement convaincant -quand bien même les contrastes entre les deux temporalités sont patents (ambiances couleurs)

C’est que le réalisateur appuie trop sur "la corde sensible"  du mélo (cf la récurrence du gros plan sur ces mains qui se frôlent se cherchent se caressent) et les retrouvailles seront aussi "clean" (cf les happy end de certains romans) que sont "proprets"  les protagonistes tout au long du film

Bref un film aussi lisse que les images clichés sur les trois îles …

 

Colette Lallement-Duchoze

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