30 septembre 2026 3 30 /09 /septembre /2026 02:02

De Jeanne Herry (2025)

 

Avec Adèle Exarchopoulos (Garance), Sara Giraudeau, (Pauline) Sarajeanne Drillaud , (Judith) Anne Suarez (Marianne) 

Présenté en Compétition au Festival de Cannes 2026

Vu en avant-première en présence de la réalisatrice le 28 août à l’Omnia

Garance est une jeune actrice sans être une vedette. Elle gère et assure tout de son mieux, vaillante, joyeuse, soldate, et elle trouve dans l'alcool un carburant, un réconfort inconditionnel. Garance change de vie et commence alors un parcours de huit ans de déménagements, de travail, de rencontres, de fêtes et d'angoisses, de joies et de coups durs. Une révolution intime, amicale et sexuelle, mais elle consomme, toujours plus. Jusqu'à la potentialité de la mort.

Garance

Film qui séduira plus par la prestation des deux actrices -et d’Adèle Exarchopoulos en particulier- que par sa mise en scène et l’écriture des dialogues (laquelle pèche parfois par excès de didactisme)

Certes au tout début le montage elliptique, la voix off rétrospective – et partant ce défilement assez rapide de séquences tels des instantanés- auront permis à la réalisatrice de traiter le problème de l’alcoolisme au féminin de façon allusive et suggestive.

Mais force est de constater que l’enchevêtrement des thématiques :  l’alcoolisme (dépendance  plus en plus prégnante : passage du verre au cubi) le cancer de la sœur (et les mini scènes mélo, forcément mélo) le statut précaire de l'intermittent du spectacle, la découverte de l’amour (la douce et bienveillante Pauline qui jamais ne juge, jamais ne condamne) puis la nécessité du sevrage, cet entrelacement n'est pas toujours "réussi" (surtout dans la partie  "thérapie:"  le suivi, suite aux alertes, assénées avec rudesse, sur une mort prématurée,, les  cauchemars dus au manque, etc...)i

Alors oui l’actrice Adèle Exarchopoulos qui est de tous les plans, apporte vigueur frénésie, celle d’une bête de scène à l’aise dans n’importe quelle situation (doublage -elle est intermittente et accepte toutes les propositions-), animation et déguisement, soirées festives imbibées, lendemains de cuite qui ne chantent pas, viol...suggéré, visage chiffonné mais jamais "marqué" par les séquelles attendues.

Face à elle le sourire angélique de Sara Giraudeau et c’est une autre forme de pâmoison

Garance et Arletty

 Garance et Adèle ….

Un film à voir 

 

Colette Lallement-Duchoze

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