11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 10:44

Film russe d'Andreï Zviaguintsev avec Nadezhda Markina, Andreï Smirnov, Elena Lyadova

 

Elena.jpg

Le film s'ouvre sur un plan fixe (très long): branches d'un arbre gelé, fenêtre, balcon. Il se clôt sur le même plan (mais beaucoup moins long) en arrière-plan derrière la baie vitrée présence de la "nouvelle" famille: Le point focal a donc changé, tout comme le film s'est inversé autour du personnage éponyme, après son acte "meurtrier" et sa "nouvelle vie". Ainsi entre les deux plans, c'est tout le cheminement d'une conscience, c'est tout un pan de l'existence avec ses contrastes et ses métamorphoses, sa tension entre vie et mort, et surtout un jeu sur la lumière (jusqu'à cette rupture de courant dans l'appartement étriqué où habite le fils d'Elena –avec sa femme et ses enfants- comme la métaphore d'une cécité ambiante)…

"L'histoire de ce film forme un cycle. Elle débute au lever du soleil et s'achève au coucher. Entre les deux, Elena sera confrontée à un choix moral" dit le réalisateur

D'abord le spectateur assiste à la répétition quasi mécanique de certains gestes: Elena s'éveille, réveille son mari Vladimir (les époux font chambre à part), elle ouvre les rideaux, sert le petit déjeuner, échange des banalités souvent. Un grand écran divisé parfois en deux espaces dont un "flouté" (meubles ou visages, profondeurs de champ ou arrière plan) comme prélude à ou illustration d'une partition - enjeu(x) du film?. Enjeu social: Elena a épousé un ploutocrate, elle vit dans un appartement somptueux qui contraste avec celui, presque sordide de son fils, sis près d'une centrale -Métaphore du peuple russe? D'un côté les ploutocrates de l'autre les laissés pour compte? Enjeu moral: Elena en tant que mère et grand-mère veut aider financièrement sa famille; elle commettra l'irréparable. Un crime sans remords; c'est que les valeurs humanistes sont absentes de la Russie actuelle "Il n'y a plus de remords, ni de repentir car il n'y a plus de condamnation morale" Elena agit très vite" pour préserver le futur de sa famille" (propos du cinéaste)–et le corps de son petit-enfant en gros plan sur le lit où reposait il y a peu Vladimir, le prouverait aisément. Enjeu politique: un nouveau pouvoir sera-t-il capable d'enrayer le mouvement d'une spirale où tous les gestes semblent dictés par l'argent depuis les années 90?

Et pour rendre compte de tout cela, le réalisateur a privilégié des tons froids; il a banni l'émotion dans les relations "humaines"; -les époux Vladimir et Elena dialoguent comme des étrangers, l'unique scène de rapport sexuel sera suggérée; le fils traite sa femme comme une chose, Sacha son fils fait partie d'une bande qui prend plaisir à "tabasser"…

Et la religion serait-elle un recours? Il semblerait que la télévision si omniprésente (au point d'envahir parfois l'écran) ait remplacé Dieu...

Constat désespéré? À voir… 

Colette Lallement-Duchoze

PS quelle que soit l'interprétation - tout en sachant d'ailleurs que chez les "grands"  (romanciers, cinéastes) l'ancrage historique débouche sur une vérité universelle -, le spectateur aura été sensible aux cadres, aux contrastes, à la direction d'acteurs, aux jeux de lumière, il aura laissé la musique répétitive de P. Glass envahir son corps...

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 18:02

Un film d'Emmanuel Gras

 

 

largeposter_589215.jpgFilmées en frontal, de profil ou de dos, "grégarisées" ou isolées, en duos ou trios, offrant en gros plans (voire très gros) leurs pelages, leurs museaux, leurs oreilles leurs sabots ou leurs mamelles; qu'elles apparaissent en plans rapprochés ou éloignés, qu'elles soient au premier ou en arrière-plan, les bovines d'Emmanuel Gras semblent tordre le cou au cliché concernant leur placidité. Il faut entendre le concert de leur meuglement,  le bruissement de leurs langues, capter leurs regards que voilent à demi de longs cils blancs. S'inscrivant dans un paysage à leur mesure elles imposent leur masse ou le dessin de leurs contours; sculptures vivantes ou esquisses graphiques!

Une pluie vient briser la surface plane de l'eau et c'est une toile cinétique qui se donne à voir; alors que les pattes animales comme accolées s'érigent en menhirs. Une brume caresse le paysage et c'est une toile impressionniste qui confond les deux règnes (animal et végétal). Un très gros plan sur les poils qui frémissent rappelle la respiration de l'herbe balayée par le vent.

Les jeux de lumière créent une palette variée de verts (tendre, bleuté, bronze) de blancs (les pelages évoquent parfois le blanc typique de Zurbaran) et de bleus (céruléen acier ou pastel)

Le cinéaste joue aussi sur la répartition dans l'espace (souvent c'est la règle d'or mais avec un jeu d'inversion: entre le ciel et la prairie)

Le film est scandé en plusieurs mouvements (passage écran noir); et de ce fait inscrit la "vraie vie des vaches" dans la durée. Ce peut être une journée, une année, une vie: de la naissance –une vache qui vêle- à la mort -suggérée par un départ pour ...l'abattoir.

 

Loin des documentaires animaliers -dans lesquels une voix off souvent très prolixe anthropomorphise les animaux - le film d'Emmanuel Gras invite le spectateur à vivre, une heure durant, au plus près de ces herbivores qui lui semblaient jusque-là comme figé(e)s dans un paysage de convention.

Une école du regard!

 

Colette Lallement-Duchoze

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 05:26

Film de Philippe Faucon. Avec Rashid Debbouze, Yassine Azzouz, Ymanol Perset, Mohamed Nachit, Zahra Addioui Kamel Laadaili

 

 

19959467_jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20120103_052348.jpgUn film très honnête sur les dérives de jeunes enfants d'immigrés vers l'islamisme le plus violent. Le réalisateur, Philippe Faucon montre très bien le basculement d'un jeune diplômé d'origine maghrébine (Rashid Debbouze) qui ne trouve pas d'embauche à cause de ses origines. Il met en cause le racisme ambiant et se fait circonvenir par un recruteur de "martyr" qui lui parle, dans une langue de tous les jours, du rôle rédempteur de l'islam auquel il adhère (un peu trop) vite. Il a une mère musulmane croyante (admirable) à l'esprit très ouvert (elle admet le projet de mariage de son fils aîné avec une catholique) mais elle n'arrive pas à le retenir dans un islam tolérant.

Tout cela est bien fait, pas de manichéisme, pas de prêche sur les valeurs humanistes mais on ne peut pas se départir d'une gêne, d'une impression de trop "fabriqué" qui fait que ce film dont il faut reconnaître le mérite ne touche pas autant qu'il faudrait sur un sujet pareil. Aucun reproche sur l'interprétation.

Remarque subsidiaire :j'étais seul dans la salle jeudi à 20 heure 45 !

 

Marcel Elkaim

 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 15:30

Nous n'avions toujours pas vu "le Havre" d' Aki Kaurismaki, alors nous sommes allés le voir au Havre et dans le cinéma Art et Essai où celui ci a travaillé ses rushes: le Studio.

Voir "Rivages" expo des photos de bord de mer de Jacques Henri Lartigue à l'espace Graillot, voir rentrer les bateaux depuis la cafétéria du musée Malraux, se perdre dans le brouillard : mise en condition, en ambiance...

On retrouve avec plaisir les acteurs habituels des films de Kaurismaki (André Wilms et Kati Outinen). Il tourne en extérieur comme s'il tournait en studio, des plans fixes, des sortes de tableaux avec des récurrences (plan du port de pêche tourné vers la mer, la barrière de la maison, la rue voisine, le bar "la moderne" vu de l'extérieur avant d'y rentrer...

Le Havre est une ville "années cinquante", époque de sa reconstruction, elle joue maintenant cet atout (valorisation de l'architecture Perret, ambiance dans certains bars...) Kaurismaki mélange allègrement cette époque et la nôtre : il traite des sans-papiers avec l'actualité mais l'ambiance est datée : véhicules, téléphones...). Le personnage principal est cireur de chaussures à une époque où la majorité des gens portent des baskets! L'humour n'est pas absent.

film-3En ce qui concerne l'histoire ce film est traité comme un conte: il était une fois un enfant africain qui cherchait à rejoindre sa mère à Londres. Il va rencontrer des personnages "aidant" et d'autres "opposants", les premiers sont des gens du peuple (on pense à Guédiguian, d'ailleurs le quartier où vivent nos personnages principaux fait aussi penser à l'Estaque et Daroussin joue le rôle du flic au grand coeur). On pense aussi à Welcome mais cette fois ci l'histoire finit bien... 

Un mot du cinéma le Studio, rue du général Sarrail, il fait un vrai travail de programmation "rattrapage" art et essai. Et réalise des fiches cartonnées sur tous les films programmés, photo emblématique au recto, critiques d'époque au verso, en vente 30 centimes la fiche, de quoi se constituer une collection!

Le Havre est encore programmé au Studio jusqu'au 5 mars 2012.

Je leur ai laissé des cartes de ce blog, Cinexpressions, aussi pour les havrais!

J. Marro

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 09:25

Bullhead de Michael R. Roskam avec Matthias Schoenaerts, Jeroen Perceval, Jeanne Dandoy… 

 

On ne sort pas indemne de ce film "coup de gueule"

 

20022992_jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20120209_114627.jpgCette "tête de boeuf" ou "tête de taureau" incarnée par Matthias Schoenaerts envahit souvent l'écran (gros voire très gros plans sur le visage, la nuque, ou les pectoraux). Elle participe d'un monde âpre rugueux, sur fond de commerce (illégal bien évidemment) d'hormones destinées au bétail; et c'est là que les deux mondes (humain et animal) se rejoignent. Jacky Vanmarsenille au moment même où il doit conclure un marché –juteux, c'est un truisme- va affronter son passé douloureux qui vient percuter sa "tête de taureau". - la scène d'émasculation s'impose à l'écran comme dans la mémoire en un long flash back, vingt ans après  les faits–;c'est le TRAUMA.  S'ensuivra une  médication à base d'hormones, imposée par un médecin (vétérinaire?) afin d' assurer/développer/préserver sa virilité (la scène où Jacky nu et fébrile s'injecte de la testostérone, est tout simplement bouleversante; et l'angle choisi "fish-eye" en multiplie les résonances) 

 Isolé parce que différent, à la fois puissant et fragile; -ses coups de tête sont ceux d'un taureau qui fonce sur ses "ennemis" les laissant KO; mais son regard n'en finit pas de sonder un infini bleu et tourmenté…Des déplacements dans l'espace à la façon des animaux –et d'ailleurs un plan réunit en une confondante unité le troupeau de bovins et les deux ex amis-, une allure de Frankenstein qui inspire la peur; mais derrière cette carapace de chair et de muscles se love un irrépressible besoin d'amour!

Car le flash back se situe à peu près au milieu du film et du même coup le spectateur est invité à "voir" autrement les scènes qui l'ont précédé et interpréter les scènes qui vont suivre en fonction de ce trauma originel.

D'abord chronique avec intrigue policière (il y a eu meurtre d'un policier) le film se mue en une tragédie à l'antique – ne serait-ce que par la prégnance du fatum et l'impossible rédemption!

 

Colette Lallement-Duchoze

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 10:46

 

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La sortie nationale de "Hasta la Vista" est prévue le 7 mars 2012. (sur Rouen ce sera au Melville)

 

Béatrice 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 17:34

 film de Malgorzata Szumowska avec Juliette Binoche, Anaïs Demoustier

 

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Dans ce film, on est face à un monde où le matériel prime, l'apparence, l'être et l'avoir. Dans les scènes avec étudiantes qui se prostituent, on se sent voyeur et gêné (caméra posée entre 2 vases) avec des scènes crues qui sont en opposition avec la légèreté de ton des filles abordant le sujet sans aucun tabou ("le plus dur ce n'est pas la fellation ce sont les pulls en acrylique, les meubles conforama, les immeubles HLM" ) déclare l'une d'elles pour se justifier. Les clients composent une galerie d'hommes très différents les uns des autres allant du mari pervers et mélomane, de  l'employé de bureau déprimé, au client sado, et au  jeune pdg hautain mais complice. Le personnage de J. Binoche découvre froidement (d'où beaucoup de gros plans de son visage ) cet univers qui lui semblait si lointain du sien et pourtant si proche en approfondissant son sujet (la domination masculine est omniprésente et écrasante dans son foyer trop propre et bourgeois). Elle est déstabilisée physiquement et mentalement puis redécouvre l'existence de son propre corps. Il y a aussi un jeu de miroir pour dévoiler une double vie de chacun (le mari, les clients, les filles). La scène finale (un long plan large de Anne, avec sa famille, à table isolée et muette) fait écho au cinéma de Michael Haneke, surtout "Caché".

A noter également la prestation d'Anais Demoustier qui est remarquable.

Le sujet peut paraître racoleur (certaines critiques parlaient de porno chic). J'ai pensé à "Shame" dans lequel le personnage principal est client régulier de prostituées chic. "Elles " pourrait être son pendant féminin. Ici, on explore le désir sexuel féminin refoulé ou non, sa découverte et ses revers. J'ai nettement préféré ce film à celui de Steve Mc Queen, où s'instaurait avec la froideur du personnage l'incompréhension et donc le malaise.

 

Béatrice Le Toulouse

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 08:40

Film japonais de Naomi Kawase avec Hako Oshima, Tetsuya Akikawa, Tohta Komizu

 

 

19866739_jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20111212_042331.jpgLe point de départ? un poème du recueil Manyoshu, le plus ancien de la littérature japonaise.. Un chant venu du fond des âges. Échos feutrés de mythes fondateurs, de contes ou de légendes. Voici deux montagnes (mâles) amoureuses d'une autre éminence; l'affrontement sera inévitable…Une voix off fait résonner ces vers d'Hanezu, tout au début du film puis à quelques intervalles réguliers. Car la cinéaste va tisser, dans une perspective animiste, l'interpénétration quasi fusionnelle des règnes et des espèces. Les forces vives de la nature – mugissement de la forêt, ciel lézardé, cascades ou eaux tourbillonnantes, pluies qui ravinent le sol ou le fertilisent, levers ou couchers de soleil- vont se confondre avec les spasmes d'une respiration. Aux très gros plans sur des insectes (devenus maîtres d'une alchimie végétale par leur mélopée et/ou leur calligraphie) font écho les gros plans sur les lèvres, épaules, bras, visages des trois protagonistes: Kayoko (Hako Oshima) son époux Tetsuya (Tetsuya Akikawa) et le sculpteur Takumi (Tohta Komizu).

La scène qui ouvre et clôt le film introduit une autre fusion. En effet, les fouilles sur le chantier archéologique –à la recherche de la Cité impériale engloutie- dont le mécanisme complexe est rendu dans la successivité des étapes (gros plans et bande son amplifiée) si elles sont censées faire surgir des strates, convoquent simultanément différentes temporalités. Instantanéité et simultanéité:  les temps se confondent en un éternel présent. Ce soldat quasi muet et qui accompagne parfois Takumi serait-ce son grand-père mort lors de la Seconde Guerre?  Le petit garçon qui ramasse des cailloux serait-ce l'archéologue? Ellipses dans la narration, raccords elliptiques aussi…

 Au début, l'assemblée des vieillards exprimait la nostalgie  d'une autre époque -celle où l'on voyait des carpes sur les toits des maisons-.

À la fin des perles de rosée suintent sur des tiges: c'est que le riz a levé…Une saison, une éternité (ou l'inverse?)

 

Un film qui invite, tout uniment, à se laisser porter....

 

Colette Lallement-Duchoze

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 10:04

 

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Il y a des films qui semblent aller de soi pour que tout le monde les aime. En sortant de la projection d'Une bouteille à la mer, j'ai pensé que ce film en faisait partie, Erreur  hélas ou.. tant mieux !?... le film de Thierry Binisti a eu un accueil controversé par la critique. C'est après avoir entendu une mauvaise critique sur France Inter et lu une autre mauvaise dans le journal Le Monde que je me suis décidé à monter au créneau pour le défendre. Le sujet est sensible car sur fond de conflit israêlo-palestinien...donc les avis ne peuvent être neutres, le film ne l'est pas d'ailleurs, mais trouve un équilibre tout en finesse dans ce monde de brutes.

Personnellement ce film m'a fait voir comment deux êtres que 73 kms (Gaza de Jérusalem) séparent peuvent se méconnaître, puis en  se connaissant mieux commencer à s'aimer. On n'oublie jamais le contexte : Palestine - prison à ciel ouvert, violence extrême contre des innocents, et côté israeliens la peur d'attentats aveugles, réplique terrible à l'humiliation permanente.

Mais le film parle d'une volonté terrible de comprendre avec comme corollaire l'amour, et il nous aide très bien à le faire.

Allez voir ce film émouvant, vivant, si bien réussi à partir d'un échange de lettres, il nous aide à grandir.

 Serge Diaz

 

" Une bouteille à la mer " aborde un sujet déjà vu au cinéma : le conflit israélo-palestinien. "Jaffa" en est l'exemple le plus récent. J'avais peur de revoir un Roméo et Juliette israélo-palestinien...Non, ce film est une très bonne surprise. Ces deux jeunes sont comme ces deux terres: perdus, pleins d'incompréhension, ils se cherchent et se déchirent mais recherchent le calme dans leur coeur. Leur longue relation épistolaire, qui reste secrète par peur de représailles, élargit leur horizon culturel et leur curiosité pour oublier le danger quotidien. Lui, Naim apprend le français (émeut sa mère en plein désarroi avec un poème de Prévert) et s'évade au sens propre comme au figuré. Le tout est traité avec beaucoup d'intelligence et de sensibilité puisque j'en suis ressortie la gorge serrée

Béatrice le Toulouse

 

 

 

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 11:57

semaineitalienneA partir de ce soir: un programme alléchant à l'Ariel pour cette " semaine italienne" proposée par la ville et l'association Circolo italiano.

lien:   http://www.montsaintaignan.fr/culture-et-loisirs/culture/740-la-semaine-de-litalie

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Ce blog est destiné à collecter nos ressentis de spectateurs, à partager nos impressions sur les films (surtout ceux classés Art et Essai).

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