22 décembre 2020 2 22 /12 /décembre /2020 17:16

 

De Ricardo Trogi (Canada  Québec 2018)

avec Jean Carl Boucher (Ricardo) Sandrine Bisson  (Claudette Trogi la mère de Ricardo) Claudio Colangelo (le père) Juliette Gosselin (Marie-Eve Bernard) Alexandre Nachi (Arturo) Mamoudou Camara (Mamadou)

 

Ce film a obtenu lors de la 3ème édition du Gala Cinéma Québec,  4 récompenses:

L'Iris de la meilleure interprétation féminine, rôle de soutien (Sandrine Bisson) L'Iris du prix du public , L'iris du meilleur film, L'iris du meilleur réalisateur 

 

 

à voir sur  TV5MONDEplus: 

(il suffit de s'inscrire)

et sur Netflix 

 

Parti rejoindre en Italie celle qu'il considère comme la femme de sa vie, un étudiant en scénarisation québécois voit son projet compromis par des mésaventures et un malentendu.

1991

 

  1991 clôt la trilogie de récits autobiographiques de Ricardo Trogi amorcée avec 1981, suivie par 1987.

Vous souvenez-vous de votre premier voyage? En 1991, j'avais 21 ans, j'étais à l'université et tout le monde partait. Certains dans l'ouest canadien, d'autres aux États-Unis. Moi ça été l'Italie. Pas parce que j'avais l'appel des grandes capitales culturelles. Non. Pour suivre la "vraie"  femme de ma vie, Marie-Ève Bernard. C'est pour ça que le jour où elle m'a donné rendez-vous à Perugia, je suis allé la rejoindre, puis comme d'habitude, ça a été compliqué! (dossier de presse

Le prof (scénarisation) recommandait vivement de « raconter une histoire que vous connaissez »

1991  est  "l’histoire"  de Ricardo Trogi,  de ses tribulations aux accents picaresques ... hors du continent nord américain, pour rejoindre la "femme aimée" 

 

Que le train soit à la fois réceptacle d’une conscience et ouverture au monde, que les différentes "escales" -Paris Perugia Rome (voyage forcé à l’ambassade du Canada suite à la perte de papiers!) soient le prétexte à des  "rencontres", à des "imprévus et  mésaventures",  quoi de plus banal ? que les espoirs -ceux d’une âme romantique – se lovent dans les limbes et viennent se heurter à la réalité des  "contingences"   relèvent certes du cliché.

 

Mais tout cela est   "compensé" par  une narration en voix off (celle du réalisateur) où triomphent humour et auto dérision;  par le jeu de l’acteur : sa nonchalance sa naïveté créent un décalage par rapport aux  " événements"  dont il est la  "victime"

Compensé aussi par le rythme (des séquences  survitaminées, des allers et retours entre le moment présent et un passé plus ou moins proche - le prologue illustrant les déconvenues de l’amoureux transi que fut le grand-père donnait le ton!). Les fantasmes sont illustrés par des séquences en noir et blanc en hommage (certes appuyé) à Fellini (Ricardo en Mastroianni)

 

 

Le film a été tourné au Canada et en Italie. Si certains paysages et monuments (Rome) n’échappent pas au chromatisme des cartes postales, la ville de Perugia vue du balcon (de l'appartement que Ricardo partage avec Mamadou) ou captée dans les lumières du jour finissant ou encore dans ses enfilades d’escaliers, dépasse les enjeux d’un décor et joue le rôle de personnage

Alors que la voix de Bob Dylan interprétant Like a rolling stone nous entraîne dans l’imaginaire de  how does it feel 

 

Une comédie agréable et  sympathique ! (malgré quelques longueurs)

 

Colette Lallement-Duchoze 

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21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 08:18

Trois courts métrages totalement inédits réalisés par Jean- Claude Brisseau  et confiés à la Cinémathèque par Lisa Hérédia, qui fut la compagne et la collaboratrice du cinéaste.

Ces trois films en 8 mm ou Super 8, tournés entre 1966 et 1968, témoignent d'un désir de cinéma intense, celui d'un jeune ciné-fou (22 ans) en ce temps-là suffisamment motivé pour se faire embaucher quelques mois dans les laboratoires Kodak afin d'avoir accès, à prix réduit, à de la pellicule.

Les trois films – ses tout premiers à notre connaissance – sont bouleversants. Loin de n'être que l'ébauche imparfaite de l'œuvre à venir, cette trilogie témoigne du génie d'un artiste habité par de brûlantes obsessions qui engageront sa vie entière.

Tout est déjà là.

 

 

https://www.cinematheque.fr/henri/

 

 

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 07:36


E-DIFFUSIONS DE FILMS DOCUMENTAIRES
 

Nous voici arrivés à la sixième et dernière semaine.
Nous espérons que ces e-diffusions riches et variées vous ont permis de découvrir des histoires plus passionnantes les unes que les autres, et ce, dans l'attente de nous retrouver, à nouveau, dans les salles de cinéma pour partager avec vous d'autres films.

Nous avons choisi pour clôturer ce programme Blouma de Stany Cambot et La Vie en cabane de Jean-Marie Châtelier. Pour l'un, la vie d'un homme et d'une ville la nuit à la recherche des traces du passé et pour l'autre, l'histoire d'une population attachée et amoureuse de ses cabanes en bois. Tous deux nous dévoilent, à leur manière, le plaisir de vivre ensemble.

Ces deux films seront visibles pendant 7 jours, dès leur date de diffusion, sur notre site internet.

Nous profitons de cette dernière e-diffusion pour vous souhaiter de bonnes fêtes.


MARDI 15 DÉCEMBRE
 

réalisé par Stany Cambot
produit par Échelle inconnue

Synopsis : Depuis 30 ans, un bouquet de roses dans les bras, Cacahuète sillonne les nuits de Rouen. Ce soir, une raison supplémentaire le pousse à traverser la ville : la recherche de mémoires écrites, par son ami décédé, en trois langues inconnues.


JEUDI 17 DÉCEMBRE
 

réalisé par Jean-Marie Châtelier
produit par Scotto Production

Synopsis : De la cabane de Tom Sawyer à celle de Wittgenstein, en passant par celles de Le Corbusier, la cabane a toujours été un espace possible de repli sur soi et de reconquête de liberté. Et les cabanes de plage du Havre et de Ste Adresse n’échappent pas à cette règle ! Sur les galets, les enfants s’y cachent pour contrer les interdits. Les ados pour découvrir l’amour. Les parents pour fuir les contraintes du quotidien. Les seniors pour faire revivre un monde disparu. Alors au Havre, à chaque début de printemps, et jusqu’au démontage imposé par la ville après l’été, quelques milliers d’heureux piqueniquent, roupillent, bronzent, regardent tomber la pluie, prennent l’apéro, s’engueulent, s’embrassent… dans les 4 m2 de ces petites maisons de bois. Mais est-ce que la vie s’organise de la même façon à quelques mètres seulement de cette forêt de toits noirs, dans les cabanes fixes des Courlis et des Régates de Sainte-Adresse ? Le temps d’une Robinsonnade estivale, le réalisateur Jean-Marie Châtelier a rencontré quelques cabanistes amoureux de ce littoral et tenté de décrypter la singulière organisation sociale de ces villages de bois.


ET TOUJOURS EN LIGNE
 

Jusqu'au mercredi 16 décembre

Cour d'honneur
de Cécile Patingre
produit par Bellota Films

 


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SUIVEZ-NOUS SUR :

115 boulevard de l'Europe 76100 Rouen FR


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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 18:04
d'Héloïse Prévost

 

 

« Elles s’engagent 2020: Édition spéciale COVID »

En raison des mesures sanitaires, l’édition 2020 de Elles s’engagent, ciné-club de genre initié par l’échevinat de l’Egalité des genres et diversité d’Etterbeek, se ré-organise en ligne! Pour préserver l’initiative de mettre à l’honneur des femmes qui s’engagent, nous offrons une programmation, certes réduite mais qui donne la possibilité de voir en ligne un film plein d’énergie et de punch : « Femmes rurales en mouvement ». Il sera disponible gratuitement pendant toute une semaine (du 10 au 17 décembre) et accompagné par une rencontre le 17 avec la réalisatrice.

Le film 

« Il n’y aura pas d’agroécologie sans féminisme. »

FR : Documentaire participatif co-construit et co-réalisé avec trente femmes du « Mouvement de la femme travailleuse rurale du Nordeste », au Brésil. Véritable projet collectif sur le quotidien de quatre militantes en lutte contre le patriarcat, l’homophobie, l’agriculture intensive et polluante. Elles conjuguent féminisme et agroécologie, tant dans leur vie de tous les jours que sur la scène politique. Elles transforment espoir en réalité.

 

Informations pratiques 

Le documentaire « Femmes Rurales en mouvement » par Héloïse Prévost, sera disponible du 10 au 17 décembre sur cette page.

Une discussion intitulée « Féminisme et agroécologie » aura lieu le 17 décembre à 19h et sera retransmise en direct sur la page Facebook d’Elles Tournent (https://www.facebook.com/elles.tournent). Le panel sera composé d’Héloïse Prévost, réalisatrice du film, Françoise de Halleux, échevine de l’Égalité des genres et diversité d’Etterbeek, Cindy Thirion, Plateforme d’agriculture urbaine, ainsi que Sophie Charlier, représentante du Monde selon les Femmes. La modération sera faite par l’équipe Elles Tournent.

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 04:16

Court métrage de Jacques Rozier 1963

 

avec Brigitte Bardot, Jean-Luc Godard, Michel Piccoli, Fritz Lang, Jack Palance

 

Mai 1963 : Jean-Luc Godard, son équipe, ses deux vedettes – Brigitte Bardot et Michel Piccoli – arrivent à Capri pour y tourner des scènes du Mépris dans le cadre spectaculaire, entre mer et rochers, de la villa Malaparte.

Le parti des choses : Bardot et Godard

Lorsque Jacques Rozier filme le tournage du Mépris de Jean-Luc Godard en 1963, il réalise deux courts métrages complémentaires, Paparazzi et Le Parti des choses : Bardot et Godard. Dans le premier, il s'éloigne de l'équipe du film en pourchassant les paparazzi qui rodent dans les collines avoisinantes. Dans le second, au contraire, il filme le tournage du Mépris, se rapproche plus gravement de l'acte de création, dévoile les gestes quotidiens des techniciens, les déplacements des comédiens, les orientations du réalisateur et raconte l'organisation aléatoire guidée par le hasard des événements. Bardot et Piccoli – qui incarnent un couple sensible et fragile à la dérive – se positionnent, les régisseurs italiens s'affairent, les équipes image et son se coordonnent, le clap annonce l'action et Godard dirige respectueusement Fritz Lang. Cette histoire d'Odyssée que conte Le Mépris et la présence de Fritz Lang auraient-elles une influence sur les deux cinéastes de la Nouvelle Vague ? « La caméra est d'abord un appareil de prise de vues, et mettre en scène c'est prendre modestement le parti des choses... » Jacques Rozier, visiblement fasciné par Fritz Lang et Brigitte Bardot, l'est aussi par son ami Jean-Luc Godard. Il le suit discrètement, le laisse travailler, avec ou sans la présence des dieux. Rozier, avec sa caméra, suit celle de Godard. Cette fois, il est le paparazzi qui chasse les appareils du cinéma. Grâce à la caméra Mitchell et à l'équipement Technicolor, Godard va sublimer Bardot.

Hervé Pichard

Lire le texte intégral d'Hervé Pichard « Restaurer les films de Jacques Rozier : "Le Parti des choses : Bardot et Godard" (1963) »

Quand un plan tourné est définitivement effacé par la marée ....Quand les Dieux -ceux de l'Odyssée film dans le film - semblent être les complices de ceux de la Mer en 1963 !!! (film en train de se faire) . Quand on ne fait jamais exactement ce qui était prévu mais "que le résultat correspond à peu près à ce qu'on avait en tête " n'est-ce pas "le définitif par hasard" revendiqué précisément par Godard? 

Nous sommes habitués au making of , aux "coulisses" de tournage, mais comme Le Mépris est devenu un film mythique,  le court métrage de Jacques Rozier acquiert une résonance toute particulière

Et d'ailleurs   Le parti des choses - ou la rencontre cinématographique Bardot-Godard-,  ne célèbre-t-il pas la "naissance d'un mythe" ??  "Le Mépris ayant Brigitte Bardot comme objet ne peut avoir que le cinéma comme sujet"  (affirme Rozier en voix off)

 

 

Colette  Lallement-Duchoze

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10 décembre 2020 4 10 /12 /décembre /2020 12:35

réalisateur David Fincher (USA 2020)

scénariste Jack Fincher

chef opérateur Erik Messerschmidt

BO Trent Reznor, Atticus Ross

 

avec Gary Oldman (Mank) Amanda Seyfried  (Marion Davies) Tuppence Middleton (Sara Mankiewicz) Charles Dance (William Randolph Hearst) Arliss Howard (Louis B. Mayer) Tom Burke (Orson Welles) Tom Pelphrey (Joe Mankiewicz)

 
Ce long-métrage biographique sur Herman J. Mankiewicz revient sur le long et douloureux processus d’écriture du scénariste acerbe et alcoolique sur le script de Citizen Kane, réalisé par Orson Welles. Tourné en noir et blanc, Mank nous plonge dans le milieu hollywoodien des années 1930 où les guerres d’égo, les contrats juteux et les pressions des studios pèsent sur toute l’industrie cinématographique en proie aux doutes face aux élections politiques et à la menace de la montée du nazisme.
Mank

Ausculter la genèse de Citizen Kane -en minimisant le rôle du réalisateur Orson Welles dont c’est le premier long métrage, et en privilégiant celui du scénariste Herman Jacob Mankiewicz ce "génie de l’écriture ? (à la fin Mank se dira heureux de recevoir l’Oscar pour un scénario écrit ...en l’absence d’Orson Welles)

Certes. Ce faisant, David Fincher met en exergue le rôle majeur du scénariste dans l’élaboration d’un film, et simultanément il rend hommage à son père Jack Fincher qui fut ... le scénariste de Mank !

Son film est aussi une plongée virevoltante vertigineuse dans le Hollywood des années 1930 -les flash back étant annoncés par des encarts dont les indications spatiales et temporelles rappellent les scripts. Dans ce film "à tiroirs" où le rythme souvent échevelé et la profusion de personnages peuvent donner le tournis, la narration en spirale obéit  à deux temporalités qui se télescopent ou se chevauchent.  Une dans les années 1940, (suite à un accident de voiture, Herman Mankiewicz, est alité,  jambe dans le plâtre, dans un ranch où l’a installé le producteur John Houseman, le sommant d’écrire en 60 jours le scénario pour un film qu’Orson Welles mettra en images…) ; l’autre dans les années 1930 à ces moments déterminants de la vie de Mank, lesquels précisément vont alimenter le scénario qu’il est en train de rédiger (Affres de l’écriture compensées par l’alcool!!).  Et nous allons avec lui, au gré de ses réminiscences -et dans une chronologie éclatée-,  sur les traces de Louis B Mayer, d' Irving Thalberg, du magnat de la presse Randolph Hearst (qui servira de modèle à Citizen Kane !!) de Marion Davies -sa maîtresse. Voici aussi  le frère cadet Joseph Leo Mankiewicz (réalisateur plus (re)connu du grand public).  Nous assistons à des fêtes kitsch dans les "temples" du mauvais goût mais où se font et se défont des carrières, où des mini-séries de  "fake news"  peuvent renverser impitoyablement le  candidat aux élections en Californie (en l'occurrence le démocrate Upton Sinclair)

 

Mank ! Un travail époustouflant sur le noir et blanc, sur la lumière. Pour exemple cette soirée d’élection en 1934 : néons ampoules flashes tout crépite de fragments lumineux,  ou encore cette enfilade de façades de maisons dans les décors des studios, avec ses effets de contre-jour, un blanc opalescent ou cotonneux en fonction du lieu et/ou du moment, blancheur et ombres portées !

 

Mank Un questionnement sur le cinéma en général - son industrie- où s’affrontent deux regards celui qui voudrait faire croire au public  "que King Kong mesure 15m ou que Marie Pickford est encore vierge à 40 ans " -arguant de la magie spécifique du 7ème art et spéculant sur la naïveté du spectateur ?-, et celui plus lucide de Mank qui fustige fastes et faux semblants de l’industrie cinématographique, évoquant par deux fois la parabole du singe  du joueur d’orgue de Barbarie.

 

Mank un film que l’impressionnant Gary Oldman, habité par le personnage facétieux et volubile , porte de bout en bout !!!

 

À voir sur netflix

 

Colette Lallement-Duchoze

 

 

 

merci
Colette ! je l'ai vu c'est pas mal faudrait en discuter de vive voix j'ai quelques réserves mais c'est vrai faut le faire ! mais ça sert à quoi la conscience ???

Maria Pinto 11/12/20

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9 décembre 2020 3 09 /12 /décembre /2020 05:12


E-DIFFUSIONS DE FILMS DOCUMENTAIRES
 

Au programme de cette deuxième semaine de décembre :
Flight Simulator de Dominique Baumard, nous raconte l'histoire de deux militants octogénaires habitant à Jersey.
Cour d'Honneur de Cécile Patingre, nous livre le parcours d'hommes et de femmes homosexuels dans une grande institution : la Police.

Ces deux films seront visibles pendant 7 jours, dès leur date de diffusion, sur notre site internet.

bonne e-diffusion à tous


MARDI 8 DÉCEMBRE
 

réalisé par Dominique Baumard
produit par Mil Sabords

Synopsis : Un jour, j'ai rencontré John Heys et Maurice Merhet, les seuls membres actifs de l’association Attac à Jersey. Au cœur d’un des paradis fiscaux les plus florissants d’Europe, seuls au milieu des requins, John et Maurice se dressent face à la finance internationale.Ils ont 80 ans, ils roulent en Mercedes Cabriolet et ils ne ressemblent vraiment pas à l’image qu’on peut se faire de militants d’extrême gauche. Ce film est leur portrait.


JEUDI 10 DÉCEMBRE
 

réalisé par Cécile Patingre
produit par Bellota Films

Synopsis : Avril 2017, un attentat a lieu sur les Champs-Elysées, un policier est tué. Quelques jours plus tard, c’est son conjoint qui lui rendra hommage, lors de la cérémonie officielle dans la Cour d’honneur de la Préfecture de Paris. Les mots d’amour alors prononcés dans ce lieu symbolique de l’ordre et de la loi, s’ils dévoilent au grand jour un visage inattendu de la Police, marquent t-ils pour autant la fin de l’exclusion pour les policiers homosexuels ? À travers une série de portraits d’hommes et de femmes, ce film témoigne de parcours au sein d’une institution peu réputée pour sa gayfriendly attitude et qui aujourd’hui est contrainte à évoluer.


ET TOUJOURS EN LIGNE
 

Jusqu'au mercredi 9 décembre

Ma Vie dessinée
de Vincent Pouchain
produit par Keren Production

 


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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 06:17

 

 

Cette année, la programmation des Rencontres du cinéma documentaire est entièrement consacrée aux animaux et à leur rapport avec les hommes. Des films de Nicolas Philibert, Jean-Louis Le Tacon, Christine Baudillon, Barbet Schroeder, Juliette Guignard…, ainsi que de nombreux courts-métrages, seront visibles en ligne jusqu’à dimanche soir, accompagnés de podcasts, d’ateliers et de débats.  

 

 

 

 

 

25èmes  Rencontres du cinéma documentaire de Montreuil

 

 

Depuis vingt-cinq ans, lassociation Périphérie organise les Rencontres du cinéma documentaire au cinéma Le Méliès de Montreuil. Alors que les mesures sanitaires imposent la fermeture des salles, lédition de cette année se déroulera en ligne, sur ce site, du jeudi 3 au dimanche 6 décembre minuit. Pour les accompagner, Mediapart diffuse deux courts-métrages de la programmation. Après celui de mercredi qui se passait à Gibraltar (Territory, dEleanor Mortimer, toujours visible ici), partons aux Pays-Bas, dans un élevage de lapins. Cachée dans la campagne du Brabant aux Pays-Bas, cette ferme consiste en de longs hangars, où plus de 20 000 petits lapins blancs aux yeux rouges croissent et se multiplient.

 

Pour info:
L'été prochain Tangui Perron membre de l'équipe du centre Périphérie de Montreuil sera présent au festival Lectoure à voix haute (du 20 au 25 juillet) Il viendra nous parler de la place de l'immigré dans le cinéma français et commenter le film Tony de Jean Renoir.
 

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 20:00

Documentaire de Sébastien Lifshitz 2020

avec Sasha,  Karine et toute la famille 

 

Présenté à la Berlinale en février 2020

A obtenu le grand prix au festival de Gand (24 octobre 2020)

 

Sasha, né garçon, se vit comme une petite fille depuis l’âge de 3 ans.  Le film suit sa vie au quotidien, pendant un an, le questionnement de ses parents, de ses frères et sœur, tout comme le combat incessant que sa famille doit mener pour faire comprendre sa différence. Courageuse et intraitable, Karine, la mère de Sasha, mène une lutte sans relâche portée par un amour inconditionnel pour son enfant.

Petite fille

Une gamine essaye une robe à paillettes puis teste chapeaux et serre-tête ; dubitative elle murmure "peut-être" ; la même -écharpe rose bonnet cloche parka- joue avec ses parents ses frères et sœur à la « bataille de boules de neige » Ces deux mini séquences d’ouverture -alors que défile le générique-, encodent le film ?

 

Film qui débute avec la consultation chez le médecin. Karine la mère, la voix brisée, implore de l’aide, elle se sent fautive. Sasha est une petite fille dans un corps de garçon. Le passé - marqué par la culpabilité de la mère, par la détresse de l’enfant- et surgissant dans son évidence, Sébastien Lifshitz le fait sien en l’incorporant dans un présent (Sasha a 8 ans ) qui deviendra prémices du futur (Karine le sait, elle imagine son enfant se débattre plus tard autant avec son  corps en pleine croissance qu’avec les regards et comportements réprobateurs d’un entourage malveillant)

 

Le réalisateur qui aime capter les métamorphoses, les saisir dans l’instantanéité de la Douleur va non seulement mettre en scène un double combat (celui de la mère, celui de sa fille) contre les carcans imposés par les préjugés et les « codes », mais avec subtilité et délicatesse -sans que sa caméra soit intrusive- il filme à hauteur d’enfant une éclosion dont le « motif » du papillon serait la métaphore

Plus que le regard de l’autre, il privilégie les émotions éprouvées par Sasha en toute circonstance, émotions que l’on peut lire sur son visage (un regard comme hébété, des larmes trop longtemps retenues, des lèvres muettes qui disent pourtant l’indicible) émotions qui s’expriment aussi par et dans le langage de son corps (arabesques intermittentes et maladroites au cours de danse, bulles multicolores que le souffle de la bouche disperse dans l’espace, corps enroulé  dans la caresse maternelle, pas et tournoiements dans le vert du jardin, jusqu’à l’envol du ...« papillon »)

 

Sébastien Lifshitz  donne la parole aux membres de la famille, à la mère surtout (plan fixe  face à la caméra) à des spécialistes (dont Anne Bargiacchi consultée à l’hôpital Robert Debré), tous bienveillants. En revanche les représentants de l’institution scolaire -lieu de socialisation mais pour Sasha domaine de l’opprobre ou du moins de l’incompréhension hypocrite - resteront  hors champ ; il en va de même avec la nouvelle professeure de danse -la scène d’exclusion rapportée par la mère, aura, par sa violence, figé Sasha dans le mutisme du trauma

 

Comme dans Les Invisibles l’écran peut être envahi par des ciels tourmentés ou non, par des flots qui ondoient,  par des panoramiques (cf la séquence au bord de mer quand Sasha étrenne son maillot deux-pièces)

 

Un témoignage  " bouleversant"  sur la "dysphorie de genre"  ( fera-t-il "évoluer les mentalités" comme le souhaite Karine?)

Un film sur le mal-être,

Une histoire de tolérance toute en sensibilité, en émotion contenue

Un film que je vous recommande

 

disponible en replay sur le site d'Arte.tv jusqu’au 30 janvier 2021

 

Colette Lallement-Duchoze

 

 

 

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 09:17

Halima Ouardiri Canada (Québec). 2019. 18 minutes 

 

 

Ours de Cristal du meilleur court métrage de la 70ème édition du Festival international du film de Berlin (Berlinale 2020)

 

Prix du Meilleur Court Métrage Canadien au Festival international du cinéma francophone en Acadie en 2019.

 

Coup de cœur  du jury au festival du film de Namur  +  nouveau Prix Marion-Hänsel,

 

Dans le refuge pour chiens errants d’Agadir au Maroc, plus de 750 animaux trouvent aide et protection en attendant d’être adoptés par une famille. Chaque journée ressemble à la suivante, rythmée par la seule distraction des repas.

Clebs

Nous sommes dans un refuge pour chiens au Maroc (près d’Agadir)

Un refuge qui abrite 750 chiens errants qui attendent d’être adoptés par des familles

Des chiens que la cinéaste suisso-marocaine Halima Ouardiri va filmer dans leur quotidien et ce, pendant 5 jours de l’aube au crépuscule

 

La palette dominante brun-ocre - des pelages et de la terre – peut éclater en fragments de lumière (quand le soleil inonde les lieux) ou en aplats sombres (le pelage de certains chiens, ou quand vient le moment crépusculaire ou quand tout simplement les chiens repus cherchent l’ombre tutélaire)

 

Les voici qui accourent, ils forment une masse qui se précipite pour la nourriture ; car c’est elle qui rythme les jours, jours qui se répètent immuables, en un rite inaltérable où l’aboiement précède la sustentation.

Un rite que filme le regard empathique de Halima Ouardiri ; un regard d’artiste aussi (ne serait-ce que par la diversité des angles de vue, de la répartition des lumières et des couleurs dans le rendu de cette apparente banalité)

 

Cette compacité alterne avec de très gros plans sur un pelage – moins pour la couleur que pour capter la pulsation de la vie - ou des plans rapprochés qui individualisent -un chien qui marque son territoire d’un jet d’urine, un mâle prédateur mais une femelle rebelle, par exemple

Quand le plan s’élargit ou quand il délimite les frontières de l’espace dédié, l’extérieur (ou l’ailleurs?) ne se devine qu’à travers des "grilles"  !!!. (on est dans l’enceinte d’une ancienne ferme pas loin de Taroudant)

Enfermement, attente, lutte pour la survie (des crocs hostiles empêchent parfois  les plus faibles de partager la nourriture...)

 

Une caméra attentive aux couleurs aux lumières aux textures aux mouvements aux « sons » (quand bien même les réactions des  "protagonistes" sont aléatoires, forcément aléatoires…) Un court-métrage qui, en nous immergeant dans cette "communauté" canine, allie esthétique et banalité

 

Vers la fin on entend des infos concernant une autre population, en attente de...-dès lors  on comprend mieux les enjeux de cette coexistence forcée –

 

Clebs,  ou la parabole cinématographique des migrants de ce monde !

 

Clebs :  Une vraie "leçon de cinéma".

Le jury de la Berlinale ne s’y est pas trompé ; lui qui a pu observer  le naturel dans le non-naturel  fut  "très impressionné par les images la lumière les couleurs et les sons"

 

Colette Lallement-Duchoze

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Mode d'emploi

Ce blog est destiné à collecter nos ressentis de spectateurs, à partager nos impressions sur les films (surtout ceux classés Art et Essai).

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