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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 18:30

 

 

 

20017639_jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20120201_063737.jpgMalgré des défauts inhérents, me semble-t-il, à un premier long métrage (scénario pas assez explicite, cadrages un peu désordonnés,éclairage -volontairement ?- sombre) ce film franco-marocain de Leila Kilani    témoigne d'un dynamisme remarquable, non seulement dans la mise en scène et dans le rythme mais aussi dans le jeu des actrices, en particulier Soufia Issami  (Badia)  qui est en quelque sorte, la "force de frappe" du film. Dans ce dernier tourné à Tanger,  pas d'exotisme, pas de misérabilisme tiers-mondiste, même si les conditions de travail et de logement laissent beaucoup à désirer. Certains critiques y voient un signe avant-coureur du "printemps arabe". Pourquoi pas, encore qu'il faille se garder de toute interprétation a posteriori du passé.

Film intéressant à plus d'un titre malgré les réserves formulées plus haut.

A voir donc (au risque ne se trouver que trois dans la salle comme ce fut mon cas jeudi soir  à 21 hes 45).

 

Marcel Elkaim

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Published by cinexpressions
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Serge Diaz 12/02/2012 22:32


Impossibile en voyant ce très grand film de ne pas penser à Rosetta des frères Dardenne. Mais là l'élève dépasse les maîtres car il ne s'agit plus d'un personnel marginal mais d'une simple jeune
fille émigrée de l'intérieur du pays, ouvrière dans une usine de décorticage de crevettes, esclave de ce capitalisme délocalisé là où la main d'oeuvre est toujours la moins chère et la plus
vulnérable. Le fond et la forme sont intimement liés, un rythme trépident, un langage propre, des actrices plus vraies que nature, un monde où la folie est sans doute le seul échappatoire à cette
prison sociale. Ce film est bouleversant, tant parce qu'il nous montre de la réalité marocaine d'aujourd'hui, que sur la condition de jeunes femmes, loin des clichés. On est projeté par une
manière de filmer prodigieuse tout contre cette héroîne, à ras de sa peau, pour mieux sentir la putréfaction de ce monde extérieur. La réalisatrice est issue du cinéma documentaire. Elle utilise
à merveille son savoir faire (les scènes sur la zone franche sont un documentaire en soi) pour nous faire vivre une tranche de vie comme encore jamais vue, à ma connaissance, de cet enfer moderne
qu'est la condition ouvrière à Tanger.

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