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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 05:09

Réalisé par Christian Petzold
Avec Nina Hoss, Ronald Zehrfeld, Nina Kunzendorf, Michael Maertens, Imogen Kogge 

 

phoenix.jpgAprès "Barbara", voici le nouveau film de Petzold.

Une jeune femme juive miraculeusement rescapée d'Auschwitz revient chez elle à Berlin. Elle est défigurée et doit faire appel à la chirurgie plastique pour retrouver son visage. Alors que son amie Lene ne rêve que de partir en Israël, elle aspire à retrouver son mari. Elle retrouvera un homme qui ne la reconnait pas mais qui veut se servir d'elle et de sa ressemblance avec sa femme qu'il croit morte, pour capter son héritage.

S'ensuit une sorte de poursuite affective pour elle, cupide pour lui qui revêt une grande violence psychologique, à certains moments difficilement supportable.

L'ambiance glauque de l'Allemagne de l'immédiat après-guerre est très bien rendue.

On peut y voir des invraisemblances mais ce n'est pas le plus important

Les acteurs sont excellents. On avait déjà vu les deux principaux dans Barbara.

La fin est formidable.

 

Isabelle Lepicard

 

 

 

 

 

Si la chanson Speak Low, (et l'interprétation dans la scène finale est saisissante) de Kurt Weill revient tel un leitmotiv est-ce parce que c'est l’histoire d’un Pygmalion qui veut épouser une femme"?.

Ne peut-on voir en outre dans le parcours de Nelly/Esther mais surtout dans la volonté du mari à "recréer" une épouse -certes dans un but bassement matériel- , une métaphore de l'Allemagne qui, après la période noire du nazisme, se "réédifia" avec opiniâtreté ?

Le film est  traversé de tant d'indices et de références (Phoenix, nom du bar américain mais qui renvoie aussi à une légende; allusions à Vertigo, Les yeux sans visage; rôle de la bicyclette comme dans Barbara) qu'il se prête à une lecture plurielle....

Colette le 11/02 

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Published by cinexpressions
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Colette 11/02/2015 06:59


Si la chanson  Speak Low, (et l'interprétation dans la scène finale est saisissante) de Kurt Weill revient tel un leitmotiv est-ce  parce que c'est l’histoire d’un
Pygmalion qui veut épouser une femme"?.


Ne peut-on voir en outre dans le parcours de Nelly/Esther mais surtout dans la volonté du mari à "recréer" une épouse -certes dans un but bassement matériel- , une métaphore de l'Allemagne 
qui, après la période noire du nazisme, se "réédifia" avec opiniâtreté ?


Le film est tellement traversé d'indices et de références (Phoenix le nom du bar américain mais qui renvoie aussi  à une légende;  Vertigo, Les yeux sans visage; rôle de
la bicyclette comme dans Barbara) qu'il se prête à une lecture plurielle....

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