Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 18:59

Film grec de Spiros Stathoulopoulos

Avec Théo Alexander, Tania Kouleva-Karantinaki

 

 

meteora.jpg

C'est sur un triptyque que s'ouvre le film; panneau de droite Théodore, panneau de gauche Urania; et dans le panneau central la représentation des deux pitons rocheux des Météores qui se font face; leurs escarpements, un escalier abrupt ou un mécanisme rudimentaire d'un filet hissé par une corde pour y accéder. Le récit alternera séquences filmées (les plus nombreuses) en extérieur ou intérieur  et séquences animées traitées telles des icônes byzantines ou des enluminures. Loin d'être de redondantes duplications, celles-ci prolongent la narration et/ou lui impriment une dimension poétique et fantasmatique -les cheveux déployés d'Urania, le bain de sang qui submerge les "amants" pour ne citer que les plus signifiants. À la fin, dernier plan, le même triptyque, mais sans ….

 

On pourra reprocher au cinéaste de traiter de façon trop lisse le dilemme qui taraude les deux personnages (foi, vœu de chasteté et désir, appel de la chair). Nulle passion dévastatrice, nul érotisme.

 

Mais on ne pourra rester insensible à la beauté à la fois majestueuse et austère des Météores. La caméra, fixe la plupart du temps, restitue en longs plans (en contre plongée) la masse hiératique des monolithes ou cadre dans la vallée des scènes presque champêtres (pique-nique du moine et de la moniale par exemple) joue avec les clairs-obscurs pour les scènes d'intérieur (prières, lectures silencieuses, préparations culinaires)

 

Lenteur du rythme, maîtrise des cadrages et des lumières, animation stylisée, ellipses et/ou non-dits, tout concourt à faire de l'histoire de ce moine et et de cette nonne, tiraillés entre la culpabilité et le désir, une sorte de conte aux résonances universelles!

 

Colette Lallement-Duchoze

 

Partager cet article

Repost 0
Published by cinexpressions
commenter cet article

commentaires

Guy Foulquié 22/07/2013 08:08


et la bande son avec les martèlements de plus en plus rapide sur cette planche suspendue, les cloches du couvent qui leur répondent.


La musique tirée de l'oeuvre de Perotin, le plus ancien des musiciens du moyen âge dont on garde les partitions.


L'extrême chaleur dans la salle du Melville par ces jours de canicule. Bref, j'ai tout oublié.

Mode d'emploi

Ce blog est destiné à collecter nos ressentis de spectateurs, à partager nos impressions sur les films (surtout ceux classés Art et Essai).

Envoyez vos articles ou vos réactions à: artessai-rouen@orange.fr.


Pour vos enfants et petits enfants cinexpressions a aussi un petit frère:

http://cinemavisjunior.over-blog.com

 


Recherche