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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 05:38
 
De Nana Ekvtimishvili et Simon Groß avec Lika Babluani, Mariam Bokeria.
Ce film a reçu à Berlin le prix CICAE (Confédération Internationale des Cinémas d’Art et d’Essai) et a été désigné meilleur film à Sarajevo 
 
 
 
 
 
eka-et-natia.jpg
Histoire d'amitié entre deux adolescentes dans une Géorgie en décrépitude (nous sommes en 1992)
 
Tout manque à Tbilissi : le pain (voir les files d'attente pour l'obtention d'une miche) l'électricité (quand il y a coupure, on doit acheter des bougies)
C'est le règne de la pauvreté. Ce qui entraîne des rapports sociaux violents: maris alcooliques,  bagarres, insultes. Délinquance des ados. Lâcheté des adultes (voir la scène où Natia se fait enlever: la foule présente ne réagit pas; Eka, l'ado de 14 ans,  est la seule à s'interposer et à dénoncer, mais en vain, cette lâcheté ...)
Seules les femmes résistent dans ce monde de brutes!
 
La seule scène où l'on respire un peu, est celle où Eka interprète lors du mariage (forcé) de son amie Natia, une danse traditionnelle; une scène où tous les convives sont réunis dans la joie!!
 
Eka grandit d'un coup (voir la scène finale où elle décide de rendre visite à son père, emprisonné pour avoir "tué" un homme...)
 
Beau film où les visages sont superbement filmés!
 
Nicole Rousselet
 
 
PS: pour réaliser ce film, Nana Ekvtimishvili, s'est inspirée de sa propre vie; et son directeur de la photographie Oleg Mutu est bien connu du public cinéphile  ( My joy, Au-delà des collines, Dans la brume, 4 mois, 3 semaines, 2 jours, Contes roumains) 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Published by cinexpressions
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commentaires

Colette 03/12/2013 06:39


Certains reprocheront peut-être à la réalisatrice de ne pas insister davantage sur
le contexte politique (effondrement de la Russie, indépendance de la Géorgie, guerres Abkhazie, Adjarie, Ossétie du Sud). En fait il y a une allusion à
l'Abkhazie, aux emprisonnements arbitraires (le cas du père). Mais l'essentiel est bien cette atmosphère délétère et cette violence au quotidien qu'évoque Nicole dans son
commentaire


"chaque jour un jeune mourait sous les coups d'un de ses camarades; les gens
se sentaient en danger, ils croyaient qu'on allait leur prendre leur pays et leur vie; ils n'hésitaient pas à tuer pour se défendre..." confie la réalisatrice Une voix off au début du film
insiste d'ailleurs sur le port d'armes  généralisé dans la Géorgie de 1992


Colette

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