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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 06:51

Film italien de Rocco Papaleo. Avec Alessandro Gassman (Rocco Santamaria), Paolo Briguglia (Salvatore Chiarelli ), Max Gazzè (Franco Cardillo), Rocco Papaleo (Nicola Palmieri), Giovanna Mezzogiorno (Tropea Limongi).

 

basilicata.jpgVoici quatre musiciens, des potes de longue date, qui vont réaliser un projet "fou" -et ce sera la "chronique d'un anachronisme"- parcourir à pied, avec une carriole tractée par un cheval blanc, les cent kilomètres de cette région, la Basilicate, de la côte tyrrhénienne à la côte ionienne. Leur but? se rendre au festival de "théâtre-chanson" de Scanzano Jonico. Une journaliste interprétée par Giovanna Mezzogiorno (qu'on avait vue en maîtresse de Mussolini dans Vincere) les accompagne; ce sera le prétexte à faire un film dans le film, mais traité sur le mode de la dérision.

Le prologue -assez long- les présente dans l'exercice de leur fonction avant que ne s'élabore le projet; un professeur de mathématiques, un menuisier, un marchand de tabac et un animateur de télévision.

Comme tout "voyage" dans l'espace ou le temps correspond -et c'est un truisme- à une quête de soi, les quatre compères aux allures donquichottesques, auront compris à la fin de leur périple "ce qu'ls ne sont pas" à défaut de savoir "ce qu'ils sont'. C'est qu'en dix jours de marche des lambeaux d'un passé que l'on croyait enfouis, peuvent ressurgir; des désirs inassouvis se libérer, des rencontres jouer le rôle d'épiphanies...On rit de bon coeur avec Rocco (interprété par Alessandro Gassman, fils de Vittorio), avec Nico (interprété par le réalisateur lui-même) tiraillé entre ses rêves d'enfant, son désir d'être reconnu et ses obligations maritales. On sourit de la romance qui s'ébauche entre la journaliste et le musicien muet. Certes on pourra déplorer la ténuité de l'enjeu scénaristique, le recours (peut-être inévitable) à certains clichés et les mimiques de certains acteurs (qu'accentuent de gros plans sur leurs visages). Mais on ne sera pas insensible à la beauté -parfois austère- des paysages de cette région que le grand angle, les vues panoramiques, celles en plongée ou contre-plongée magnifient tandis que la lumière se diffracte ou s'embue d'orages naissants et que sifflent les pales des éoliennes.

Et cet hommage à Carlo Levi, interprété par Gian Maria Volonté dans l'adaptation cinématographique que fit Rosi de son roman "le Christ s'est arrêté à Eboli"; à l'instar de son devancier la caméra de Rocco Papaleo sait se faire "lyrique" :ne serait-ce que par le recours au plan subjectif pour évoquer l'éloignement par exemple.

 

 

Colette Lallement-Duchoze

 

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