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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 09:05

de Steve McQueen

avec Chiwetel Ejiofor (Solomon/Platt) Michael Fassbender (Edwin Epps), Lupita Nyong'o (Patsey), Benedict Cumberbatch (William Ford) Paul Dano  (John Tibeats) , Brad Pitt (Bass

 

 

"Les États-Unis, quelques années avant la guerre de Sécession. Solomon Northup, jeune homme noir originaire de l’État de New York, est enlevé et vendu comme esclave. Face à la cruauté d’un propriétaire de plantation de coton, Solomon se bat pour rester en vie et garder sa dignité. Douze ans plus tard, il va croiser un abolitionniste canadien et cette rencontre va changer sa vie…"

12-years-a-slave.jpg
Le thème de ce film émeut parce qu'il fait référence à l'esclavage et à un personnage réel.
Les images sont belles, les acteurs parfaits, mais justement c'est trop joli, trop léché. le méchant est vraiment très méchant, le héros vraiment très gentil, les scènes de fouet sont longues et répétitives,

mais le spectateur reste à l'extérieur.
En somme, on ne s'ennuie pas mais c'est tout juste. 
 

 Isabelle Lepicard

 

 

Dimanche 23/02

Ce film impressionnera peut-être moins que Hunger ou Shame. Mais une chose est sûre: quel que soit le sujet abordé (agonie de Bobby Sands; aliénation au sexe; quotidien des esclaves Noirs au XIX°) Steve McQueen manifeste une prédilection pour le corps en proie à la Douleur, la Chair qui n'est plus que souffrance. Ce qui justifierait les gros plans prolongés sur les dos lacérés, aux plaies béantes (le fouet étant l'arme punitive voire létale qu'utilisent des patrons esclavagistes sadiques tel Epps -formidablement interprété par Michael Fassbender) ou encore cette scène à la limite du supportable où l'on voit le corps de Solomon/Platt ligoté à une branche tel un gibier -scène d'autant plus insoutenable que tout alentour est "normal". Affirmer que le manichéisme est trop prononcé relève pour moi d'un faux procès; le réalisateur adopte le point de vue de Solomon Northup en adaptant son récit (écrit en 1853); oui Solomon a connu des maîtres sadiques (et qui légitimaient leur violence par la Bible); oui il a connu un maître plus compatissant, M. Ford; et là c'est plus pervers car insidieux; le patron, fût-il "sympathique", participe à un système qui lui donne "légalement" plein pouvoir sur le Noir qu'il a acheté.... Comme le réalisateur "montre" les effets "désastreux" du système, l'image est plus frappante qu'un discours... Mais il est vrai que certains plans fixes prolongés peuvent  "irriter" !

  Les spectateurs qui ont quitté la salle alors que débutait le générique de fin n'auront pas entendu le gospel (celui-là même que les esclaves avaient entonné sur la tombe d'Abraham, cet oncle charismatique, mort d'épuisement dans les champs de coton)

 

Colette

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Published by cinexpressions
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Colette 23/02/2014 18:02


Ce film impressionnera peut-être moins que Hunger ou Shame. Mais une
chose est sûre: quel que soit le sujet abordé (agonie de Bobby Sands; aliénation au sexe; quotidien des esclaves Noirs au XIX°) Steve McQueen manifeste une prédilection pour le corps en
proie à la Douleur, la Chair qui n'est plus que souffrance. Ce qui justifierait les gros plans prolongés sur les dos lacérés, aux plaies béantes (le fouet étant l'arme punitive voire létale
qu'utilisent des patrons esclavagistes sadiques tel Epps -formidablement interprété par Michael Fassbender) ou encore cette scène à la limite du supportable où l'on voit le corps de Solomon/Patt
ligoté à une branche tel un gibier -scène d'autant plus insoutenable que tout alentour est "normal".


Affirmer que le manichéisme est trop prononcé relève pour moi d'un faux procès; le
réalisateur adopte le point de vue de Solomon Northup en adaptant son récit (écrit en 1853);  oui Solomon a connu des maîtres sadiques (et qui légitimaient leur violence par la Bible); oui
il a connu un maître plus compatissant, M. Ford; et là c'est plus pervers car insidieux; le patron, fût-il "sympathique", participe à un système qui lui donne "légalement" plein pouvoir sur le
Noir qu'il a acheté.... Comme le réalisateur "montre" les effets "désastreux" du système, l'image est plus frappante qu'un discours...


Les spectateurs qui ont quitté la salle alors que débutait le générique de fin n'auront
pas entendu le gospel (celui-là même que les esclaves avaient entonné sur la tombe d'Abraham, cet oncle charismatique, mort d'épuisement dans les champs de coton)

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