12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 04:16

Court métrage de Jacques Rozier 1963

 

avec Brigitte Bardot, Jean-Luc Godard, Michel Piccoli, Fritz Lang, Jack Palance

 

Mai 1963 : Jean-Luc Godard, son équipe, ses deux vedettes – Brigitte Bardot et Michel Piccoli – arrivent à Capri pour y tourner des scènes du Mépris dans le cadre spectaculaire, entre mer et rochers, de la villa Malaparte.

Le parti des choses : Bardot et Godard

Lorsque Jacques Rozier filme le tournage du Mépris de Jean-Luc Godard en 1963, il réalise deux courts métrages complémentaires, Paparazzi et Le Parti des choses : Bardot et Godard. Dans le premier, il s'éloigne de l'équipe du film en pourchassant les paparazzi qui rodent dans les collines avoisinantes. Dans le second, au contraire, il filme le tournage du Mépris, se rapproche plus gravement de l'acte de création, dévoile les gestes quotidiens des techniciens, les déplacements des comédiens, les orientations du réalisateur et raconte l'organisation aléatoire guidée par le hasard des événements. Bardot et Piccoli – qui incarnent un couple sensible et fragile à la dérive – se positionnent, les régisseurs italiens s'affairent, les équipes image et son se coordonnent, le clap annonce l'action et Godard dirige respectueusement Fritz Lang. Cette histoire d'Odyssée que conte Le Mépris et la présence de Fritz Lang auraient-elles une influence sur les deux cinéastes de la Nouvelle Vague ? « La caméra est d'abord un appareil de prise de vues, et mettre en scène c'est prendre modestement le parti des choses... » Jacques Rozier, visiblement fasciné par Fritz Lang et Brigitte Bardot, l'est aussi par son ami Jean-Luc Godard. Il le suit discrètement, le laisse travailler, avec ou sans la présence des dieux. Rozier, avec sa caméra, suit celle de Godard. Cette fois, il est le paparazzi qui chasse les appareils du cinéma. Grâce à la caméra Mitchell et à l'équipement Technicolor, Godard va sublimer Bardot.

Hervé Pichard

Lire le texte intégral d'Hervé Pichard « Restaurer les films de Jacques Rozier : "Le Parti des choses : Bardot et Godard" (1963) »

Quand un plan tourné est définitivement effacé par la marée ....Quand les Dieux -ceux de l'Odyssée film dans le film - semblent être les complices de ceux de la Mer en 1963 !!! (film en train de se faire) . Quand on ne fait jamais exactement ce qui était prévu mais "que le résultat correspond à peu près à ce qu'on avait en tête " n'est-ce pas "le définitif par hasard" revendiqué précisément par Godard? 

Nous sommes habitués au making of , aux "coulisses" de tournage, mais comme Le Mépris est devenu un film mythique,  le court métrage de Jacques Rozier acquiert une résonance toute particulière

Et d'ailleurs   Le parti des choses - ou la rencontre cinématographique Bardot-Godard-,  ne célèbre-t-il pas la "naissance d'un mythe" ??  "Le Mépris ayant Brigitte Bardot comme objet ne peut avoir que le cinéma comme sujet"  (affirme Rozier en voix off)

 

 

Colette  Lallement-Duchoze

Partager cet article

Repost0

commentaires

Mode d'emploi

Ce blog est destiné à collecter nos ressentis de spectateurs, à partager nos impressions sur les films (surtout ceux classés Art et Essai).

Envoyez vos articles ou vos réactions à: artessai-rouen@orange.fr.

Retrouvez aussi Cinexpressions sur Facebook

 

 

Recherche