15 septembre 2019 7 15 /09 /septembre /2019 05:26

de Cédric Klapisch

avec François Civil, Ana Girardot, Camille Cottin, François Berléand, Simon Abkarian, Marie Bunel, Patrick d'Assumcao, Zinedine Soualem, Eye Haïdaria

Rémy et Mélanie ont trente ans et vivent dans le même quartier à Paris. Elle multiplie les rendez-vous ratés sur les réseaux sociaux pendant qu'il peine à faire une rencontre. Tous les deux victimes de cette solitude des grandes villes, à l’époque hyper connectée où l’on pense pourtant que se rencontrer devrait être plus simple… Deux individus, deux parcours. Sans le savoir, ils empruntent deux routes qui les mèneront dans une même direction… celle d’une histoire amour ?

Deux moi

Solitude dans la multitude, celle de la capitale -que le générique accentue par des effets d’accéléré- ; une génération -celle des trentenaires- à l’ère des réseaux sociaux -de Tinder en particulier- en quête de "rencontres" mais surtout de l’Amour (Mélanie écoute émerveillée "mon histoire c'est l'histoire d'un amour/Ma complainte c'est la plainte de deux cœurs"  interprétée par Gloria Lasso...), c'est la toile de fond du nouveau film de Cédric Klapisch que double le questionnement,  "consulter un psy ne serait-ce  pas plus bénéfique  que le ressassement solitaire et l’addiction aux écrans" ?

Voici Deux Moi, Mélanie et Rémy, deux âmes solitaires, deux êtres en souffrance (excès ou manque de sommeil, gaucheries comportementales, secrets de famille  enfouis que la parole "bienveillante" de leur psy respectif aide à libérer) et  à travers  leur  parcours emblématique,  le réalisateur illustre le  cheminement   qui précède une Rencontre !

ça c'est sur le papier!!!

 

Il a choisi le montage alterné -pour la simultanéité temporelle: on voit successivement Mélanie et Rémy le soir dans leur appartement ou en proie à des cauchemars par exemple-,  et le montage parallèle - celui qui permet de "rapprocher" deux situations identiques : séance chez le psy, lieu de travail, environnement affectif et/ou familial .  Mais très vite le systématisme du procédé devient lassant ..(même si l'on assiste à une (re)construction progressive de Soi) 

Ou bien il  insère dans le même cadre les deux personnages (chez l'épicier, dans le métro, au bas de l'immeuble, etc...) comme pour insister sur une  éventuelle - ou improbable? -  rencontre. Répétition proche hélas! de la mécanique du pantin.

Les rares séquences de rêves-cauchemars tombent à plat alors qu'elles étaient censées accentuer la permanence du "mal-être",  du désarroi existentiel..;

Une impression de dégoût parfois (à l'instar du vomi de Mélanie) quand les psy déversent des clichés sur un ton quasi doctoral ou quand ils prodiguent des conseils à faire bondir n'importe quel citoyen lambda soucieux du "bien vivre ensemble": les collègues de Rémy ont été licenciés  remplacés par des robots? qu'importe ! ne pas culpabiliser "vous avez droit au bonheur" dit froidement le psy (Berléand) droit dans les yeux...

 

Un bémol: le Paris du XVIII° arrondissement (ses lignes de chemin de fer vues en plongée, les façades de ses immeubles vues en contre-plongée,  son brouhaha , ses commerces de proximité) est filmé comme un personnage à part entière qui accompagne les déambulations des Deux Moi 

 

Dans cette  comédie douce-amère, on aura reconnu des acteurs fidèles Zinedine Soualem (pharmacien) , Simon Abkarian (l'épicier)  et ...Renée Le Calm dans une furtive apparition de plaignante - oui  la Renée de "chacun cherche son chat "- décédée à 100 ans en juin 2019!! 

 

Mais cette  comédie faussement romantique est trop convenue !!  (que de clichés  racoleurs!)  

à déconseiller!   

 

Colette Lallement-Duchoze

 

 

 

Je te trouve un peu trop sévère, Colette.
Moi j'ai aimé, à cause du ton de l'ensemble. Il y a de la jeunesse d'esprit chez Klapsih,qui fait du bien, et toujours cette peinture des quartiers encore populaires de Paris, le 18ème notamment, et une absence de racisme total, de bien vivre ensemble qui redonnne le moral. Le scenario tient la route et la fin nous réjouit.

Serge 16/09/19

Je persiste et signe
Mise en scène paresseuse
Enfilade de clichés
Humour réchauffé

Colette 17/09/19

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commentaires

Colette 17/09/2019 04:27

Je persiste et signe
Mise en scène paresseuse
Enfilade de clichés
Humour réchauffé

Serge Diaz 16/09/2019 19:20

Je te trouve un peu trop sévère, Colette.
Moi j'ai aimé, à cause du ton de l'ensemble. Il y a de la jeunesse d'esprit chez Klapsih,qui fait du bien, et toujours cette peinture des quartiers encore populaires de Paris, le 18ème notamment, et une absence de racisme total, de bien vivre ensemble qui redonnne le moral. Le scenario tient la route et la fin nous réjouit.

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