29 août 2019 4 29 /08 /août /2019 08:39

De  Olivier DucastelJacques Martineau

Avec Manika Auxire(Veronika) Geoffrey Couët(Marius) Simon Frenay (Nathan) François Nambot (Louis) Lawrence Valin (Lawrence)

Une femme et quatre hommes qui se connaissent à peine se retrouvent dans un appartement en plein ciel au-dessus de Paris. Ils ont tous été la victime du même pervers dominateur qui est enfermé dans une pièce. Ce soir-là, ils ont décidé d’en finir. Tour à tour, ils se racontent des souvenirs qui les lient à cet homme et entrent dans la chambre pour se confronter à lui. Mais ce qui s’y passe entre le monstre et eux reste leur secret.

 

Haut perchés

Dès le prologue on devine que l’on va assister à une "expérimentation" 

Voici le huis clos d’un appartement -tel un laboratoire- de gros plans sur des objets bleus, violets translucides typiques d’une forme d’art conceptuel ...Entre en scène et successivement chacun des 5 personnages (comme sur un plateau de théâtre) alors que le personnage principal, l’auteur de tous les -leurs- maux, restera hors-champ - chacun à tour de rôle lui rendra visite mais dans le secret de leur labyrinthe amoureux. Un tel dispositif délibérément artificiel n’est qu’un prétexte à l’élaboration de "fragments de discours amoureux" (la parole y est cardinale),  à une réflexion sur la manipulation dans une relation amoureuse hétéro ou homosexuelle.

 

Récits qui se succèdent (celui de Veronika en ouverture est sans conteste le plus long) entrecoupés de commentaires alors que les acteurs/personnages/convives se sustentent (la préparation d’une tarte aux pommes vaut son pesant de pelures!)

Un film qui respecte les règles du théâtre classique : unité de temps (une nuit) de lieu (l’appartement sis au 28ème étage) d’action (une rencontre au sommet, une confession : vengeance ? pardon ? épiphanie? libération?)

 

Certes les deux réalisateurs évitent les affrontements autour d’un dîner (une tendance qui a fait son temps et son succès) mais la "mécanique" du film, bien que rodée, a tendance à tourner en rond…

Et que dire de cette Tour Eiffel que l’on voit de l’immense baie vitrée, bien vite métamorphosée en un énorme phallus lumineux ? (effet spéculaire ironique?)

 

Restera malgré tout un film inspiré (cf lumières couleurs et musique) où le hors-champ -symbolique et suggestif- acquiert ses lettres de noblesse

 

Colette Lallement-Duchoze

 

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