14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 05:22
Décembre 1897, Paris. Edmond Rostand n’a pas encore trente ans mais déjà deux enfants et beaucoup d’angoisses. Il n’a rien écrit depuis deux ans. En désespoir de cause, il propose au grand Constant Coquelin une pièce nouvelle, une comédie héroïque, en vers, pour les fêtes. Seul souci : elle n’est pas encore écrite. Faisant fi des caprices des actrices, des exigences de ses producteurs corses, de la jalousie de sa femme, des histoires de cœur de son meilleur ami et du manque d’enthousiasme de l’ensemble de son entourage, Edmond se met à écrire cette pièce à laquelle personne ne croit. Pour l’instant, il n’a que le titre : « Cyrano de Bergerac ».
 
Edmond
Les fêtes de fin d’année continuent avec ce film très enjoué d’Alexis Michalik. C’est gai, ça virevolte à toute allure, les répliques touchent et font mouche allègrement, quelques pointes d’émotion à propos des lettres d’amour, des comédiens nombreux qui visiblement s’amusent, des cotillons de rire traversent la salle.
 
Nous sommes en 1898 en plein théâtre de boulevard à la veille du cinéma que certains craignent de voir assassiner le théâtre mais ce dernier résiste bien avec une pièce qui fut un triomphe populaire : Cyrano de Bergerac.
Nous assistons aux répétitions, à la préparation foldingue de cette pièce, à son accouchement rabelaisien, peu importe la réalité historique, tout est bien orchestré pour nous distraire au maximum, d’un cœur léger.
 
On ressort du film ébouriffé comme après un french cancan, cela fait du bien en ces temps de récession sociale, comme une absinthe.
Alexis Michalik, auteur au théâtre du superbe  “le porteur d’histoires” nous offre un film léger, soigné, bien joué, outré et si amusant qu’on en redemande !
 
Mieux qu’un Alka-Seltzer, aller voir Edmond !
 
Serge Diaz

 

27/01/2019

A déconseiller pour ceux qui ont apprécié  la pièce de Michalik (couronnée d'ailleurs par 5 Molières) car ils verront les limites du passage à la réalisation cinématographique (déception comparable à celle éprouvée pour "les chatouilles")

Pour tous les autres ce sera  un "bon" moment; le rythme est si enlevé qu'on en oubliera les mouvements amples et inutiles de caméra  (panoramiques travellings ascendants et descendants vues en plongée)  alors que les mises en abyme semblent triompher (parallèle insistant d'ailleurs entre l'inspiration d'Edmond et celle de son personnage !!!)

Film servi par un casting assez époustouflant :Thomas Solivérès en Edmond fragile et pugnace, pétulant et naïf,  Olivier Gourmet impeccable en Constant Coquelin  , Dominique Pinon en régisseur et Michalik en Geroges Feydeau impressionnent  

Colette 

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