4 juillet 2018 3 04 /07 /juillet /2018 06:01

De Laura Bispuri Italie 

avec Valeria Golino, Alba Rohrwacher, Sara Casu 

 

argument: 

Vittoria, dix ans, vit avec ses parents dans un village reculé de Sardaigne. Un jour de fête, elle rencontre Angelica, une femme dont l’esprit libre et l’attitude provocante tranchent avec le caractère posé de sa mère, Tina. Vittoria est fascinée, mais sa mère ne voit pas d’un bon œil ses visites de plus en plus fréquentes à la ferme où Angelica vit comme hors du monde. Elle ne sait pas que les deux femmes sont liées par un secret. Un secret qui la concerne, elle…

Ma fille

Le film s’ouvre sur une scène de rodéo ; et voici la gamine Vittoria à la chevelure flamboyante qui surprend deux êtres copulant "sauvagement"  dans un recoin du corral. Hébétée elle retourne dans le giron maternel......

Le ton est donné !...bestialité chaleur écrasante, deux archétypes du féminin (la "sainte" Tina et la "putain" Angelica ) et au milieu une gamine qui va "grandir". Car le film retrace son parcours (à valeur initiatique) à partir d’un questionnement sur la "place de la mère" en même temps qu'évolueront  les deux mères adoptive et génitrice 

Bien que la thématique soit assez originale, et l’interprétation réussie (surtout Alice Rohrwacher en femme complètement déjantée et alcoolique mais si fragile..) il y a ce « je ne sais quoi » qui déçoit !

D’abord le contraste entre les deux archétypes, trop appuyé,  frise la caricature (très protectrice Tina peut être  castratrice ; trop égoïste Angelica est une mère irresponsable). La corrélation entre le paysage extérieur (chaleur qui minéralise tous les éléments) et paysage intérieur, est surlignée. Par deux fois -et à des moments clé dans le parcours initiatique des 3 d’ailleurs- le passage de motards éclabousse de son nuage de poussière éléments et personnages jusqu’à abolir tous les repères !! L’insistance (très gros plan sur le trou qui mène à une nécropole) que met Angelica à forcer la gamine à se faufiler ...au lieu de la connotation dramatique attendue devient presque grotesque ; et l’on pourrait multiplier les exemples ! Le plan final qui  met l'accent  sur la réconciliation et la fonction de guide dévolue à la gamine (andiamo) sacrifie la connotation à une simple dénotation

Au final, impression très mitigée !!!

 

Colette Lallement-Duchoze 

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