26 avril 2018 4 26 /04 /avril /2018 06:11

De Dominic Savage (G-B)

avec Gemma Artenton, Dominic Cooper, Frances Barber, Jalil Lespert 

Une femme heureuse

Elle A tout pour être heureuse ; (ce que lui serine sa mère dans un discours convenu : 1 maison 2 enfants 2 voitures 1 mari aimant et qui gagne bien sa vie ; moi j’étais seule….ce n’est qu’un passage…) MAIS elle n’ EST pas heureuse (mélancolie sensation douloureuse d’étouffement d’enfermement dans l’accomplissement des tâches domestiques) Un livre d’art sur les tapisseries médiévales servira de déclencheur : elle veut s’inscrire dans une école d’art. Bovarysme moderne ? Désir vite discrédité par le mari...( il ne COMPREND pas les états d'âme; tirer un petit coup avant le boulot; avoir une chemise propre; rapporter l'argent nécessaire à l'entretien du foyer; c'est sa devise de mâle!) Ce sera la fugue…(titre original "the escape"; le titre français est bien sûr une antiphrase) Le visage de Tara, jusque-là fermé, semble s’épanouir, un sourire l’illumine.

Voilà pour la trajectoire avant la séquence finale! 

 

Un sujet éculé. Un traitement décevant, peu convaincant.

Certes Gemma Artenton (productrice et actrice) qui a créé son personnage à partir d’un scénario de 30 pages interprète excellemment cette jeune mère au bord de la dépression Mais que de plans inutilement prolongés sur son visage (visage non maquillé pour ajouter au naturalisme???)

Trop de clichés ! La première petite escapade dans les rues de Londres baigne dans le chromatisme du jaune et rouge (soleil couchant). La fugue à Paris est la séquence la plus malmenée la plus mal traitée (succession de poncifs qu’accentue la présence insolite d’un Jalil Lespert en photographe dragueur et menteur).

Clichés formels auxquels s’ajoutent les stéréotypes de la pensée (cf les conseils prodigués par Marthe Keller …et la séquence finale « programmée », même si le reflet dans le miroir et la répétition des mêmes gestes -en écho à la scène liminaire- semblent inchangés)

 

Un film ennuyeux à déconseiller

 

Colette Lallement-Duchoze 

 

PS: Un léger bémol : on retiendra l’énigme de la sixième tapisserie de la Dame à la Licorne: si chacun des 5 sens est illustré dans une tapisserie ; que signifie la sixième "à mon seul désir" ? L’explication suggérée par l'image de la tente est  réductrice ...et celle de Jalil Lespert simpliste .. Et  les commentateurs historiens de l'art exégètes s'interrogent ...toujours ...

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