18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 06:43

De Cecilia Atàn et Valeria Pivato (Argentine)

 

Avec Paulina Garcia Claudio Rissi

 

présenté au festival de Cannes (Un certain Regard)

 

Argument

Teresa, 54 ans, a toujours travaillé au service de la même famille jusqu’au jour où elle est contrainte d’accepter une place loin de Buenos Aires. Elle entame alors un voyage à travers l’immensité du désert argentin, et ce qui semblait être le bout du chemin va s’avérer le début d’une nouvelle vie.

 

La Fiancée du désert

Les premiers plans étaient "prometteurs" : une théorie de voyageurs vue en légère plongée ,apparemment déboussolés, et dont les paroles nous parviennent feutrées comme chuchotées ; on s’interroge sur la cause de l’accident du bus….oiseau; pare-brise.. Il faudra passer la nuit au sanctuaire de la Difunta Correa, un lieu de pèlerinage situé dans le désert de San Juan, au centre-ouest de l’Argentine.

C’est alors que la caméra va capter en le détachant du groupe, le visage de Teresa ; elle sera la fiancée du désert… Un sac oublié par inadvertance dans l’habitacle du camion d’El Gringo (où elle essayait une robe) et cet "acte manqué" est le point de départ à ce qu’il est convenu d’appeler un road trip

 

Certes l’actrice chilienne Paulina Garcia -qui est de tous les plans- interprète, talentueuse, tous les registres, les nuances des sentiments et de l’émotion (pudeur, désarroi, sourire,  illumination).

Certes l’alternance entre flash back et moment présent permet au spectateur d’approcher au plus près le personnage  et aux réalisatrices de dénoncer sans trop appuyer ce que furent les relations patron/domestique et la relation avec Rodriguez - le fils "paternaliste" de ses ex patrons (Teresa par son abnégation ne ressemble-t-elle pas à la Félicité de Flaubert?)

De même l’alternance entre extérieurs - panoramiques sur la vaste étendue de San Juan- et scènes d’intérieurs -maison des ex-patrons, bars restaurants aux couleurs chaudes,- évoque sans symbolisme cet "entre deux" où se trouve désormais Teresa

Certes le voyage aux côtés de Gringo (à la recherche du sac….) se double d’un voyage intérieur dont les différentes "étapes" coïncident avec les temps de pauses et de rencontres. Et le changement de coiffure participe lui aussi de cette "initiation" (cheveux enfin déliés = laisser aller, lâcher prise) 

 

 

Tout cela traité par petites touches. Serait-ce une épure ?

Mais quelque chose ne tourne pas rond…

et le minimalisme peut se faire pataud et- paradoxalement- "pompier" 

Non-dits trop signifiants ? Cheminement laborieux ? Absence de singularité ? 

En tout cas, on est loin du "réalisme magique" revendiqué

 

 

Colette Lallement-Duchoze

 

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