6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 04:18

De Han Hrebejk  2016 Slovaquie

avec Zuzana Mauréry Csongor Kassai Peter Bebjak

 

Présenté à la soirée de clôture du Festival à l'Est du nouveau (Rouen mars 2017)

Argument

Bratislava, 1983, au moment où le communisme s’achève…Maria Drazdechova, enseignante et membre du parti communiste manipule élèves et parents afin de prouver que tout individu est naturellement prédisposé à être corrompu.

 

Leçon de classes

Avec l’air de rien.... quel film puissant !

 

Le réalisateur slovaque règle son compte au socialisme en place en 1983, mais il va même au-delà car à la  fin on voit le même personnage principal, sous l’après-socialisme quelques années plus tard en une très courte séquence, et c’est terrible aussi !...

Le scénario part de petits riens de la vie quotidienne : une enseignante pernicieusement malfaisante qui s’inscrit dans le système pour en tirer des avantages personnels en transformant en enfer la vie des enfants et des familles sur lesquels elle exerce un chantage permanent.

 

Leçons de classes est une comédie dramatique qui part d’un sujet banal et développe une analyse de l’humain en régime oppresseur, une réflexion sur nos capacités ou non à refuser l’humiliation, l’abus de pouvoir, à vaincre sa peur aussi. Le film nous montre que n’importe quel système social engendre et se nourrit de la lâcheté, de la nullité des uns,  du sadisme ou de l’absence de morale des autres.

 

Pour ceux qui ont cru, comme moi à une époque au socialisme “globalement positif”, on reçoit une claque monumentale. La fin intelligente et désespérante du film interpelle le spectateur sur les phénomènes identiques dans son propre pays.

Magistrale leçon de lucidité.

Bref, à voir absolument.

 

Serge Diaz

 

 

Bilan mitigé à propos de ce film vu en mars (soirée de clôture du festival à l’est du nouveau) ; son titre à l’époque "the teacher"

Une première séquence séduisante -choix d’une double narration et montage alterné ; puis le huis clos de la classe et celui des appartements comme métaphore de l’enfermement -avec toutes ses connotations- est prometteur : on va mêler réalisme et allégorie.

Très vite on déchante : des dialogues "sur écrits", un scénario trop "balisé" (martelé à l’instar des talons de la teacher)

Le côté bouffon aurait pu être plus amplement développé (il affleure certes ça et là surtout en ce qui concerne les " services rendus")

Reste la "leçon" (apologue) à tirer de ce film que Serge a bien analysée 

Colette

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