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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 08:37

D'Andrew Steggall 

Avec Juliet Stevenson, Alex Lawther, Phénix Brossard

 

Prix de la Jeunesse au Festival du Film Romantique à Cabourg et Mention Spéciale du Jury à l’International Queer Film Festival à Hambourg en 2016

 

Béatrice et son fils Elliot passent une semaine dans une maison de vacances, dans un coin isolé du sud de la France. Elliot fait la connaissance de Clément, un adolescent mystérieux qui pousse peu à peu la mère et son fils  à affronter leurs désirs.....

Departure

Foi dans l’écriture ? Volonté de tout saisir dans l'instantanéité ? Prise de conscience de l’absurde? Délivrance ? Parcours initiatique ? Elliot secrètement amoureux de Clément découvre avec délectation et douleur les vertiges de la sexualité (où se mêlent onirisme fantasme et onanisme)

Quand il accomplira le même geste que Clément -plonger nu dans les profondeurs de l’élément liquide- ce ne sera pas par défi mais pour accéder à la pleine lumière ...( les phares de la voiture dans l'opacité noire de la forêt en étaient le prélude métaphorique)

 

Departure -premier long métrage d'Andrew Steggall- expose avec pudeur et sobriété des fragments du désir amoureux. Tandis que l’on trie, empaquette, que l’on semble se délester d’une partie de son passé -la maison de vacances en était l’habitacle, on la vend et on va la quitter définitivement- les personnages de la mère et du fils se complexifient ; Clément jeune parisien de passage servant de "catalyseur"

 

Certes les trois acteurs jouent leur partition avec conviction et habileté, certes les rendus des paysages (forêt, plan d'eau) et ceux des ambiances (intérieurs clair-obscur ; visage hébété se détachant sur fond aux couleurs froides par exemple) sont "impeccables"; et le  bilinguisme ajoute à l'ambivalence. Et pourtant ! …..

 

Est-ce le recours à un dispositif métaphorique plus qu’éculé dont le cinéaste use et abuse (eau, forêt nuit, sans oublier la récurrence même fantasmée de l’animal blessé)?. Est-ce l’insistance sur ces images très "lisses" ? cette esthétique "léchée" (à l’instar d’ailleurs de ce faux drame sur les intermittences du cœur) ? Ce parallélisme "facile" entre un amour naissant (Elliot) et un amour mourant ( la mère )?

Tout cela fait qu’on reste extérieur à ce "vague des passions" (très romantique d’ailleurs) tant il souffre d’un manque : celui d'une force explosive et ténébreuse !

 

Colette Lallement-Duchoze

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