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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 08:39

D'Hirokazu Kore-eda (Japon)

Avec Kirin Kiki, Hiroshi Abe, Yoko Maki, Yoshizawa Taiyo

 

Argument: "Malgré un début de carrière d’écrivain prometteur, Ryota accumule les désillusions. Divorcé de Kyoko, il gaspille le peu d’argent que lui rapporte son travail de détective privé en jouant aux courses, jusqu’à ne plus pouvoir payer la pension alimentaire de son fils de 11 ans, Shingo. A présent, Ryota tente de regagner la confiance des siens et de se faire une place dans la vie de son fils. Cela semble bien mal parti jusqu’au jour où un typhon contraint toute la famille à passer une nuit ensemble  "

Après la tempête

Le titre -et ce sera presque un truisme- est à prendre dans ses sens propre et figuré ; car la  "tempête"  est cette perturbation qui affecte autant la famille qu’elle s’incarne en ce typhon annoncé ; le toboggan dans lequel vont se lover père et fils est-il annonciateur de cet "après" qui restera hors champ ??

 

Le cinéaste (cf still walking) aime peindre affects troubles drames et deuils familiaux et dans ce film chaque personnage en incarne une facette, suite à deux "traumas": la mort du père et le divorce du fils. D’abord la mère (Kirin Kiki). Veuve, elle semble "soulagée"  quand au début, elle trie avec sa fille les "affaires" ; son époux accro au jeu n’a-t-il pas dilapidé l’argent dont elle aurait eu besoin pour, entre autres, quitter cet appartement HLM (un des éléments principaux du décor qui va enserrer les personnages au moment du passage du typhon). Le fils Ryota (Hiroshi Abe) semble avoir hérité du penchant paternel; écrivain en panne d’inspiration il vit d’emprunts s’adonne aux paris et accepte d’être détective -ironie du sort : traquant les incartades d’époux infidèles -matière supposée de ses livres à venir-  il en profite pour épier son épouse et son fils ; accro au "jeu" délétère, couvert de dettes, il ne peut payer  la pension alimentaire de son fils et risque ainsi de le "perdre". Or à un moment sa mère le compare au mandarinier "il n’a ni fleurs ni fruits mais ses feuilles nourrissent ces chenilles prometteuses de papillons.. (suggestion de l’"après"?). L’enfant Shingo étonnamment "mûr" pour ses 11 ans sait -par une inversion des "rôles"- poser les questions qui fâchent et profère le fameux " deviens qui tu es " nietzschéen -précepte enseigné par son père!

 

Le cinéaste aime mêler ou alterner tendresse et cocasserie ; délicatesse et dérision, scènes d’intérieur et plongée dans l’univers des courses ou du tissu urbain frénétique. Mais surtout en sondant les  "blessures" intérieures, il sait déceler ce détail apparemment anodin qui va définir un personnage (l’exemple de la mère/grand-mère est à cet égard révélateur)

Si la tempête (typhon) -qui aura rassemblé le temps d’une nuit, des morceaux jusque-là désunis est au cœur du dispositif narratif, c’est bien l’enfant -et partant le thème de la filiation- qui imprime au film sa connotation symbolique

 

Nb le film a été présenté au festival de Cannes 2016 dans la section "un certain regard" et non en "compétition officielle" ; Thierry Frémaux en a décidé ainsi "beau film certes mais mineur". Or  les films du réalisateur japonais ne sont-ils pas "de grands films joués en mode mineur "???

à vous de juger !!!

 

Colette Lallement-Duchoze

 

 

Très déçue par ce film .... pas d'action très très lent ... je me suis presque endormie !

Seule la dernière partie avec l'annonce du tiphôn est intéressante !!

Je ne conseille pas du tout ce film

Tia 4/05/17

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