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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 08:55

De Pedro Almodovar 

Avec Emma Suarez, Adriana Ugarte, Daniel Grao, Rossy de Palma

 

Présenté en compétition officielle au festival de Cannes

A la veille de quitter Madrid pour s'installer au Portugal Julieta rencontre Beatriz amie d'enfance de sa fille Antia. Elle aprend ainsi que cette dernière qui l'a abandonnée il y a plus de douze ans vit en Suisse avec trois enfants. Julieta décide alors de rester à Madrid et de se confronter à ses souvenirs...

Julieta

C'est sur le frémissement d'un drapé rouge -faisant corps avec tout l'écran - que s'ouvre ce film. La tonalité est donnée -et ce dans toutes les acceptions et connotations du vocable "rouge"!

 

L'autoportrait de Lucian Freud et le visage de Julieta se partagent l'écran; tous les détails qu'a scrutés le peintre sur lui-même afin de parachever son portrait, deviennent par une sorte de principe d'équivalence imposé par le réalisateur, ceux que Julieta consignera dans ce long flash back (lettre destinée à sa fille Antia; en écho au finale, lettre d'Antia à sa mère après plus de douze ans de silence). Mais que diable, pourquoi tant d'insistance? Voire de redondance inutile..

 

Une toile monochrome -ou du moins à dominante noire (à la Soulages)  comme annonciatrice de pièges? d'embûches que Julieta a dû affronter dans son parcours de mater dolorosa? Et cette tempête -éléments déchaînés- que la bande son (Iglesias) amplifie, annonciatrice d'une tragédie? Inutile de jouer la Cassandre à la manière de Rossy de Palma (en Marian, domestique souveraine) pour "capter" le message !!!

Et ces très gros plans sur un objet, une enveloppe, un peignoir, une statuette; ces passages en force du rouge au bleu (Julieta dans le train)  du rouge au noir ; ces plans carte-postale (surtout le dernier...). Ce style "feuilleton" (Almodovar nous y avait déjà habitués...) qui fait jaillir différentes  époques, différents  personnages dits secondaires (dont l'homme du train et Julieta se sentira coupable de ne pas l'avoir écouté), différents lieux, pour mieux les "brasser" dans un mélo (relations mère/fille avec parfois inversion des rôles -Antia protectrice-, ou reproduction par une duplication un peu "facile" de la tragédie!  Une gémellité qu'incarnent deux actrices (le passage de l'une à l'autre dans une surimpression frise le ridicule...)

 

Tout cela fait que "Julieta", après les ratages dans le décollage des "Amants passagers" , ne saurait ni convaincre ni émouvoir

Dommage!

 

Colette Lallement-Duchoze

 

 

 

 

 

 

 

Bonjour,

Je n’ai pas encore vu Julieta… Quoique j’ai entendu de bonnes choses sur ce film ! À ce qu’il paraît, le long-métrage a plu aux journalistes présents lors de sa projection au Festival de Cannes 2016. Mais bon, les goûts et les couleurs ne se discutent pas. ;)
Nina  23/06/2016
 

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