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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 11:25

De Bruno Dumont

Avec Fabrice Luchini (André Van Peteghem) , Juliette Binoche (Aude Van Peteghem) , Valéria Bruni Tedeschi (Isabelle Van Peteghem) Jean-Luc Vincent (Christian Van Peteghem) Brandon Lavieville (Ma Loute Brufort)  Laura Dupré (Nadège) Didier Desprès (Alfred Machin)

Sélection officielle Cannes 2016

 

 

Eté 1910, dans la baie de la Slack dans le nord de la France. Aude Van Peteghem, une grande bourgeoise lilloise, s'extasie sur la beauté des lieux, devant André, son frère passablement agacé. en vacances avec sa femme Isabelle. De mystérieuses disparitions mettent en émoi la région. L'improbable inspecteur Machin et son sagace adjoint Malfoy, très Dupond et Dupont, (mal)mènent l'enquête. Ils se retrouvent - bien malgré eux - au coeur d'une étrange et dévorante histoire d'amour entre Ma Loute, fils aîné d'une famille de pêcheurs aux moeurs particulières, et Billie Van Peteghem, la benjamine de ces riches bourgeois...

Ma Loute

Dans la salle très peu de spectateurs rient, pourtant tout est orienté pour faire rire.

Est-ce parce que ceux qui ont aimé le p’tit quinquin n’ont plus l’effet de surprise de ce génial téléfilm ?

Ma Loute est de la même veine mais la poésie en moins, la photographie sublime en plus. Bruno Dumont a ajouté des scènes comiques de film muet (le gros inspecteur qui roule dans les dunes en pente ou le personnage qui tombe en voulant s’étendre sur une chaise longue) mais il ne convainc pas avec ses acteurs professionnels. Fabrice Lucchini joue mal, on voit tellement qu’il joue, le cabotin est dépassé et ne trouve pas ses marques ! Manque d’unité de ton et d’attitudes, il n’arrive pas à entrer dans son personnage mal défini; remarque en moindre pour Juliette Binoche... Un personnage en trop : le frère/cousin dont la folie n’est ni comique ni rien.

Erreur volontaire ce ciel bleu resplendissant de soleil sur la plage et la barque à la dérive au large ballottée par une mer grise dans des teintes hivernales ?

De même le cannibalisme des pauvres retire à la fascination qu’on pouvait avoir pour ces gueules dégénérées, pendant de celles des grands bourgeois qui  ne sont pas épargnés.

Mais les scènes durent trop longtemps.

Reste une photographie magnifique, un style propre.

Ce cinéma BD absurde, grinçant, peut plaire mais trouve vite ses limites et peine à se renouveler.  

 

Serge Diaz

 

Un film qui mêle savoureusement le burlesque, le gore et le polar ne pouvait qu'emporter mon adhésion...

Si le jeu des acteurs professionnels a dérangé nombre de spectateurs c'est que la nécessité de "forcer" le trait participe de la caricature -on accepte ce principe de base ou alors... De même les différentes formes de comique dont celui de la répétition (la série des chutes) et l'amplification de la bande son (coussins d'air ou craquement de chaussures pour l'inspecteur Machin) s'inscrivent dans l'essence même du genre farcesque.

Quant à la musique de Guillaume Lekeu elle "accompagne" par ses envolées lyriques la relation amoureuse entre Ma Loute et Billie

Le personnage du frère/cousin incarne les problèmes de consanguinité (les trois personnages pris dans les mailles du filet et prêts à être trucidés ne sont- ils pas précisément le frère/cousin, Billie la fille/garçon et Aude sa mère?)

Affirmer que ce cinéma "grinçant trouve vite ses limites" n'est-ce pas faire un mauvais procès alors que Dumont est en train de l'expérimenter ???

J'attends avec impatience le prochain sur Jeanne d'Arc comédie musicale médiévale

Colette  22/05/2016

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Colette 22/05/2016 10:39

Un film qui mêle savoureusement le burlesque, le gore et le polar ne pouvait qu'emporter mon adhésion...
Si le jeu des acteurs professionnels a dérangé nombre de spectateurs c'est que la nécessité de "forcer" le trait s'inscrit dans l'essence même de la caricature (on accepte ce principe de base ou alors..). De même les différentes formes de comique dont celui de la répétition (la série des chutes) et l'amplification de la bande son (coussins d'air ou craquement de chaussures pour l'inspecteur Machin) s'inscrivent dans l'essence de la farce.
Quant à la musique de Guillaume Lekeu elle illustre par ses envolées lyriques la relation amoureuse entre Ma Loute et Billie
Le personnage du frère/cousin incarne les problèmes de consanguinité (les trois personnages pris dans les mailles du filet et prêts à être trucidés ne sont- ils pas précisément le frère/cousin, Billie la fille/garçon et Aude sa mère?)
Affirmer que ce cinéma "grinçant trouve vite ses limites" n'est-ce pas faire un mauvais procès alors que Dumont est en train de l'expérimenter!!
J'attends avec impatience le prochain sur Jeanne d'Arc comédie musicale médiévale

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