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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 18:39

De John Crowley et Paul Tsan (GB, Irlande)

Avec Saoirse Ronan, Domhnall Gleeson

 

 Récompenses:

Festival du film de Hollywood 2015 : Hollywood New Hollywood Award 

New York Film Critics Circle Awards 2015 : Meilleure actrice

Boston Online Film Critics Association Awards 2015 : Meilleure actrice

Les années 50. Attirée par la promesse d'un avenir meilleur, une jeune Irlandaise quitte sa famille pour tenter sa chance en Amérique. A New York son passé vient troubler son nouveau bonheur...

Brooklyn

Romance? Oui. Film ou fresque d'époque? On en doute...

Voici un film à la mise en scène très "académique"; hormis certains "décadrages" et quelques ralentis, encore qu'ils font l'effet de partis pris systématiques. De très gros plans sur le visage de Saoirse Ronan éplorée nous rappellent que le film nous immerge dans une romance style mélo où l'Amérique sert uniquement de "toile de fond" (voir les effets carte postale avec un chromatisme où le rose se marie à des gris; ou encore cet instant où Eilis après la douane, se dissout dans un infini d'aveuglante lumière)

La structure interne frappe par son aspect "mécanique": au prologue irlandais -trop long- va succéder la période d"'intégration" à Brooklyn; puis retour en Irlande et dénouement aux USA. Une structure purement formelle car la binarité - paradoxalement- n'a rien de dynamique; elle se contente de mettre en parallèle deux "mondes" avec des scènes récurrentes de repas; avec des figures qui s'appellent en s'opposant; -soit deux "amours"; deux figures maternelles: ou son avatar en Miss Kelly l'Irlandaise et son double bienveillant en la personne de la logeuse à Brooklyn; avec des lieux contrastés (plage grouillante à Coney Island, mais déserte et sauvage sur la côte irlandaise) etc.

Au lieu d'une plongée dans les années 50 avec en toile de fond les problèmes d'emploi d'émigration de douloureuse insertion, nous assistons à une historiette glamour avec pour unique constat "je suis entre deux rives" (lettre à la sœur Rose).

En aucun cas l'histoire d'Eilis et de sa famille ne saurait être une mise en abyme de l'Histoire; Eilis quitte son pays, habitée par des rêves; tâtonnements, désarroi, puis émancipation; elle connaîtra l'Amour en la personne d'un plombier italien "émigré" lui aussi.

La boucle est bouclée "home is home"

Même l'actrice -nominée pour les Oscars- a parfois (pour ne pas dire souvent) les allures d'une automate

Colette Lallement-Duchoze

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