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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 08:17

de Edward Berger (cinéaste germano-suisse né en 1970)

Avec Ivo Pietzcker (Jack) Luise Heyer (Sanna la mère) Georg Arms (Manuel)

Jack

Jack? C'est le personnage éponyme. Il sera de tous les plans (comme certains de ses devanciers E Berger le filme souvent de dos dans ses errances). C'est par son regard et seulement par son regard que les "autres" prennent corps (ainsi des critiques plus ou moins oiseuses sur le manque d'envergure ou de consistance des personnages secondaires tombent à faux...).

Si un prologue a pour vocation d'encoder un film, ici il met en évidence en un long plan séquence l'incroyable énergie de ce gamin de 10 ans qui assume le rôle d'un adulte (père ou mère) : préparer le petit déjeuner, habiller son frère Manuel, le conduire à l'école et tout cela, sur un rythme effréné (tout au long du film nous verrons Jack courir, courir, prêt à vaincre tous les obstacles, à la recherche de.... la mère). Après le prologue, voici la scène d'ouverture: quelques mouvements de caméra et quelques propos échangés sur la pelouse de Tiergarten et l'on comprend que cette "femme/adolescente" est la mère des deux garçons; Sanna l'insouciante, l'irresponsable, l'immature??? Le réalisateur ne jugera pas; il se contente de "montrer"

Le film va suivre l'itinéraire de ce gamin:  d'abord chez lui, dans cet appartement où il assure la gestion quotidienne à défaut de ..., où il se plaît à "renvoyer" les amants de sa mère; au centre de placement où il est victime de brimades, et surtout pendant les 3 jours d'errance dans les rues de Berlin à la recherche de sa mère l'éternelle Absente! Il entraîne son frère "petit poucet rêveur" désarticulé (par trop de fatigue). Parcours marathonien: que d'espoirs caressés, vers lesquels on fonce et que de désillusions -(avec dessiné en creux le portrait du monde adulte)

Le cinéaste a d'ailleurs paré à une éventuelle objection sur l'enfance livrée à elle-même dans une capitale C’était important de tourner dans l’anonymat d’une grande ville où les gens, notamment les plus jeunes, peuvent se perdre. La métropole, c’est une jungle où tout le monde est occupé, ce qui rend la présence d’enfants quasiment invisible ».

Au  bout de ce parcours ce sera une prise de conscience terrible (pour des parents); absolue, définitive....

Et si dans sa quête Jack n'avait poursuivi qu'une chimère? ?

 

Colette Lallement-Duchoze

 

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